Catégorie : Billets d’humeur

  • Des Juifs et des Noirs – De l’exégèse et de l’ humour (noir)

    Isaac ben Abrabanel

    Ironically, according to historian David Brion Davis, Abrabanel played a pivotal role in providing the conceptual basis for black slavery: « […] the great Jewish philosopher and statesman Isaac ben Abrabanel, having seen many black slaves both in his native Portugal and in Spain, merged Aristotle’s theory of natural slaves with the belief that the biblical Noah had cursed and condemned to slavery both his son Ham and his young grandson Canaan. Abravenel concluded that the servitude of animalistic black Africans should be perpetual. »[7] « It is most unfortunate that blame for a racist « Curse » – that is, for singling out blacks as the only people the Bible condemns with slavery – has been linked in modern times with a series of anti-Semitic mythologies that have also wrongly pictured Jews as the main traders in slaves across medieval Europe and then as the dominant force behind the transatlantic African slave trade to the New World. »[8]

    Schorsch and other scholars, such as David M. Goldenberg, point out Abrabanel’s comments on the Book of Amos as indicating very humanistic sentiments: « [Abrabanel] responded with unconcealed anger to the comment of a tenth-century Karaite from Jerusalem, Yefet b. Ali, on the issue of Black [promiscuity]. Yefet had interpreted a biblical verse (Amos 9:7) to refer to Black women as being ‘promiscuous and therefore no one knows who his father is.’ Abrabanel: ‘I don’t know who told Yefet this practice of promiscuity among Black women, which he mentions. But in the country of my birth [Portugal] I have seen many of these people and their women are loyal to their husbands unless they are prisoners and captive to their enemies. They are just like any other people.’ »[9] Schorsch argues that concerning Abrabanel’s views about the connection between slavery and the curse of Ham, Abrabnel was influenced by the writings of his contemporaries and predecessors, including Christian and Muslim writers, as well as the culture around him, and was hardly considered unique in his views.[10] Abrabanel’s commentary on Amos 9:7 and other writings, argues Schorsch, show the complexity of Abrabanel’s views of Blacks. « Abravanel’s conflicting passages regarding Blacks were written at different times and addressed different realms of discourse, the one abstract myth, the other actual living Blacks. »[11] Schorsch shows how contemporary travel books described Ethiopians as barbarians, stealing each other’s children to sell to Muslim foreigners. « Hence, the many statements that Ethiopians engaged in relations… with their siblings or parents. In this view, families, a cultured product, would not have been known to primitives who lived like animals. Yet Abravanel dismissed all these derogatory notions when defending the behavior of actual Blacks living in Portugal. »[11]

     Desproges

    […]

    Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.
    Je n’ai personnellement aucune animosité particulière contre ces gens-là.
    Bien au contraire. Je suis fier d’être citoyen de ce beau pays de France où les juifs courent toujours.
    Je sais faire la part des choses. Je me méfie des rumeurs malveillantes. Quand on me dit que si les juifs allaient en si grand nombre à Auschwitz, c’est parce que c’était gratuit, je pouffe.
    En réalité il y à deux sortes de juifs : le juif assimilé et le juif-juif.
    Le juif assimilé à perdu son âme en même temps que son identité. Il bouffe du cochon pas cacher en regardant Holocauste.
    Il est infoutu de reconnaître le mur de Berlin du mur des lamentations.
    J’en connais. J’en ai plein mes soirées. Ils sont la honte des synagogues.
    Ils n’auront même pas la consolation d’être reconnus par les nazis lors de la prochaine.
    Le juif-juif, c’est différent.
    Le juif-juif se sent plus juif que fourreur.
    Il renâcle à l’idée de se mélanger aux gens du peuple non élu. En dehors des heures d’ouverture de son magasin.
    Dès son plus jeune âge, il recherche la compagnie des autres juifs. Ce n’est pas facile.
    Depuis que le port de l’étoile est tombé en désuétude, il n’est pas évident de distinguer un enfant juif d’un enfant antisémite.
    Naguère encore, les juifs avaient les lobes des oreilles pendants, les doigts et le nez crochu, et la bitte à col roulée.
    Mais de nos jours ils se font raboter le pif et raccourcir le nom pour passer inaperçus . Voyez Jean-Marie Le Penovitch. Ne dirait-on pas un breton ?
    Tous les praticiens de la chirurgie esthétique sont juifs.
    Tous les médecins sont juifs.
    Tous les pharmaciens sont juifs.
    Tous les archevêques de Paris sont juifs.
    Tous le monde sont juifs.
    Pour les médecins, je suis sûr. Tous les médecins sont juifs.
    Enfin presque tous.
    Le docteur Petiot, c’est pas sûr… Le docteur Petiot, c’est ce médecin parisien qui a démontré en 1944 que les juifs étaient solubles dans l’acide sulfurique. Petiot n’est pas un médecin juif. Léon Schwartzenberg, si.
    D’ailleurs il n’y a aucun rapport entre Petiot et Schwartzenberg. Je veux dire que Schwartzenberg, lui, il fait pas exprès de tuer les gens. A propos, c’est pas vrai que les juifs sont vecteur de maladie : Schwartzenberg n’est pas cancérigène, comme disait Reiser, il suffit de ne pas trop s’approcher.
    Les juifs-juifs bien sûr ne se marient qu’entre eux.
    Je relisait récemment Juifs et Français* d’Harris et Sédouy.
    Les auteurs demandaient à une grande journaliste très belle et pleine de talent (que ma discrétion m’interdit de nommer ici) si elle aurait épousé Yvan Levaï dans le cas où ce dernier n’eut pas appartenu comme elle à la communauté israélite.
    Cette dame a répondu que non, qu’elle n’aurait probablement pas pu tomber amoureuse d’un non-juif.
    Je comprends aisément cette attitude qu’on pourrait un peu hâtivement taxer de racisme.
    Moi-même, qui suis limousin, j’ai complètement raté mon couple parce que j’ai épousé une non-Limousine.
    Une Vendéenne.
    Les Vendéens ne sont pas des gens comme nous. […]

  • Khodorkovski ne plaît plus autant aux activistes anti-Poutine/anti-Russie

    HP: Ходорковский разыграл ту же политическую карту, что и Путин

     | «Газета.Ru»

     Quelle déception pour tous les activistes maccainiens occidentaux anti-Poutine/anti-Russe que de voir la position mesurée et nationaliste-russe de l’ancien héros des media sous influence de la  CIA…

    Mais ces activistes indécrottables n’en cesseront pas moins leur activité nuisible et à la Russie et à l’équilibre du monde, c’est leur pain quotidien…

    Михаил Ходорковский предоставил наиболее мощную альтернативу «вертикальной» политике российского президентаВладимира Путина, пишет основатель проекта Freedom Rights, бывший директор Международной Хельсинкской федерации Аарон Роудс в The Huffington Post.

    Автор утверждает, что Ходорковский с его «остроумным» либерализмом и гуманизмом в глазах россиян и людей по всему миру является своего рода «не-Путиным». Тем не менее Ходорковский, кажется, разделяет подход Путина по вопросам Северного Кавказа и терроризма, отмечает правозащитник.

    С момента своего освобождения из тюрьмы 20 декабря 2013 года Ходорковский в основном занимает позицию размеренного и вдумчивого политика и выступает за терпимость к различным взглядам. Однако высказывание Ходорковского, в котором он осудил сепаратизм некоторых политических движений на юге России, заявив, что территориальная целостность России является неприкосновенной и назвав себя националистом, шокировало некоторых правозащитников, говорится в публикации.

    Автор отмечает, что своими высказываниями Ходорковский разыграл ту же политическую карту, что и Путин, «чтобы построить мосты к мощным силам в российском обществе, которые могли бы принять его либерализм в сочетании с жесткой линией».

    Ни Путин, ни Ходорковский не нашли подхода, который будет внушать доверие среди граждан, чьи поколения семей пострадали от российской власти, утверждает автор.

    Аарон Роудс считает, что российские лидеры должны обратиться к отчужденным гражданам, осуждая дискриминацию и подрывая привлекательность терроризма политикой равенства, уважения и примирения.

    «Они должны понять, что Россия является плюралистическим государством, в котором русский шовинизм угрожает стабильности», — утверждает автор.

  • La formidable pensée politique des Femen…???

    Pour juger du niveau intellectuel de celles qu’en France tout particulièrement on présente comme des penseuses politiques :

    la pensée comme défécation, pourquoi pas?

    Notre petit facho rose Valls a donné illico presto l’asile politique en France à Inna Chevtchenko qui s’est signalée par des propos et des actions haineux contre les chrétiens et les musulmans, ce que ne cessent de faire ses adeptes (sarabande autour des nouvelles cloches de Notre-Dame,  action obscène et blasphématoire sur l’autel de l’église de la Madeleine…)
    Rétablissez la lettre de cachet pour Dieudonné, petit facho catalan!
    Pipi-Protest in Partis: Femen demonstriert gegen die ukrainische Regierung
    http://www.bild.de/video/clip/femen/femen-pipi-protest-in-paris-33624454.bild.html

    Pipi-Protest in Paris Femen demonstriert gegen die ukrainische Regierung

  • De la politique extérieure française

    Tribune libre

    Défense nationale: l’incohérence française

    Philippe Migault

    Philippe Migault

    © Photo

    17:18 18/11/2013
    « Polemos pater panton » par Philippe Migault

    En matière de défense, la polémique relève quasiment du sport national en France. Certes depuis 1945 la tradition des officiers chargeant leur ministère de tutelle, plume vengeresse au poing, se perd. De Gaulle, l’un des plus critiques durant l’entre-deux guerres, a imposé le silence  dans les rangs une fois parvenu au pouvoir.

    Mais la crise qui frappe nos forces armées est si dramatique que les langues se délient. Confrontés à une baisse drastique de leurs budgets, à un allongement des programmes, à la réduction continue des achats de nouveaux armements, nos soldats peinent de plus en plus à  entretenir leurs systèmes d’armes, à conduire leurs opérations de manière efficiente, avec des matériels performants. Les opérations en Libye ou au Mali ne doivent pas faire illusion. Chacun sait dans l’armée française que pour faire voler un avion ou rouler un blindé il faut fréquemment prélever les pièces de rechange sur un matériel sacrifié à cette fin, pénurie oblige. Le taux de maintien en condition opérationnelle des matériels s’effondre. Otages d’un logiciel mal conçu, le système Louvois, de nombreuses familles de militaires se sont vues privées de moyens financiers alors que les soldats concernés étaient engagés au combat.

    Bref, l’armée française ressemble de plus en plus à l’armée russe des années 90. A ceci près que les militaires russes peuvent aujourd’hui compter sur un plan de réarmement et d’investissements en matière de recherche et développement de 590 milliards d’euros courant jusqu’en 2020. Bien entendu il faut encore que les fonds prévus parviennent effectivement aux forces russes et soient dépensés à bon escient…Il n’en demeure pas moins que les sommes que le Kremlin projette de consacrer annuellement à la modernisation de ses troupes représentent plus de quatre fois le budget consenti aux armées françaises pour leurs acquisitions d’armements et leur R&D…

    On peut, avec raison, objecter que la lente décrue des budgets de la défense française est une constante depuis la chute de l’Empire soviétique. Il y a plus de vingt ans que les hommes politiques français espèrent, suivant l’expression de Laurent Fabius en 1991, « engranger les dividendes de la paix.» Le souci est précisément que nous n’avons jamais autant fait la guerre que depuis la disparition de l’URSS : Bosnie-Herzégovine, Serbie-Kosovo, Afghanistan, Côte d’Ivoire, Libye, Mali… Nos forces sont plus constamment et plus lourdement engagées qu’elles ne l’ont jamais été pendant la guerre froide, guerres de décolonisation exceptées. Peu importe à François Hollande, prêt à intervenir partout en considérant simultanément le budget de la défense comme une variable d’ajustement. Peu importe à Laurent Fabius: Celui-ci n’en a jamais été à une incohérence prés. Réclamant à corps et à cris une intervention française en Syrie alors que même le Secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a récemment reconnu qu’il n’y avait pas de solution militaire dans ce dossier, le ministre français des affaires étrangères s’est signalé par sa méconnaissance des questions de défense et de sécurité.

    Force est cependant de constater qu’il n’est pas le seul et que cette diplomatie à courte vue n’est pas l’apanage exclusif de la gauche. Depuis 2007 et l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy l’exécutif français se signale par l’incohérence de sa politique étrangère et de défense.

    Evidemment les administrations qui se sont succédé ne manquent pas de faire valoir la « victoire » des armées françaises en Libye en 2011 ou au Mali en 2013. Mais elles font superbement mine d’ignorer que sans l’intervention contre le régime de Kadhafi il n’y aurait sans doute pas eu besoin d’intervenir au Mali contre des bandes islamistes surarmées grâce au pillage des stocks d’armes libyens. Et elles taisent le caractère strictement tactique de ces succès. Certes les puristes ne manqueront pas de souligner que compte tenu de la surface du théâtre d’opérations, incluant France, Méditerranée, Afrique du nord et bande sahélienne, ces victoires ont été remportées dans un cadre opératif et non pas tactique. Mais la remarque n’est valable que du point de vue militaire, nullement politique. Car l’art opératif est au service d’une stratégie. Or la France n’en a aucune.

    Les gouvernements successifs expliquent que nous sommes en guerre contre le fondamentalisme islamique depuis le 11 septembre 2001 et que nous sommes intervenus en Afghanistan pour extirper le terrorisme. Pourtant nous nous comportons vis-à-vis de ces Islamistes avec la même tolérance coupable que les Etats-Unis depuis 1979, nous entêtant à ne pas faire de leur destruction notre priorité.

    Nous savions qu’en intervenant en Libye nous ferions le jeu des fanatiques d’Al Qaïda au Maghreb Islamique et de leurs alliés locaux. Cela ne nous a pas empêché d’aller au-delà du mandat accordé par le conseil de sécurité des Nations Unies avec les conséquences afférentes.

    La guerre contre l’Islam radical s’est poursuivie en 2012 sur le sol français : les attentats commis par Mohamed Merah, formé au djihad au Pakistan, ont fait sept morts, dont trois enfants exécutés à bout portant – et six blessés. Aujourd’hui 50 à 60 djihadistes français partis combattre en Syrie seraient rentrés en France (1). Combien ont été effectivement interpellés, interrogés, mis en examen pour participation à une entreprise terroriste, placés sous surveillance ?
    Début 2013 nous sommes intervenus au Mali. Tel César, l’exécutif français a assuré à son opinion publique que la France était venue, avait vu, vaincu, et que les soldats français avaient vocation à rentrer très vite en métropole. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Deux journalistes français ont été assassinés dans le pays par des djihadistes il y a quinze jours. La nécessité d’envoyer des renforts sur place est connue de tous. Et lorsqu’on parle du Mali à un officier français celui-ci soupire invariablement : « nous y sommes pour longtemps ».

    Cela n’a pas empêché les autorités françaises non seulement de soutenir l’opposition syrienne, largement constituée de combattants proches de la mouvance Al Qaïda, mais encore de se dire prêtes à lui livrer des armes et à assurer son appui feu aérien via des frappes ciblées, rééditant l’erreur tactique libyenne.

    Comment expliquer une telle répétition d’incohérences ?

    La réponse n’est pas à chercher du côté de nos forces armées et de nos services de renseignement. Ceux-ci ont fait savoir à plusieurs reprises leurs réserves sur les opérations que l’Elysée a engagé en Libye ou projetait en Syrie.
    Elle se situe au niveau de notre personnel politique. L’écrasante majorité des individus qui le compose est d’une complète incompétence sur les questions stratégiques. Une lacune qui se retrouve au plus haut sommet de l’Etat et qui n’est pas illogique.

    Car Nicolas Sarkozy et François Hollande sont les deux premiers Présidents de la République française qui n’ont jamais été confrontés à la guerre.

    Anecdotique ?

    Pour les Israéliens, particulièrement avertis des questions militaires, l’échec de 2006 contre le Hezbollah au sud-Liban s’explique, notamment, parce que pour la première fois dans  l’histoire du pays l’équipe dirigeante israélienne n’était pas composée d’hommes ayant exercé des responsabilités au feu et a, en conséquence, agi avec légèreté. On s’engage d’autant plus aisément dans des opérations de guerre quand on ignore ce qu’elles impliquent en termes de périls physiques et politiques, ce qu’elles nécessitent d’efforts de préparation en amont.

    Jacques Chirac a été officier de cavalerie durant la guerre d’Algérie. François Mitterrand a été résistant. Valéry Giscard d’Estaing a servi dans les chars de la 1ère armée française contre la Wehrmacht. Ces hommes ont commis quelques erreurs. Mais ils n’ont jamais déclenché une opération sans en avoir, au préalable, pesé les conséquences politiques à long terme.

    Nicolas Sarkozy a effectué un service militaire en tant que simple soldat dans une caserne parisienne.

    François Hollande a servi comme officier mais sans prendre part à aucune opération. L’un comme l’autre n’ont jamais eu le moindre attrait pour les problématiques des relations internationales et stratégiques.

    Conséquence de ce désintérêt, ces deux hommes estiment que l’armée est une administration comme une autre. Un service public d’autant plus maniable que le statut des militaires interdit aux soldats le droit de grève, les prises de position politiques. Ils usent et abusent donc de cet instrument dont ils connaissent toutes les qualités du point de vue de la politique intérieure. Quoi de plus consensuel auprès d’une opinion publique que de céder à la politique de l’émotion, d’intervenir pour une cause apparemment noble ? Quoi de plus émouvant, solennel, que ces cérémonies ou le Président de la République, face aux cercueils des soldats tombés au combat, semble accéder pour quelques instants au statut de chef de guerre, de chef d’Etat véritable, auquel tous nos Présidents ont aspiré depuis la mort de Charles de Gaulle ?
    La guerre et les armées sont devenues les pièces d’un jeu médiatico-politique, qui se joue toujours dans un espace-temps limité, celui des politiciens français qui ne voient pas au-delà de l’horizon à six mois. Or il n’est pas de stratégie concevable à court terme. Nous agissons dans l’incohérence, nous finirons par en payer le prix.

    (1) « Une filière djihadiste vers la Syrie démantelée en Ile de France », Le Journal du Dimanche, 15 novembre 2013

    L’opinion de l’auteur ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction

    Philippe Migault est Directeur de recherche à l’Institut de Relations Internationales et stratégiques (IRIS). Ses principaux domaines d’expertise sont les questions diplomatiques et stratégiques, les conflits armés et industries de l’armement.

    France, Russie, le partenariat s’impose

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    Syrie: Joli coup marketing pour l’armement russe

     

  • Francis Bacon sur l’athéisme

    Francis Bacon. (1561–1626).  Essays, Civil and Moral.

    OF ATHEISM

    I HAD rather believe all the fables in the Legend, 1 and the Talmud, 2 and the Alcoran, 3than that this universal frame is without a mind. And therefore God never wrought miracle to convince 4 atheism, because his ordinary works convince it. It is true, that a little philosophy inclineth man’s mind to atheism; but depth in philosophy bringeth men’s minds about to religion. For while the mind of man looketh upon second causes scattered, it may sometimes rest in them, and go no further; but when it beholdeth the chain of them, confederate and linked together, it must needs fly to Providence and Deity. Nay, even that school which is most accused of atheism doth most demonstrate religion; that is, the school of Leucippus and Democritus and Epicurus. For it is a thousand times more credible, that four mutable elements, and one immutable fifth essence, duly and eternally placed, need no God, than that an army of infinite small portions or seeds unplaced, should have produced this order and beauty without a divine marshal. The Scripture saith, The fool hath said in his heart, there is no God; it is not said, The fool hath thought in his heart; so as he rather saith it by rote to himself, as that he would have, than that he can thoroughly believe it, or be persuaded of it. For none deny there is a God, but those for whom it maketh 5 that there were no God. It appeareth in nothing more, that atheism is rather in the lip than in the heart of man, than by this; that atheists will ever be talking of that their opinion, as if they fainted in it within themselves, and would be glad to be strengthened by the consent of others. Nay more, you shall have atheists strive to get disciples, as it fareth with other sects. And, which is most of all, you shall have of them that will suffer for atheism, and not recant; whereas if they did truly think that there were no such thing as God, why should they trouble themselves? Epicurus is charged that he did but dissemble for his credit’s sake, when he affirmed there were blessed natures, but such as enjoyed themselves without having respect to the government of the world. Wherein they say he did temporize; though in secret he thought there was no God. But certainly he is traduced; for his words are noble and divine:Non deos vulgi negare profanum; sed vulgi opiniones diis applicare profanum [There is no profanity in refusing to believe in the gods of the people: the profanity is in believing of the gods what the people believe of them]. Plato could have said no more. And although he had the confidence to deny the administration, he had not the power to deny the nature. The Indians of the West have names for their particular gods, though they have no name for God: as if the heathens should have had the names Jupiter, Apollo, Mars, etc. but not the word Deus; which shows that even those barbarous people have the notion, though they have not the latitude and extent of it. So that against atheists the very savages take part with the very subtlest philosophers. The contemplative atheist is rare: a Diagoras, a Bion, a Lucian perhaps, and some others; and yet they seem to be more than they are; for that all that impugn a received religion or superstition are by the adverse part branded with the name of atheists. But the great atheists indeed are hypocrites; which are ever handling holy things, but without feeling; so as they must needs be cauterized in the end. The causes of atheism are: divisions in religion, if they be many; for any one main division addeth zeal to both sides; but many divisions introduce atheism. Another is, scandal of priests; when it is come to that which St. Bernard saith, Non est jam dicere, ut populus sic sacerdos; quia nec sic populus ut sacerdos [One cannot now say the priest is as the people, for the truth is that the people are not so bad as the priest]. A third is, custom of profane scoffing in holy matters; which doth by little and little deface the reverence of religion. And lastly, learned times, specially with peace and prosperity; for troubles and adversities do more bow men’s minds to religion. They that deny a God destroy man’s nobility; for certainly man is of kin to the beasts by his body; and, if he be not of kin to God by his spirit, he is a base and ignoble creature. It destroys likewise magnanimity, and the raising of human nature; for take an example of a dog, and mark what a generosity and courage he will put on when he finds himself maintained by a man; who to him is instead of a God, or melior natura [better nature]; which courage is manifestly such as that creature, without that confidence of a better nature than his own, could never attain. So man, when he resteth and assureth himself upon divine protection and favor, gathered a force and faith which human nature in itself could not obtain. Therefore, as atheism is in all respects hateful, so in this, that it depriveth human nature of the means to exalt itself above human frailty. As it is in particular persons, so it is in nations. Never was there such a state for magnanimity as Rome. Of this state hear what Cicero saith: Quam volumus licet, patres conscripti, nos amemus, tamen nec numero Hispanos, nec robore Gallos, nec calliditate Pœnos, nec artibus Græcos, nec denique hoc ipso hujus gentis et terræ domestico nativoque sensu Italos ipsos et Latinos; sed pietate, ac religione, atque hac una sapientia, quod deorum immortalium numine omnia regi gubernarique perspeximus, omnes gentes nationesque superavimus [Pride ourselves as we may upon our country, yet are we not in number superior to the Spaniards, nor in strength to the Gauls, nor in cunning to the Carthaginians, not to the Greeks in arts, nor to the Italians and Latins themselves in the homely and native sense which belongs to his nation and land; it is in piety only and religion, and the wisdom of regarding the providence of the immortal gods as that which rules and governs all things, that we have surpassed all nations and peoples].

      1

     

     

    Note 1. “The Golden Legend,” a 13th century collection of saints’ lives. [back]

    Note 2. The body of Jewish traditional law. [back]

    Note 3. “The Koran,” the sacred book of the Mohammedans. [back]

    Note 4. Refute. [back]

    Note 5. Profiteth. [back]

     

  • Vive l’Ukraine! 2

    Le match France-Ukraine et la victoire des Ukrainiens a été pour moi l’occasion de quelques réflexions :

    1) devant l’arrogance des media français, cette raclée est méritée; « Libération » faisait ce titre  sur la Web « La France CONCÈDE sa défaite à l’Ukraine »………

    2) j’ai été frappé que le site sous contrôle de la CIA, « Gazeta.ru », d’ailleurs une des sources les plus intéressantes d’information sur la Russie, si l’on fait  la part de  sa partialité due à son financier, donc « Gazeta-ru » n’a pas daigné mentionner la victoire des Ukrainiens;

    3) Cette remarque vient au moment où j’ai lu le dernier numéro d’ « Argoumenty i fakty » qui consacre toute une page à l’admirable Nestor Makhno sans prononcer une seule fois les mots « ukrainien » ou « Ukraine ». Il faut le faire. Cela me renvoie encore une fois au catalogue du Louvre « Sainte Russie » où tout ce qui est ukrainien, jusqu’au mot est occulté et ignoré

  • Echange avec quelques amis 2

    Un autre cher ami, Français celui-là m’écrit le 5 novembre:

    Je continue à penser que, malgré les épreuves et les difficultés , la Russie orthodoxe sauvera le monde, comme le voulait Dostoïevski…mais je suis surtout, comme toi, ulcéré par les  mensonges et les calomnies que l’on déverse sur ce pays..qui a tout de même  été le seul à accueillir Snowden…

    Je lui ai répondu ceci, le 6 :

    Oui, je suis également indigné par la désinformation des media, et tout particulièrement du « Monde » sur la Russie… La dernière en date est le papier de Jégo sur la réforme de l’Académie des Sciences sur laquelle Poutine est censé « faire main basse » (on se demande pourquoi, d’ailleurs!!!). Ce torchon est, comme d’habitude, une accumulation assénée de faits négatifs pêle-mêle et on ne comprend pas les enjeux de ce bouleversement académique Je ne sais pas si cette réforme est bonne ou non, personne ne le sait, on verra à l’usage, mais qu’il y ait eu besoin d’une désoviétisation et d’un rajeunissement, cela paraît évident. Ceux qui sont les plus remontés sont souvent de vieux marxistes ou communistes,  mais pas seulement….
    Je n’ai pas encore lu le livre de Péan sur le Kossovo.