Catégorie : Personnel
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« VERE TU ES DEUS ABSCONDITUS » (ISAÏE/BLAISE PASCAL)
« VERE TU ES DEUS ABSCONDITUS » (ISAÏE/BLAISE PASCAL)
« En adressant leurs discours aux impies leur premier chapitre est de prouver la divinité par les ouvrages de la nature. Je ne m’étonnerais pas de leur entreprise s’ils adressaient leurs discours aux fidèles, car il est certain que ceux qui ont la foi vive dedans le cœur voient incontinent que tout ce qui est n’est autre chose que l’ouvrage du Dieu qu’ils adorent, mais pour ceux en qui cette lumière est éteinte et dans lesquels on a dessein de la faire revivre, ces personnes destituées de foi et de grâce, qui recherchant de toute leur lumière tout ce qu’ils voient dans la nature qui les peut mener à cette connaissance ne trouvent qu’obscurité et ténèbres, dire à ceux-là qu’ils n’ont qu’à voir la moindre des choses qui les environnent et qu’ils y verront Dieu à découvert et leur donner pour toute preuve de ce grand et important sujet le cours de la lune et des planètes et prétendre avoir achevé sa preuve avec un tel discours, c’est leur donner sujet de croire que les preuves de notre religion sont bien faibles et je vois par raison et par expérience que rien n’est plus propre à leur en faire naître le mépris. Ce n’est pas de cette sorte que l’Écriture qui connaît mieux les choses qui sont de Dieu en parle. Elle dit au contraire que Dieu est un Dieu caché et que depuis la corruption de la nature il les a laissés dans un aveuglement dont ils ne peuvent sortir que par J.-C., hors duquel toute communication avec Dieu est ôtée. Nemo novit patrem nisi filius et cui filius voluit revelare. »
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Quelques flashs de l’été 2018, en vrac

Jean-Claude Marcadé à l’INA fin juin 2018 
Guy et Bernard Marcadé aux arènes de Mouscardès, 15 sept. 2018 
Bernard Marcadé en toréro (écarteur) landais, aux arènes de Mouscardès 
Bernard Marcadé et ses amis landais aux arènes de Mouscardès, 15 sept. 2018 
Yan Peï-Ming et Béatrice Parent à un banquet en l’honneur de Patrick Parisot à Mugron, 8 septembre 2018 
Yan Peï-Ming et Béatrice Parent à un banquet en l’honneur de Patrick Parisot à Mugron, 8 septembre 2018 
Yan Peï-Ming à un banquet en l’honneur de Patrick Parisot à Mugron, 8 septembre 2018 
Yan Peï-Ming et Béatrice Parent à un banquet en l’honneur de Patrick Parisot à Mugron, 8 septembre 2018 
BERNARD MARCADÉ AUX ARÈNES DE MOUSCARDÈS, 15 SEPTEMBRE 2018 (PHOTO GUY MARCADÉ) 
LAURE ADLER ET BERNARD MARCADÉ À MOUSCARDÈS, 15 SEPTEMBRE 2018 (PHOTO GUY MARCADÉ) 
SERGE AIROLDI, LAURE ADLER, BERNARD MARCADÉ, MARIE-LAURE BERNADAC, ISABELLE MIR AU BANQUET EN L’HONNEUR D’UN JUBILÉ DE BERNARD MARCADÉ À MOUSCARDÈS, 15 SEPTEMBRE 2018 (PHOTO GUY MARCADÉ) 
MARIE-LAURE BERNADAC, BERNARD MARCDÉ, LEUR PARENTÈLE ET LEURS AMIS POUR UN JUBILÉ EN LEUR HONNEUR AUX ARÈNES DE MOUSCARDÈS, 15 SEPTEMBRE 2018 
Jean-Claude Marcadé à l’INA fin juin 2018 
Jean-Claude Marcadé à l’INA fin juin 2018 
Jean-Claude Marcadé à l’INA fin juin 2018 
Lac de Tastoa à Mouscardès 
Lac de Tastoa à Mouscardès 
Serra au Guggenheim Bilbao 
Zurbaran au Musée des beaux-arts de Bilbao 
Ma petite nièce Chloé Lavielle, 30 ans en juillet 218 
Mon petit neveu Hugo Marcadé, 30 ans en août 2018 
la maison de l’instituteur à l’école de Mouscardès où je suis né 
Sculpture du Montois Charles Despiau, montrée à Beaubourg pendant l’été 2018 
Sculpture du Montois Charles Despiau, montrée à Beaubourg pendant l’été 2018 
Marie Laure Bernadac et jean-Claude Marcadé à Mouscardès, le 15 septembre 2018 
Laure Adler et Jean-Claude Marcadé à un jubilé de Bernard Marcadé à Mouscardès le 15 septembre 2018 
Dmitri Stelletski, icône des saints Pierre et Fébronie (?), église de Biarritz 
Dmitri Stelletski, icône des saints Pierre et Fébronie (?), église de Biarritz -
C днём святого святителя Иринея Лионского!


Saint Irénée de Lyon
« En effet, c’est la Parole du Père qui domine sur l’Univers. C’est à cause de cela que le Fils de Dieu a été cloué sur le bois de la croix selon ces quatre dimensions. En effet, il se trouvait déjà comme imprimé en forme de croix dans l’Univers. Car il fallait que le Fils de Dieu, en devenant visible, se montre au grand jour comme imprimé en forme de croix dans l’Univers. De cette façon, par sa place visible d’homme cloué sur une croix, il a révélé son action sur le monde invisible. »

Malévitch, Croix noire, 1915, MNAM Pascal > Malévitch
BLAISE PASCAL :
« L’imagination dispose de tout ; elle fait la beauté, la justice et le bonheur, qui est le tout du monde. Je voudrais de bon cœur voir le livre italien, dont je ne connais que le titre, qui vaut lui seul bien des livres : Della opinione regina del mondo. J’y souscris sans le connaître, sauf le mal, s’il y en a.
Voilà à peu près les effets de cette faculté trompeuse qui semble nous être donnée exprès pour nous induire à une erreur nécessaire.KAZIMIR MALÉVITCH :
« Schopenhauer a intitulé son livre « Le monde comme volonté et représentation ». Bien entendu, je ne l’avais pas lu, mais ai lu le titre dans une vitrine, je n’ai pas beaucoup réfléchi à ce titre, mais ai quelque peu considéré que le Monde est seulement là ou il n’y a ni volonté, ni représentation, – car là où ces deux choses sont, le Monde n’est pas, là est le combat des représentations. » (Lettre à Mikhaïl Guerchenzon du 13 octobre 1924)
[Шопенгауэр озаглавил свою книжку «Мир как воля и представление». Конечно, я ее не читал, но заглавие на витрине прочел, очень я над этим заглавием не думал, но немного рассудил, что Мир бывает только там, где нет, ни воли, ни представления, — где, же эти двое есть, там Мира не бывает, там борьба представлений.]
Blaise Pascal – de la gloire
De la gloire
La plus grande bassesse de l’homme est la recherche de la gloire, mais c’est cela même qui est la plus grande marque de son excellence, car, quelque possession qu’il ait sur la terre, quelque santé et commodité essentielle qu’il ait, il n’est pas satisfait s’il n’est dans l’estime des hommes. Il estime si grande la raison de l’homme que, quelque avantage qu’il ait sur la terre, s’il n’est placé avantageusement aussi dans la raison de l’homme, il n’est pas content. C’est la plus belle place du monde, rien ne le peut détourner de ce désir, et c’est la qualité la plus ineffaçable du cœur de l’homme.
Et ceux qui méprisent le plus les hommes et les égalent aux bêtes, encore veulent‑ils en être admirés et crus, et se contredisent à eux‑mêmes par leur propre sentiment, leur nature, qui est plus forte que tout, les convainquant de la grandeur de l’homme plus fortement que la raison ne les convainc de leur bassesse.
Pour moi, j’avoue qu’aussitôt que la religion chrétienne découvre ce principe, que la nature des hommes est corrompue et déchue de Dieu, cela ouvre les yeux à voir partout le caractère de cette vérité. Car la nature est telle qu’elle marque partout un Dieu perdu, et dans l’homme, et hors de l’homme.
Et une nature corrompue.














