Auteur/autrice : Jean-Claude
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Blaise Pascal sur la science, le doute, l’indinstinction
Il faut savoir douter où il faut, assurer où il faut, se soumettre où il faut. Qui ne fait ainsi n’entend pas
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Blaise Pascal sur la grandeur et la misère de l’homme
Il est dangereux de trop faire voir à l’homme combien il est égal aux bêtes, sans lui montrer sa grandeur. Il est encore dangereux de lui faire voir sa grandeur sans sa bassesse. Il est encore plus dangereux de lui laisser ignorer l’un et l’autre. Mais il est très avantageux de lui représenter l’un et l’autre.
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Que l’homme donc s’estime son prix. Qu’il s’aime ; car il a en lui une nature capable de bien ; mais qu’il n’aime pas pour cela les bassesses qui y sont. Qu’il se méprise ; parce que cette capacité est vide ; mais qu’il ne méprise pas pour cela cette capacité naturelle. Qu’il se haïsse ; qu’il s’aime : il a en lui la capacité de connaître la vérité, et d’être heureux ; mais il n’a point de vérité ou constante ou satisfaisante. Je voudrais donc porter l’homme à désirer d’en trouver, à être prêt et dégagé de passions pour la suivre où il la trouvera ; et sachant combien sa connaissance s’est obscurcie par les passions, je voudrais qu’il haït en soi la concupiscence qui la détermine d’elle même ; afin qu’elle ne l’aveuglât point en faisant son choix, et qu’elle ne l’arrêtât point quand il aura choisi.
BLAISE PASCAL, PENSÉES
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SUBLIME ANNA NÉTREBKO EN LADY MACBETH
La fête de la musique à Berlin.
Anna Nétrebko s’est surpassée en beauté, en maîtrise de la voix, en qualité expressive dans son interprétation de Lady Macbeth dans le Macbeto de Verdi à l’opéra de Berlin avec l’encore puissant Placido Domingo, sous la direction éclatante de Daniel Barenboim. Un grand moment musical!
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Blaise Pascal et Malévitch sur le rien et le tout
Blaise PASCAL
Car enfin qu’est‑ce que l’homme dans la nature ? Un néant à l’égard de l’infini, un tout à l’égard du néant, un milieu entre rien et tout, infiniment éloigné de comprendre les extrêmes.
Que l’homme contemple donc la nature entière dans sa haute et pleine majesté, qu’il éloigne sa vue des objets bas qui l’environnent. Qu’il regarde cette éclatante lumière mise comme une lampe éternelle pour éclairer l’Univers, que la Terre lui paraisse comme un point au prix du vaste tour que cet astre décrit et qu’il s’étonne de ce que ce vaste tour lui‑même n’est qu’une pointe très délicate à l’égard de celui que ces astres, qui roulent dans le firmament, embrassent. Mais si notre vue s’arrête là que l’imagination passe outre, elle se lassera plutôt de concevoir que la nature de fournir. Tout ce monde visible n’est qu’un trait imperceptible dans l’ample sein de la nature. Nulle idée n’en approche, nous avons beau enfler nos conceptions au-delà des espaces imaginables, nous n’enfantons que des atomes au prix de la réalité des choses. C’est une sphère infinie dont le centre est partout, la circonférence nulle part. Enfin c’est le plus grand caractère sensible de la toute‑puissance de Dieu que notre imagination se perde dans cette pensée […]
Qu’est‑ce qu’un homme, dans l’infini ?
Mais pour lui présenter un autre prodige aussi étonnant, qu’il recherche dans ce qu’il connaît les choses les plus délicates, qu’un ciron lui offre dans la petitesse de son corps des parties incomparablement plus petites, des jambes avec des jointures, des veines dans ses jambes, du sang dans ses veines, des humeurs dans ce sang, des gouttes dans ses humeurs, des vapeurs dans ces gouttes ; que divisant encore ces dernières choses, il épuise ses forces en ces conceptions, et que le dernier objet où il peut arriver soit maintenant celui de notre discours. Il pensera peut‑être que c’est là l’extrême petitesse de la nature.
Kazimir MALÉVITCH
La nature est dissimulée dans l’infini et ses nombreuses facettes, et elle ne se dévoile pas dans les objets (viechtchi) ; dans ses manifestations elle n’a ni langue, ni forme, elle est infinie et on ne peut l’embrasser. Le miracle de la nature est dans le fait qu’elle est tout entière dans une petite graine et cependant on ne peut pas embrasser tout cela. L’homme qui tient une graine tient l’Univers, et en même temps il ne peut la distinguer malgré toute l’évidence de l’origine de cette dernière et “les arguments scientifiques”. Il faut discerner cette petite graine pour dévoiler aussi tout l’Univers.
Kazimir Malévitch, Dieu n’est pas détrôné. L’Art. L’Église. La Fabrique [1922], in Écrits, Paris, Allia, 2015 (traduit par Jean-Claude Marcadé)
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Les livres sur l’avant-garde ukrainienne à l’Arsenal de Kiev le 2 juin 2018
Dans l’ancienne caserne du XVIIIe siècle, l’Arsenal, se tiennent des forums littéraire avec la présence de très nombreux éditeurs, des expositions (en ce moment, celle, organisée par Pavlo Goudimov sur les architectures fantastiques, de Piranèse à l’Ukrainien Tchernykhov), des tables-rondes etc…, le tout dans une atmosphère festive et bonne enfant. J’ai été impressionné par le nombre considérable de visiteurs avec une majorité de jeunes. Pour ma part, j’ai participé à la présentation des récentes publications des éditions Rodovid, dirigées par Lydia Lykhatch, sur l’avant-garde ukrainienne. C’est ainsi qu’était présentée la traduction en ukrainien du livre pionnier de l’Américaine d’origine ukrainienne, Myroslava Mudrak, sur la revue constructiviste Nova Guénératsiya [Nouvelle Génération] qui parut à Kharkiv entre 1928 et 1930, sous la direction du grand poète panfuturiste Mykhaïll Sémenko. C’est là que parurent treize articles de Malévitch (traduits en français dans les Écrits, chez Allia en 2015). Était présenté également le livre (publié en ukrainien, anglais et français) sur la période kiévienne de Malévitch (1928-1930) avec de nouveaux articles du peintre ukrainien et des documents sur l’Institut d’art de Kiev où il a enseigné. Était présentée aussi ma monographie ukrainienne Malévitch, parue aux éditions Rodovid en 2013

Lydia Lykhatch, Myroslava Mudrak, traductrice, Jean-Claude Marcadé, Tétiana Filevska, Arsenal, Kiev, 2 juin 2018 
Traductrice, Jean-Claude Marcadé, Tétiana Filevska, Arsenal, Kiev, 2 juin 2018 
Jean-Claude Marcadé, Arsenal, Kiev, 2 juin 2018 
Tatiana Yablonskaya, Tétiana Fikevska, Kiev, 3 juin 2018 
Tatiana Yablonskaya, Tétiana Filevska, Kiev, 3 juin 2018 -
Mamoudou Gassama
Mamoudou Gassama

A 22-year old Mamoudou Gassama from Mali leaves the presidential Elysee Palace after his meeting with French President in Paris, on May, 28, 2018.
Mamoudou Gassama living illegally in France is being honored by French President for scaling an apartment building on May 26 to save a 4-year-old child dangling from a fifth-floor balcony. / AFP PHOTO / POOL / Thibault Camus




















