Catégorie : Des arts en général

  • Со святой Троицей!

    Со святой Троицей!

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    VIème siècle
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    Basilique Saint Marc à Venise, XIIe siècle

     

     

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    Théophane le Grec, XIVe siècle
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    Novgorod, XIV-XVe s.

     

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    Saint André Roubliov, XIV-XVe siècle

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Vroubel, XIXe s.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Krug
    Moine Grégoire Krug, peinture murale de la Pentecôte au Skite du Saint-Esprit au Mesnil Saint-Denis (photo de la fin des années 1960)
  • Goethe « En contemplant le crâne de Schiller »

     

    Bei Betrachtung von Schillers Schädel

     

    Im ernsten Beinhaus wars, wo ich beschaute,

    Wie Schädel Schädeln angeordnet paßten;

    Die alte Zeit gedacht ich, die ergraute.

    Sie stehn in Reih geklemmt, die sonst sich haßten,

    Und derbe Knochen, die sich tödlich schlugen,

    Sie liegen kreuzweis, zahm allhier zu rasten.

    Entrenkte Schulterblätter! was sie trugen,

    Fragt niemand mehr, und zierlich tätge Glieder,

    Die Hand, der Fuß, zerstreut aus Lebensfugen.

    Ihr Müden also lagt vergebens nieder,

    Nicht Ruh im Grabe ließ man euch, vertrieben

    Seid ihr herauf zum lichten Tage wieder,

    Und niemand kann die dürre Schale lieben,

    Welch herrlich edlen Kern sie auch bewahrte,

    Doch mir Adepten war die Schrift geschrieben,

    Die heilgen Sinn nicht jedem offenbarte,

    Als ich inmitten solcher starren Menge

    Unschätzbar herrlich ein Gebild gewahrte,

    Daß in des Raumes Moderkält und Enge

    Ich frei und wärmefühlend mich erquickte,

    Als ob ein Lebensquell dem Tod entspränge,

    Wie mich geheimnisvoll die Form entzückte!

    Die gottgedachte Spur, die sich erhalten!

    Ein Blick, der mich an jenes Meer entrückte,

    Das flutend strömt gesteigerte Gestalten.

    Geheim Gefäß! Orakelsprüche spendend,

    Wie bin ich wert, dich in der Hand zu halten?

    Dich höchsten Schatz aus Moder fromm entwendend

    Und in die freie Luft, zu freiem Sinnen,

    Zum Sonnenlicht andächtig hin mich wendend.

    Was kann der Mensch im Leben mehr gewinnen,

    Als daß sich Gott-Natur ihm offenbare?

    Wie sie das Feste läßt zu Geist verrinnen,

    Wie sie das Geisterzeugte fest bewahre.

    Traduction de Jean-Claude Marcadé :

    EN CONTEMPLANT LE CRÂNE DE SCHILLER

    Dans un grave ossuaire un jour je contemplais

    Les crânes à leur place côte à côte alignés;

    J’évoquais l’ancien temps, ce temps grisonnant.

    Et leurs os vigoureux qui se sont battus à mort

    Les voilà qui gisent se croisant dans un repos apaisé.

    Omoplates démises! Ce qu’elles supportaient

    N’intéresse plus personne, non plus que vos membres gracieux,

    Votre main, votre pied, dispersés, déboîtés de la vie,

    En vain ainsi gisent vos fatigues de la vie dans la tombe,

    On ne vous a pas laissé en paix là et vous voilà

    Chassés vers la lumière du jour à nouveau,

    Et personne ne peut aimer cette écorce desséchée,

    Quel que soit le noble noyau qu’elle gardait dans la gloire,

    Mais à moi, son adepte, une écriture a été écrite

    Qui a révélé un sens sacré réservé aux initiés,

    Lorsqu’au milieu de cette foule inerte

    J’eus aperçu ta figure glorieuse,  inestimable,

    Que dans le froid moisi de cet étroit espace,

    Je me rafraîchissais librement me sentant réchauffé,

    Comme si une source de vie échappait à la mort,

    Oh! combien mystérieusement cette forme me jetait dans le ravissement!

    La trace de la pensée divine s’était conservée!

    Un regard qui m’a transporté vers cette mer,

    Dont le flot fait  jaillir et rebondir les images.

    Vase secret qui prodiguait ses oracles! 

    Suis-je digne de te tenir dans mes mains?

    En te dérobant avec piété à la moisissure, toi trésor sublime,

     Et dans l’air libre, vers de libres méditations,

    Vers la lumière du soleil je me tourne avec recueillement.

    Que peut l’homme gagner de plus dans la vie

    Que ce que la Nature Divine lui révèle?

    Elle qui permet au solide de s’écouler,

    Elle qui garde solidement ce qu’a engendré l’esprit.

     

     
     

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  • С праздником Вознесения Господня!



    С праздником Вознесения Господня!1358._Voznesenie._Krit._Gretciya_15v._45.7h36.8_V_A-700x880 Voznesenie-Gospodne.-Egipet.-Sinay.-XI-v.-Egipet.-Sinay-monastyir-sv.-Ekaterinyi-700x1085 20140531-007

  • La furia pianistica de Nikolaï Louganski (Lugansky)

    Hier, au Théâtre des Champs Élysées, il y a eu un concert mémorable du pianiste russe Nikolaï Louganski (Lugansky) avec un programme Chopin, mais surtout la découverte d’un ensemble peu connu, les Saisons de Tchaïkovski, 12 pièces pour piano qui mêlent l’élégie, la chanson et la danse populaires et la fureur de la passion. C’est précisément cette fureur qui m’a interpellé dans le jeu de Nikolaï Louganski qui s’empare du piano de tout son corps, égrenant, avec ses doigts de fer et souples, la violence inouïe des entrechoquements des notes. Il y avait quelque chose de la virtuosité d’Arthur Rubinstein, mais ce n’était pas cela. Quand j’ai lu qu’il avait travaillé avec Tatiana Nikolaïéva, j’ai compris que c’était de là que lui venait cette fougue presque « à la hussarde ». Je me souviens d’un concert mémorable de Tatiana Nikolaïéva au Festival de la Musique de Montpellier, je crois à la fin des années 1980. Cette grande dame du piano, qui ressemblait à une baba russe type (genre la femme de Khrouchtchev), empoignait le piano avec une rare énergie et rudesse, sans la moindre afféterie, semblant vouloir faire sortir de son instrument le maximum de MUSIQUE. Un critique musical l’avait nommée « la kolkhozienne du piano », ce qui était d’un humour relatif, mais qui traduisait bien cette impression de force élémentaire. Cela ne l’empêchait pas, quand le texte l’exigeait, d’avoir un toucher d’une grande délicatesse. Comme Nikolaï Louganski.

    Puisque je me remémore le Festival de Musique de Montpellier, que nous avons suivi, Valentine et moi, toutes les premières années de sa création, je ne peux pas ne pas mentionner le souvenir émouvant d’avoir vu Place de la Comédie se promener à l’occasion d’un de leurs concerts le grand pianiste Sviatoslav Richter ou encore le jeune alors altiste Iouri Bachmet, toujours très actif en Russie aujourd’hui…

     

     

  • Le prophète Isaïe selon Pouchkine

    MAÎTRE DENIS, LE PROPHÈTE ISAÏE, 1502

    Aujourd’hui, jour du prophète Isaïe dans l’Église Orthodoxe russe, je pense au grandiose poème de Pouchkine qui a été inspiré par lui :

    Духо́вной жа́ждою томи́м,
    В пусты́не мра́чной я влачи́лся, –
    И шестикры́лый серафи́м
    На перепу́тье мне яви́лся.

    Перста́ми лёгкими как сон
    Мои́х зени́ц косну́лся он.
    Отве́рзлись ве́щие зени́цы,
    Как у испу́ганной орли́цы.

    Мои́х уше́й косну́лся он, –              
    И их напо́лнил шум и звон:
    И внял я не́ба содрога́нье,
    И го́рний а́нгелов полёт,
    И гад морски́х подво́дный ход,
    И до́льней ло́зы прозяба́нье.

    И он к уста́м мои́м прини́к,
    И вы́рвал гре́шный мой язы́к,
    И праздносло́вный и лука́вый,
    И жа́ло му́дрыя змеи́
    В уста́ замершие мои́
    Вложи́л десни́цею крова́вой.

    И он мне грудь рассёк мечо́м,
    И се́рдце тре́петное вы́нул,
    И угль, пыла́ющий огнём,
    Во грудь отве́рстую водви́нул.

    Как труп в пусты́не я лежа́л,
    И бо́га глас ко мне воззва́л:
    « Восста́нь, проро́к, и виждь, и вне́мли,
    Испо́лнись во́лею мое́й,
    И, обходя́ моря́ и земли,
    Глаго́лом жги сердца́ люде́й ».
    1825

    Et voici la traduction de Prosper Mérimée qui, comme toute traduction, ne rend pas compte de la musique de l’original :

    Tourmenté d’une soif spirituelle,
    j’allais errant dans un sombre désert,
    et un séraphin à six ailes m’apparut
    à la croisée d’un sentier.

    De ses doigts légers comme un songe,
    il toucha mes prunelles.
    Mes prunelles s’ouvrirent voyantes
    Comme celles d’un aiglon effarouché.

    Il toucha mes oreilles,
    elles se remplirent
    de bruits et de rumeurs.
    Et je compris l’architecture des cieux
    et le vol des anges au-dessus des monts,
    et la voie des essaims
    d’animaux marins sous les ondes,
    le travail souterrain
    de la plante qui germe.

    Et l’ange, se penchant vers ma bouche,
    m’arracha ma langue pécheresse,
    la diseuse de frivolités et de mensonges,
    et entre mes lèvres glacées
    sa main sanglante
    il mit le dard du sage serpent.

    D’un glaive il fendit ma poitrine
    et en arracha mon cœur palpitant,
    et dans ma poitrine entrouverte
    il enfonça une braise ardente.

    Tel un cadavre,
    j’étais gisant dans le désert,
    Et la voix de Dieu m’appela :
    Lève-toi, prophète,
    vois, écoute et parcourant
    et les mers et les terres,
    Brûle par la Parole
    les cœurs des humains.
    1825

     

  • С ДНЁМ ПРЕПОДОБНОГО НИЛА СОРСКОГО!

    С ДНЁМ ПРЕПОДОБНОГО НИЛА СОРСКОГО!7476 7489 7524 7561

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  • Tableau de Sabine Buchmann dédié à Valentine et Jean…

    Peinture-Hommage à Valentine, Jean et Malévitch : Maison Voix intérieure Le Pam

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  • Samuel (Sacha) Ackerman expose à Lviv

     

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