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  • LE CHRIST EST RESSUSCITÉ! ΧΡΙΣΤΟΣ ΑΝΕΣΤΗ! ВОИСТИНУ ВОСКРЕСЕ! Adevărat a înviat !

    LE CHRIST EST RESSUSCITÉ! ΧΡΙΣΤΟΣ ΑΝΕΣΤΗ! ВОИСТИНУ ВОСКРЕСЕ! Adevărat a înviat !

     

    Евангелие от Иоанна 1;1-18:

    1 В начале было Слово, и Слово было у Бога, и Слово было Бог.
    2 Оно было в начале у Бога.
    3 Все чрез Него начало быть, и без Него ничто не начало быть, что начало быть.
    4 В Нем была жизнь, и жизнь была свет человеков.
    5 И свет во тьме светит, и тьма не объяла его.
    6 Был человек, посланный от Бога; имя ему Иоанн.
    7 Он пришел для свидетельства, чтобы свидетельствовать о Свете, дабы все уверовали чрез него.
    8 Он не был свет, но был послан, чтобы свидетельствовать о Свете.
    9 Был Свет истинный, Который просвещает всякого человека, приходящего в мир.
    10 В мире был, и мир чрез Него начал быть, и мир Его не познал.
    11 Пришел к своим, и свои Его не приняли.
    12 А тем, которые приняли Его, верующим во имя Его, дал власть быть чадами Божиими,
    13 которые ни от крови, ни от хотения плоти, ни от хотения мужа, но от Бога родились.
    14 И Слово стало плотию, и обитало с нами, полное благодати и истины; и мы видели славу Его, славу, как Единородного от Отца.
    15 Иоанн свидетельствует о Нем и, восклицая, говорит: Сей был Тот, о Котором я сказал, что Идущий за мною стал впереди меня, потому что был прежде меня.
    16 И от полноты Его все мы приняли и благодать на благодать,
    17 ибо закон дан чрез Моисея; благодать же и истина произошли чрез Иисуса Христа.
    18 Бога не видел никто никогда; Единородный Сын, сущий в недре Отчем, Он явил.

    ÉVANGILE DE JÉSUS-CHRIST SELON SAINT JEAN

    01 AU COMMENCEMENT était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.

    02 Il était au commencement auprès de Dieu.

    03 C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.

    04 En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ;

    05 la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.

    06 Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean.

    07 Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui.

    08 Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.

    09 Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde.

    10 Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu.

    11 Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu.

    12 Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom.

    13 Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu.

    14 Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.

    15 Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. »

    16 Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ;

    17 car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

    18 Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.

    Homélie catéchétique de notre père parmi les saints, Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople, en ce saint et lumineux jour de la glorieuse et salutaire résurrection du Christ notre Dieu 

    Que celui qui est pieux et qui aime Dieu, jouisse de cette belle et lumineuse fête ; que tout serviteur sage entre en se réjouissant dans la joie de son maître ; que celui qui s’est donné la peine de jeûner jouisse maintenant du denier qui lui revient ; que celui qui a travaillé dès la première heure reçoive à présent son juste salaire ; que celui qui est venu après la troisième heure célèbre cette fête en rendant grâce ; que celui qui est arrivé après la sixième heure n’ait aucune hésitation, car il ne sera pas lésé ; que celui qui a laissé passer la neuvième heure s’approche sans hésiter ; que celui qui a tardé même jusqu’à la onzième heure ne craigne pas d’avoir été nonchalant. Car le Maître est généreux et Il reçoit le dernier aussi bien que le premier, Il accorde le repos à celui de la onzième heure comme au travailleur de la première ; du dernier, Il a pitié, et du premier, Il prend soin ; à celui-ci, Il donne ; l’autre, Il le comble ; Il reçoit les œuvres, et Il accueille avec amour la bonne volonté ; Il honore l’action et loue l’intention. Entrez donc tous dans la joie de notre Seigneur ; les premiers comme les seconds, recevez votre salaire. Riches et pauvres, exultez ensemble. Abstinents et négligents, honorez ce jour. Vous qui avez jeûné et vous qui n’avez pas jeûné, réjouissez-vous aujourd’hui. La table est abondante, faites en tous vos délices. Le veau gras est servi ; que personne ne s’en retourne sans être rassasié.

    Tous jouissez du festin de la foi. Tous jouissez des richesses de la bonté. Que personne ne se lamente sur sa pauvreté : car notre Royaume à tous est apparu.

    Que personne ne pleure ses péchés, car le pardon s’est levé du tombeau. Que personne ne craigne la mort, car la mort du Sauveur nous a délivrés. Tenu par elle, Il l’a étouffée ; descendu dans l’enfer, Il a dépouillé l’ enfer, Il l’ a rendu amer pour avoir goûté à sa chair.

    Et cela Isaïe l’avait annoncé : L’ enfer, dit-il, est devenu amer lorsqu’il T’a rencontré dans les profondeurs. Il est devenu amer car il a été aboli ; il est devenu amer car il a été joué ; il est devenus amer car ils a été mis à mort ; il est devenu amer car il a été renversé ; il est devenu amer, car il a été lié. Il a pris un corps, et s’est trouvé devant Dieu ; il a reçu de la terre, et il a rencontré le ciel ; il a pris ce qu’il voyait, et il est tombé à cause de ce qu’il ne voyait pas.

    Où est ton aiguillon, ô mort ? Enfer, où est ta victoire ?

    Le Christ est ressuscité et tu as été jeté à bas. Le Christ est ressuscité et les démons sont tombés. Le Christ est ressuscité et les anges se réjouissent. Le Christ est ressuscité et la vie règne. Le Christ est ressuscité et il n’y a plus un seul mort au tombeau. Car le Christ s’étant relevé des morts est devenu prémices de ceux qui se sont endormis. À Lui gloire et puissance dans les siècles des siècles. Amen. 

    Огласительное слово на Пасху святителя Иоанна Златоуста

    Иоанн Златоуст

    Кто благочестив и Боголюбив — насладись ныне сим прекрасным и радостным торжеством! Кто слуга благоразумный — войди, радуясь, в радость Господа своего! Кто потрудился, постясь, — прими ныне динарий! Кто работал с первого часа — получи ныне заслуженную плату! Кто пришел после третьего часа — с благодарностью празднуй! Кто достиг только после шестого часа — нисколько не сомневайся, ибо и ничего не теряешь! Кто замедлил и до девятого часа — приступи без всякого сомнения и боязни! Кто же подоспел прийти лишь к одиннадцатому часу — и тот не страшися своего промедления! Ибо щедр Домовладыка: принимает последнего, как и первого; ублажает пришедшего в одиннадцатый час так же, как и трудившегося с первого часа; и последнего одаряет, и первому воздает достойное; и тому дает, и этому дарует; и деяние принимает, и намерение приветствует; и труд ценит, и расположение хвалит.

    Итак, все — все войдите в радость Господа своего! И первые, и последние, примите награду; богатые и бедные, друг с другом ликуйте; воздержные и беспечные, равно почтите этот день; постившиеся и непостившиеся, возвеселитесь ныне! Трапеза обильна, насладитесь все! Телец упитанный, никто не уходи голодным! Все насладитесь пиром веры, все воспримите богатство благости!

    Никто не рыдай о своем убожестве, ибо для всех настало Царство! Никто не плачь о своих грехах, потому что из гроба воссияло прощение! Никто не бойся смерти, ибо освободила нас Спасова смерть! Объятый смертью, Он угасил смерть. Сошед во ад, Он пленил ад и огорчил того, кто коснулся Его плоти.

    Предвосхищая сие, Исаия воскликнул: «Ад огорчился, встретив Тебя в преисподних своих». Огорчился ад, ибо упразднен! Огорчился, ибо осмеян! Огорчился, ибо умерщвлен! Огорчился, ибо низложен! Огорчился, ибо связан! Взял тело, а прикоснулся Бога; принял землю, а нашел в нем небо; взял то, что видел, а подвергся тому, чего не ожидал!

    Смерть! где твое жало?! Ад! где твоя победа?!

    Воскрес Христос, и ты низвержен! Воскрес Христос, и пали демоны! Воскрес Христос, и радуются ангелы! Воскрес Христос, и торжествует жизнь! Воскрес Христос, и никто не мертв во гробе! Ибо Христос, восстав из гроба, — первенец из умерших. Ему слава и держава во веки веков! Аминь.

  • SAMEDI SAINT ORTHODOXE

    SAMEDI SAINT ORTHODOXE

     Première épître du saint apôtre Paul aux Corinthiens (5, 6-8 ; Gal 3, 13-14)

    Frères, un peu de levain fait lever toute la pâte. Purifiez- vous donc du vieux levain pour être une pâte nouvelle, puisque vous êtes des azymes. Car le Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc cette fête non avec du vieux levain ni avec un levain de malice et de perversité ; mais avec les azymes de la pureté et de la vérité. Car le Christ nous a rachetés de la malédiction de la Loi, en devenant lui-même malédiction pour nous (il est écrit en effet : Maudit soit quiconque pend au gibet), afin que dans le Christ Jésus la bénédiction d’Abraham s’étende aux nations païennes et que nous recevions par la foi l’Esprit de la promesse.

  • LE CHRIST EST RESSUSCITÉ! ΧΡΙΣΤΟΣ ΑΝΕΣΤΗ! ВОИСТИНУ ВОСКРЕСЕ!

    LE CHRIST EST RESSUSCITÉ! ΧΡΙΣΤΟΣ ΑΝΕΣΤΗ! ВОИСТИНУ ВОСКРЕСЕ!

    Homélie catéchétique de notre père parmi les saints, Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople, en ce saint et lumineux jour de la glorieuse et salutaire résurrection du Christ notre Dieu 

    Que celui qui est pieux et qui aime Dieu, jouisse de cette belle et lumineuse fête ; que tout serviteur sage entre en se réjouissant dans la joie de son maître ; que celui qui s’est donné la peine de jeûner jouisse maintenant du denier qui lui revient ; que celui qui a travaillé dès la première heure reçoive à présent son juste salaire ; que celui qui est venu après la troisième heure célèbre cette fête en rendant grâce ; que celui qui est arrivé après la sixième heure n’ait aucune hésitation, car il ne sera pas lésé ; que celui qui a laissé passer la neuvième heure s’approche sans hésiter ; que celui qui a tardé même jusqu’à la onzième heure ne craigne pas d’avoir été nonchalant. Car le Maître est généreux et Il reçoit le dernier aussi bien que le premier, Il accorde le repos à celui de la onzième heure comme au travailleur de la première ; du dernier, Il a pitié, et du premier, Il prend soin ; à celui-ci, Il donne ; l’autre, Il le comble ; Il reçoit les œuvres, et Il accueille avec amour la bonne volonté ; Il honore l’action et loue l’intention. Entrez donc tous dans la joie de notre Seigneur ; les premiers comme les seconds, recevez votre salaire. Riches et pauvres, exultez ensemble. Abstinents et négligents, honorez ce jour. Vous qui avez jeûné et vous qui n’avez pas jeûné, réjouissez-vous aujourd’hui. La table est abondante, faites en tous vos délices. Le veau gras est servi ; que personne ne s’en retourne sans être rassasié. Tous jouissez du festin de la foi. Tous jouissez des richesses de la bonté. Que personne ne se lamente sur sa pauvreté : car notre Royaume à tous est apparu. Que personne ne pleure ses péchés, car le pardon s’est levé du tombeau. Que personne ne craigne la mort, car la mort du Sauveur nous a délivrés. Tenu par elle, Il l’a étouffée ; descendu aux enfers, Il a dépouillé les enfers, Il les a rendus amers pour avoir goûté à sa chair. Et cela Isaïe l’avait annoncé : Les enfers, dit-il, sont devenus amers lorsqu’ils T’ont rencontré dans les profondeurs. Ils sont devenus amers car ils ont été abolis ; ils sont devenus amers car ils ont été joués ; ils sont devenus amers car ils ont été mis à mort ; ils sont devenus amers car ils ont été renversés ; ils sont devenus amers, car ils ont été liés. Ils ont pris un corps, et se sont trouvés devant Dieu ; ils ont reçu de la terre, et ils ont rencontré le ciel ; ils ont pris ce qu’ils voyaient, et ils sont tombés à cause de ce qu’ils ne voyaient pas. Où est ton aiguillon, ô mort ? Enfers, où est votre victoire ? Le Christ est ressuscité et vous avez été jetés à bas. Le Christ est ressuscité et les démons sont tombés. Le Christ est ressuscité et les anges se réjouissent. Le Christ est ressuscité et la vie règne. Le Christ est ressuscité et il n’y a plus un seul mort au tombeau. Car le Christ s’étant relevé des morts est devenu prémices de ceux qui se sont endormis. À Lui gloire et puissance dans les siècles des siècles. Amen. 

  • VENDREDI SAINT ORTHODOXE

    VENDREDI SAINT ORTHODOXE

    Malévitch « Epitaphios », 1908

    Lecture de la première épître du saint apôtre Paul aux Corinthiens (1, 18 – 2, 2)

    Frères, le langage de la Croix est folie pour ceux qui se perdent, mais pour nous qui sommes sauvés, il est puissance de Dieu. Car il est écrit : « Je détruirai la sagesse des sages, j’anéantirai l’intelligence des intelligents. » Où est-il, le sage, où est-il, l’homme cultivé, où est-il, le raisonneur d’ici-bas ? Dieu n’a-t-il pas frappé de folie la sagesse de ce monde ? Car le monde, avec sa sagesse, n’ayant pas reconnu Dieu dans la sagesse de Dieu, c’est par la folie de son message qu’il a plu à Dieu de sauver les croyants. Oui, tandis que les Juifs demandent des signes et que les Grecs sont en quête de sagesse, nous prêchons, nous, un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les Grecs, mais pour les élus, qu’ils soient Juifs ou Grecs, c’est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que la sagesse des hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que la force des hommes. Aussi bien, frères, considérez votre vocation. Il n’y a pas beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de gens bien nés. Mais ce que le monde tient pour insensé, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages. Ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre la force. Ce qui, dans le monde, est sans naissance et sans importance, voilà ce que Dieu a choisi : ce qui n’est pas, pour réduire à rien ce qui est, afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu. Car c’est grâce à lui que vous êtes dans le Christ Jésus, qui de par Dieu est devenu pour nous sagesse, justice, sanctification et rédemption, afin que, selon le mot de l’Écriture, celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur. Moi aussi, frères, lorsque je suis venu chez vous, ce n’est pas avec le prestige de la parole ou de la sagesse que je vous ai annoncé le témoignage de Dieu. Car je n’ai rien voulu savoir parmi vous, sinon Jésus Christ, et Jésus crucifié.

  • JEUDI SAINT ORTHODOXE

    JEUDI SAINT ORTHODOXE

    EXTRAIT DU LIVRE DE JOB  (38 ; 42)

    Le Seigneur dit à Job, du sein de la tempête et de la nuée : Quel est celui qui obscurcit mes conseils par des propos dénués de sens ? Mets ta ceinture, comme un homme : je vais t’interroger, tu me répondras. Où étais-tu quand j’ai fondé la terre. Parle, si tu es informé. Qui en a pris les mesures : le saurais-tu ? Qui a tendu sur elle le cordeau ? Sur quoi reposent ses bases ? Qui en a posé la pierre d’angle, parmi le concert joyeux des astres du matin, aux acclamations de tous les Anges de Dieu ? Qui a fermé la mer avec des portes, quand elle jaillit du sein maternel, quand je lui donnai les nuées pour habit et, pour langes, des brouillards ténébreux, quand je lui traçai des limites et lui mis portes et verrous en disant : « Tu n’iras pas plus loin, ici se brisera l’orgueil de tes flots » ? As-tu, une fois dans ta vie, commandé au matin, assigné l’aurore à son poste, pour qu’elle saisisse les ailes de la terre et en secoue les méchants ? Ou bien est-ce toi qui, prenant du limon de la terre, façonnas un vivant et le mis sur terre avec la parole ? Arraches-tu aux impies la lumière ? As-tu brisé le bras de l’orgueilleux ? As-tu pénétré jusqu’aux sources de la mer, t’es-tu promené au fond de l’océan ? Les portes de la mort se sont-elles ouvertes devant toi ? Les gardiens de l’Enfer, en te voyant, ont-ils été dans l’épouvante ? As-tu quelque idée des étendues terrestres ? Parle, si tu sais tout cela ! De quel côté habite la lumière ; et les ténèbres, où résident- elles ? Pourrais-tu me conduire à leurs frontières et reconnaître les sentiers de leur demeure ? Tu dois le savoir, puisque tu étais déjà né : le nombre de tes jours est si grand ! Job répondit au Seigneur en ces termes : Je sais que tu peux tout, que rien n’est impossible à Dieu. J’étais « celui qui obscurcit tes conseils par des propos dénués de sens ». Aussi ai-je parlé, sans les comprendre, de merveilles qui me dépassent et que j’ignore. Je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant mes yeux t’ont vu !

    EXTRAIT DE L’ÉVANGILE SELON SAINT LUC  (22)

    En ce temps-là, la fête des Azymes, appelée la Pâque, approchait. Les grands prêtres et les scribes cherchaient le moyen de faire disparaître Jésus ; car ils craignaient le peuple. Or Satan entra dans Judas, surnommé Iscariote, qui était du nombre des Douze. Il s’en alla conférer avec les grands prêtres et les chefs des gardes sur la manière de le leur livrer. Ceux-ci s’en réjouirent et lui promirent de l’argent. Il donna son accord et se mit à chercher une occasion favorable pour le leur livrer à l’écart de la foule. Vint le jour des Azymes, où l’on devait immoler la Pâque. Jésus envoya Pierre et Jean et leur dit : Allez nous préparer de quoi manger la Pâque. Ils lui demandèrent : Où veux-tu que nous la préparions ? Il répondit : Quand vous entrerez dans la ville, vous trouverez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et vous direz au propriétaire de la maison : Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera, à l’étage, une grande pièce garnie de coussins ; faites-y les préparatifs.

    Ils s’en allèrent donc, trouvèrent tout comme Jésus le leur avait indiqué, et ils préparèrent la Pâque. L’heure venue, Jésus se mit à table avec les douze apôtres et leur dit : J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ; car, je vous le dis, désormais je ne la mangerai plus qu’elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. Prenant alors une coupe, il rendit grâces et dit : Prenez cette coupe et partagez entre vous ; car, je vous le dis, désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. Puis il prit du pain et rendit grâces, il le rompit et le leur donna en disant : Ceci est mon corps qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même, après le repas, il prit la coupe en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang qui est versé pour vous. Cependant, voici que la main du traître est à cette table avec moi. Le Fils de l’homme va à son sort selon ce qui a été décrété ; mais malheur à l’homme par qui il est trahi !

  • MERCREDI SAINT ORTHODOXE

    DE L’ÉVANGILE SELON SAINT JEAN (chapitre 12)

    Beaucoup toutefois, même parmi les notables, crurent en lui ; mais, par crainte des Pharisiens, ils n’osaient se déclarer, de peur d’être exclus de la synagogue, préférant ainsi la gloire des hommes à la gloire de Dieu.

    Cependant Jésus dit d’une voix forte : Qui croit en moi, croit non pas en moi, mais en celui qui m’a envoyé ; et qui me voit, voit celui qui m’a envoyé. Moi, la lumière, je suis venu dans le monde afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde pas, ce n’est pas moi qui le condamnerai, car je ne suis pas venu pour condamner le monde, mais pour le sauver. Celui qui me rejette et ne reçoit pas mes paroles a déjà son juge : la parole que j’ai fait entendre, c’est elle qui le jugera au dernier jour ; car je n’ai pas parlé de moi-même, mais le Père qui m’a envoyé m’a lui-même prescrit ce que je devais dire et faire entendre ; et son commandement, je le sais bien, c’est la vie éternelle. Aussi les paroles que je dis, je les dis comme le Père me les a enseignées.

  • MARDI SAINT ORTHODOXE

    Η Μεγάλη Τρίτη

    Lecture de la prophétie d’Ézéchiel (1, 21-28)

    Lorsque les animaux avançaient, les roues avançaient près d’eux, et lorsqu’ils s’élevaient de terre, les roues s’élevaient. Là où l’esprit les poussait, ils allaient, et les roues s’élevaient avec eux, car un souffle de vie animait aussi les roues. Dominant la tête de ces êtres, il y avait quelque chose qui ressemblait à une voûte limpide comme le cristal, tendue au-dessus de leur tête, et sous la voûte leurs ailes étaient déployées jusqu’à se toucher, et elles couvraient leur corps. Et j’entendis le bruit de leurs ailes, comme un bruit de grandes eaux, comme la voix du Tout-puissant, un tumulte semblable à celui d’un camp. Lorsqu’ils s’arrêtaient, ils repliaient leurs ailes. Et il se produisit un bruit au-dessus de la voûte qui dominait leur tête. Au-dessus de cette voûte, il y avait quelque chose comme une pierre de saphir, en forme de trône, et sur cette forme de trône, dessus, tout en haut, un être ayant apparence humaine. Et je vis qu’il avait l’éclat du vermeil, et près de lui il y avait quelque chose comme du feu, tout autour, depuis ce qui paraissait être ses reins, et au-dessus ; et depuis ce qui paraissait être ses reins, et au- dessous, je vis quelque chose comme du feu, et une lueur tout autour. Tel l’arc qui apparaît dans les nuages les jours de pluie, telle était la splendeur qui l’environnait. Cette vision, c’était l’image de la gloire du Seigneur.

    Prokimenon, t. 6 (Ps. 130) : Mets ton espoir, Israël, dans le Seigneur, dès maintenant et à jamais. Verset: Seigneur, je n’ai point le cœur fier, ni le regard hautain.