Catégorie : De la Russie

  • Jacques SAPIR sur les armes chimiques en Syrie: rigueur russe et illusions françaises

     

    Les armes chimiques en Syrie: rigueur russe et illusions françaises

    Dossier: Réunion anniversaire du Club Valdaï

    Jacques Sapir


    « Promenades d’un économiste solitaire » par Jacques Sapir*

    L’un des résultats qui se dégage de la dernière session du Club Valdaï en septembre 2013 est bien la profonde différence dans la conception de la politique étrangère entre certains pays occidentaux (comme la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis) et la Russie.

    Mais il ne faut pas s’y tromper. Si la Russie à pris, sur la question Syrienne , des positions très fortes elle a reçu sur ce point le soutien de la Chine, de l’Inde, et de nombreux autres pays allant du Brésil à la République Sud Africaine. Présenter ces positions comme la défense d’une dictature (la Syrie) par une autre dictature (la Russie), comme le fait la presse française est une caricature qui déshonore ceux qui la font. Personne n’oserait affirmer que le Brésil, l’Inde et la République Sud Africaine sont des dictatures. Et pourtant, ces pays soutiennent la position russe. Il convient donc de regarder cette question d’un œil libre de toute propagande.

    De quoi s’agit-il en fait ? L’intervention de Sergey Lavrov au Club Valdaï a été, à cet égard, très instructive. Un problème essentiel est celui de la prolifération des armes de destruction massive. Un régime de non-prolifération, ou du moins de prolifération contrôlée, constitue à l’évidence un « bien public » international. Or, depuis maintenant une vingtaine d’années, les connaissances et les capacités techniques, qu’elles concernent le nucléaire, le chimique ou le domaine des vecteurs balistiques, se sont largement diffusées. Pourtant, le nombre de pays proliférant est resté relativement limité. L’un d’entre eux a même abandonné l’arme nucléaire qu’il avait clandestinement acquise (la République d’Afrique du Sud). Certains sont des proliférateurs assumés (Pakistan et Inde), d’autres des proliférateurs « discrets » ou « honteux » comme Israël mais aussi, à une moindre degré, la Syrie et la Corée du Nord. L’Iran pourrait, si elle en a le désir ou si elle en ressent la nécessité, les rejoindre dans les prochaines années. Il faut alors se poser la question de savoir pourquoi la prolifération des armes de destruction massive a-t-elle été aussi limitée. La raison essentielle tient dans le système de sécurité collective représenté par les Nations Unies et le Conseil de Sécurité. On peut faire de nombreuses critiques aux Nations Unies. Mais, ce qui est proposé à sa place est largement pire.

    Quelles seraient donc les conséquences de politiques menées par certains pays visant à contourner les Nations Unies et le Conseil de Sécurité ? Il faut ici comprendre la logique de l’unilatéralisme, qui fut pratiquée par les Etats-Unis lors de la crise irakienne en 2002-2003. C’est le contournement du système international par une grande puissance, et non par une puissance mineure. Ce contournement là fait peser une menace implicite sur un très grand nombre de pays. Cela constitue, à l’évidence, une incitation forte à se doter d’armes de destruction massive et à monter en gamme dans ces armes. Bien entendu, l’imitation joue aussi un rôle important. Que, dans une région du monde, un pays se dote de ce type d’armes et la pression sera forte pour ses voisins de l’imiter. On a vu la logique de ce processus au Moyen-Orient ou la constitution d’un arsenal nucléaire par Israël a encouragé les autres pays à développer des armes équivalentes (les gaz). Aujourd’hui le principal reproche que l’on peut faire à l’Iran est que le manque de transparence de son programme nucléaire va pousser l’Arabie Saoudite, et peut-être les monarchies du Golfe, à développer des armes de même nature. Ceci ne fait que reposer la problématique que j’avais développée dans mon livre Le Nouveau XXIème Siécle  où je défendais l’idée d’un statut international du proliférateur assurant un contrôle collectif sur ce type de pays. Si l’on reprend la question du rôle des Nations Unies dans ce contexte, on ne peut que constater que toutes les tentatives de contournement que l’on a connues depuis une vingtaine d’années on conduit à un renforcement des tendances à la prolifération. De ce point de vue, on peut considérer qu’il y a  là un paradoxe majeur. Les Etats-Unis, et d’autres pays, menacent de se passer des Nations Unies pour affronter le problème de la prolifération, mais ce faisant ils encouragent en réalité d’autres pays à proliférer.

    Reprenons le problème que pose la situation en Syrie. Des bombardements franco-américains peuvent être limités ou peuvent avoir pour objectifs d’éliminer les armes chimiques en Syrie. Mais ils ne peuvent être les deux à la fois. En effet, une élimination des armes détenues par le gouvernement légal (qui laisse sans réponse par ailleurs l’élimination des armes de ce type détenues par la rébellion) impliquerait des bombardements systématiques de toutes les installations de stockage potentielles et de production de ces armes. Les unités équipées de telles armes devraient aussi être détruites. Notons que, de ce point de vue, une élimination partielle de ces armes ne ferait que renforcer le danger en Syrie, car elle entraînerait la destruction de la chaîne de commandement qui contrôle ces dites armes et conduirait à la décentralisation de la décision de les utiliser. Il faudrait donc une campagne de bombardements prolongée pour avoir quelques chances d’éliminer ces armes. Il n’a donc probablement pas d’alternative à la proposition russe d’élimination de ces armes par la voie diplomatique. D’une autre côté, si l’on se met dans la situation ou des bombardements symboliques auraient lieux (la « punition » du régime), ces bombardements seraient sans effets sur la capacité du régime à utiliser ces armes.

    On voit que les options disponibles sont très limitées. Agiter la menace d’un usage de la force en cas de non-respect de l’accord de Genève n’a, dans ce cadre, pas beaucoup de sens. Outre qu’il se heurte et se heurtera à l’opposition constante de la Russie, opposée par principe, à toute formule d’engagement automatique de la force, cet usage renvoie au dilemme exposé ci-dessus. Soit des bombardements inefficaces car symboliques, soit des bombardements ayant une certaine efficacité mais risquant de précipiter l’usage décentralisé de ces armes que l’on veut éliminer. En fait, ces bombardements conduiraient rapidement à l’engagement de troupes au sol en Syrie même, quoi qu’en dise aujourd’hui les gouvernements. Mais, une intervention étrangère dans une guerre civile est toujours un processus aux résultats largement imprévisibles. De plus, une occupation étrangère de la Syrie serait une opération s’étendant nécessairement de nombreuses années, sans que l’on ait l’assurance que son issue serait celle que l’on semble souhaiter : une Syrie démocratique, pluraliste et sécularisée.

    Nous voici à nouveau devant l’opposition entre la position de la Russie, appuyée par une large partie du monde, et la position américano-française. La position de la Russie peut sembler cynique et brutale. Elle n’a certainement pas le « glamour » droit-de-l’hommiste de la position américano-française. Mais, elle est certainement celle qui a le plus de chance de fonctionner dans le monde réel. Le principal reproche que l’on peut faire à M. Fabius ou à M. Kerry n’est pas qu’ils confondent politique et morale, mais que cela les conduit à une politique qui est profondément contre-productive de leur propre point de vue. À cet égard, les critiques émises par François Fillon le jeudi 19 septembre dans la session du Club Valdai avec le Président Poutine étaient parfaitement justifiées, quoi qu’en dise une partie de la presse qui déforme d’ailleurs les propos tenus par l’ancien Premier Ministre. Si l’on peut lui reprocher quelque chose c’est d’avoir eu ce subit accès de lucidité une fois dans l’opposition et non tant qu’il était encore Premier Ministre, car nous paierons longtemps la note de l’aventurisme français en Libye.

    Ne nous y trompons pas ; La question syrienne est liée aux crises antérieures et derrière la Syrie il y aura de très nombreux autres pays où se poserons les mêmes problèmes. Considérer la question Syrienne comme si elle était isolée est une très profonde erreur, une de plus pourrait-on dire. Sur la question des armes chimiques, et de la prolifération, la position russe contraste de manière éloquente avec les illusions françaises.

    L’opinion exprimee dans cet article ne coïncide pas forcement avec la position de la redaction, l’auteur étant extérieur à RIA Novosti.

    *Jacques Sapir est un économiste français, il enseigne à l’EHESS-Paris et au Collège d’économie de Moscou (MSE-MGU). Spécialiste des problèmes de la transition en Russie, il est aussi un expert reconnu des problèmes financiers et commerciaux internationaux.Il est l’auteur de nombreux livres dont le plus récent est La Démondialisation (Paris, Le Seuil, 2011).

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    © 2013 RIA Novosti
  • Казимир Малевич, чёрный « Четыреугольник »

    Казимир Малевич

    Черный квадрат

    Это самая известная работа Казимира Малевича, созданная в 1915 году.

    Первый и третий вариант картины представляют собой полотно размером 79,5 на 79,5 сантиметров, на котором изображён чёрный квадрат на белом фоне. Размеры второго варианта – 106 на 106 см., четвёртого – 53,5 на 53,5 см

    «Черный квадрат» входит в цикл супрематических работ Казимира Малевича, в которых художник исследовал базовые возможности цвета и композиции. Второй вариант картины «Черный квадрат» включен в триптих, в составе которого также присутствуют «Черный круг» и «Черный крест».

    История картины

    Работа была выполнена Малевичем летом и осенью 1915 года. По утверждению художника, он писал её несколько месяцев.

    Работа была выставлена на последней футуристической выставке «0.10», открывшейся в Петербурге 19 декабря 1915 года. Среди тридцати девяти картин, выставленных Малевичем на самом видном месте, в так называемом «красном углу», где обычно вешают иконы, висел «Чёрный квадрат».

    Впоследствии Малевич выполнил несколько копий «Чёрного квадрата» (по некоторым данным, семь). Достоверно известно, что в период с 1915 по начало 1930-х годов Малевич создал четыре варианта «Чёрного Квадрата», которые различаются рисунком, фактурой и цветом.

    Второй « Черный квадрат » написан около 1923 г. при участии Казимира Малевича его ближайшими учениками – Анной Лепорской, Константином Рождественским и Николаем Суетиным – для триптиха, включавшего также « Чёрный Крест » и « Чёрный Круг ».

    Исследователи предполагают, что третий « Черный квадрат » (Государственная Третьяковская галерея) был написан в 1929 г. для персональной выставки Малевича по просьбе тогдашнего заместителя директора ГТГ Алексея Федорова-Давыдова из-за плохого состояния « Чёрного квадрата » 1915 года.

    Четвёртый вариант, возможно, был написан для выставки « Художники РСФСР за XV лет », прошедшей в Ленинграде в 1932 г. Несмотря на авторскую надпись на обороте « 1913 г », картину обычно датируют рубежом 1920-1930-х гг., поскольку нет никаких следов её более раннего существования.

    Малевичем были также написаны картины «Красный квадрат» (в двух экземплярах) и «Белый квадрат» («Супрематическая композиция»— «Белое на белом»)— один.

    «Квадрат» сыграл свою роль в оформлении похорон Малевича в 1935 году. Во время похорон на открытой платформе грузовика с изображением чёрного квадрата на капоте был установлен супрематический саркофаг, а над могилой (близ деревни Немчиновки) был поставлен деревянный куб с изображением чёрного квадрата. Вскоре могила была уничтожена.

     

  • С Праздником Рождества Пресвятой Богородицы!

     

     

     

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  • Propos de Peter Sellars sur son travail à Perm avec le chef d’orchestre Théodore Kourentzis

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    « Я создавал американский театр, используя русскую драму »

    Режиссер Питер Селларс о работе в Перми, русском авангарде, азиатском театре, американской опере и диссонансе

    Фото: Ольга Рунева

    Питер Селларс — американский режиссер, вот уже 25 лет определяющий лицо европейского оперного театра. По силе влияния его спектаклей на современную оперную эстетику Селларса можно сравнить только с одним соотечественником — Робертом Уилсоном. Его имя стоит в одном ряду с Петером Штайном, Патрисом Шеро, Люком Бонди, Робером Лепажем, Лукой Ронкони. В прошлом году, благодаря инициативе Жерара Мортье, во время нашумевшей постановки « Иоланты/Персефоны » сложился новый дирижерско-режиссерский тандем Питера Селларса и Теодора Курентзиса. И сейчас американская команда постановщиков работает в Перми над новой версией оперы Перселла « Королева индейцев ».

    Как вы живете на Урале? В социальном, бытовом и творческом смысле? 

    В творческом — все идеально. Еще в Мадриде, когда мы работали над « Иолантой/Персефоной », я был поражен контактом, который возник у меня с Теодором. Были моменты, когда он сам становился в центр хора и отрабатывал с ними движения, которые придумал я. И еще поправлял их: « Вы делаете не то, что просил Питер, он просил сделать вот это! » — и показывал очень точно. Ровно тогда, кстати, и возникла идея поставить Перселла. Я ношусь с идеей вернуть на сцену « Королеву индейцев » вот уже 25 лет, и вдруг на репетиции Теодор между делом меня спросил: « А знаешь ли ты у Перселла вот эту оперу? » Что же до социальной адаптации… Ну посмотрите на меня — как я могу сойти за местного? Поначалу пермяки сильно веселились просто от того, что какой-то фрик ходит с ними по одним улицам, но постепенно благодаря множеству интервью я стал замечать, что ко мне относятся уже не как ко фрику, но как к « этому парню », который ставит премьеру в театре у Курентзиса. 

    Вы успели что-то посмотреть в Пермской опере? 

    Я видел замечательную постановку « Ромео и Джульетты » Макмиллана с MusicAeterna. Это был шок. Ну во-первых, это довольно острая, куда более драматичная и эротичная версия балета, нежели та, к которой мы привыкли по советским версиям. И самое любопытное, что эту версию сейчас почти не увидишь ни в Нью-Йорке, ни в Лондоне. Слушать Прокофьева в исполнении такого оркестра — счастье, но и самоотдача танцоров совершенно поразительная. При этом в ней нет привычной для балетной сцены « работы на эффект ». Это вообще некоторое свойство этого театра, в котором стоящий на сцене танцор или певец не пытается ошеломить публику своей грандиозностью, как в старом советском театре, но скорее приглашает в некое камерное, интимное пространство, в которое хочется шагнуть,— идея, которая мне кажется куда более нравственной, нежели все эффекты большого стиля. 

    К вопросу о большом стиле. Как мог возникнуть в консервативном американском театре, где и по сей день можно увидеть трансляции из МЕТ, в которых Анна Нетребко поет в костюмах Джоан Сазерленд 70-х годов, такой режиссер, как Питер Селларс? 

    Из нескольких довольно простых обстоятельств. Когда мне было 18, моя мама взяла нашу семью и переехала в Париж. Так что целый год я каждую неделю ходил в Парижскую оперу, иногда по льготным билетам, иногда через знакомых контролерш, которые меня просто пускали внутрь. То есть я целый год провел в Парижской опере времен Рольфа Либермана, год, когда Патрис Шеро ставил там « Сказки Гофмана ». Я видел первый состав стрелеровской « Свадьбы Фигаро ». Тогда же я видел грандиозные ранние « греческие » постановки Петера Штайна. 

    Ваше увлечение кукольным театром возникло в тот же период? 

    Нет. Значительно раньше. Я учился на кукловода и работал в театре марионеток с 10 лет. В итоге стал членом марионеточного общества UNIMA и в 18 лет в середине 70-х был отправлен на конгресс кукольных театров в Москве. И тогда мой мир впервые качнулся. 

    Это были невзрачные советские времена, и самое интересное, что тогда происходило в театре Советского Союза, происходило в кукольном театре, особенно в союзных республиках. Как мне представилось, тогда основным языком государственных драмтеатров СССР был русский, но на кукольные театры это ограничение не распространялось. Казахский, таджикский, литовский языки получали только такую, кукольную, возможность звучать со сцены. Да и в восточноевропейском театре тех времен настоящий авангард тоже существовал по большей части именно в кукольном театре. Тогда в Москве от всего увиденного крышу у меня сорвало! 

    Добавьте в этот коктейль мое увлечение современной американской электронной музыкой… Я одно время был очень хорошо знаком с Джоном Кейджем и ездил к нему в Гарвард. А еще в те годы расцвел американский театральный авангард — Боб Уилсон ставил свои ранние спектакли. 

    В итоге, когда я уже учился в колледже, за время учебы я поставил 40 кукольных спектаклей. Примерно каждые две недели возникало что-то новое, сегодня это мог быть Мрожек, в следующий раз — Гертруда Стайн и еще почти весь Маяковский. 

    Это в Москве возник ваш интерес к русскому авангарду? 

    Нет. Мой профессор в Гарварде Юрий Штридтер — известный славист. Через него я узнал Маяковского, Хлебникова и других поэтов того периода. Я зачитывался Шкловским, Якобсоном, и, разумеется, Маяковский был моим любимым поэтом. 

    В этот период я стал задумываться над природой американского национального театра. Различие между Россией и Америкой в том, что все великие русские писатели, за исключением разве что Достоевского, писали для театра. В отличие от великих американских писателей. У нас нет пьес Уолта Уитмена, или Натаниэля Готорна, или Уильяма Фолкнера. 

    И вы решили ставить русские пьесы? 

    Я решил создать национальный театр, которого не существовало, и сделать это с помощью русской драмы. Поскольку СССР и США времен холодной войны были зеркалом друг друга, я стал говорить со зрителем про Америку, используя русские пьесы XIX века. Удивительно, с какой точностью совпадали детали русской и американской действительности в драмах Горького или Чехова. Но еще Салтыков-Щедрин и его « Смерть Тарелкина », которая описывала до боли знакомые американские реалии… Диссертацию свою я, разумеется, писал про Мейерхольда и Станиславского. 

    Считаете ли вы себя последователем русской театральной школы? 

    Не совсем, поскольку после колледжа я целый год путешествовал по Индии, Китаю и Японии и был совершенно заворожен азиатскими театральными формами. Теми видами театра, в которых форма, структура как бы выставляется вперед, и ты смотришь сквозь нее на все остальное, а не наоборот. И я стал рассматривать азиатский театр сквозь призму русских теорий авангарда, что было совершенно восхитительно. Странно, как близки оказались столь различные явления — азиатский театр, непрерывно развивавшийся веками, и русский авангард, самый страшный кошмар которого заключался в том, что он длился условные 15 минут, а потом был полностью разрушен, разметан и подавлен. Меж тем но и кабуки не менялись столетиями. И когда ты приходишь на эти представления, которые длятся по семь часов, во время которых люди едят, а свет в зале не выключается, ты вдруг понимаешь, какой была настоящая барочная опера. Какой была атмосфера в оперном театре, до тех пор пока Вагнер не выключил свет в зале… 

    Не очень понятно пока, как из этой гремучей смеси влияний возникли ваши первые оперные спектакли и почему в репертуаре был такой хронологический разрыв — барочные Гендель и Бах и современный Адамс, а в середине — пустота? 

    К счастью, мы все просто были очень бедными. Никакого сравнения с теми деньгами, которые оперный театр мог иметь в XIX веке. Средств не было настолько, что мы даже не могли думать про романтический репертуар. В итоге мы ставили барокко — поскольку могли себе это позволить, и ставили современную оперу, поскольку опять же только ее и могли себе позволить. 

    Не имея денег, мы заинтересовались Генделем и Бахом. И, как вы, возможно, знаете, моим следующим этапом в той жизни, когда мне было немного за 20, стал проект в церкви святого Эммануила в Бостоне, где мы ставили баховские кантаты, стараясь как можно глубже проникнуть в смысл текста. Это было нечто противоположное тому Баху, который ввел в обращение Гленн Гульд. Его Бах был поразительным, но кажется, что Гульду никогда и в голову не приходило, что Бах писал музыку и со словами! А ведь кантаты и оратории Баха — это своего рода энциклопедия всех возможностей сосуществования музыки и слова. 

    Церковь, в которой нам разрешили репетировать, была весьма прогрессивной, в духе 70-х. Они предоставляли убежище бездомным, женщинам, подвергнувшимся домашнему насилию, кормили нищих на улице и позволяли нам устроить там репетиционную базу. У них проходили ежесубботние встречи анонимных алкоголиков. И вот представьте себе, как это — репетировать, скажем, « Дон Жуана » в комнате над той, в которой проходит собрание анонимных алкоголиков, и видеть клубы сигаретного дыма, поднимающиеся сквозь щели в полу… После такого взгляд на Моцарта не может не измениться. 

    Таким образом, большие американские оперные труппы 70-х не подходили вам, а вы им? 

    Я знакомился с оперой по великим записям и воображал прекрасные спектакли под дивную музыку. Но когда я первый раз пришел в оперный театр — я был шокирован. В музыке было так много всего с точки зрения событий, а на сцене почти ничего не происходило. В Бостоне не было приличного оперного театра, но зато почти 40 лет там правила бал Сара Колдуэлл. Люди театра говорили про нее: вероятно, она великий музыкант! В то время как музыканты думали: ну, вероятно, она великий режиссер! На самом деле она не была ни тем, ни другим. Она дирижировала по клавиру, поскольку не имела понятия о том, как это бывает на самом деле. И, как режиссер, она всегда что-нибудь взрывала или ломала на сцене в правильном месте, вызывая бурные аплодисменты, но характеры персонажей ее не заботили совершенно. Однако ее гений заключался в неутолимом голоде на новые названия. В те годы американские оперные театры предпочитали ставить до одури банальный репертуар, а в Бостоне мы, благодаря Саре, послушали свою первую « Войну и мир », первого « Бенвенуто Челлини », а также « Монтесуму », « Лулу », « Моисея и Аарона », « Солдат », « Руслана и Людмилу », « Семирамиду »… Все это было исполнено из рук вон плохо, но это было исполнено. 

    Конечно, отдушиной тогда был Бостонский симфонический оркестр, которым в те годы руководил Сэйдзи Одзава. И однажды он исполнил в концерте « Евгения Онегина », в котором пели Галина Вишневская, Николай Гедда, Николай Гяуров. Великие певцы, знавшие свои роли вдоль и поперек и, разумеется, знавшие друг друга очень хорошо. Для них была выделена маленькая платформа посреди сцены, на которой стояла пара стульев, и они без костюмов и грима тем не менее отыгрывали свои роли. И это был лучший оперный спектакль, который я видел — там не было никакого « спектакля », только человеческие чувства и поступки. Это было поразительно. Я наконец увидел настоящую оперу. 

    Однако принесшие вам первый громкий международный успех телеверсии трилогии Моцарта — да Понте и « Юлий Цезарь » Генделя были отнюдь не аскетичны. Это были современные версии сюжетов: американский президент на Ближнем Востоке, богатые американские буржуа, живущие в Trump Tower и т.п. 

    Когда мы начинали заниматься Генделем, в самом начале аутентичного движения мы еще не знали, что в этой музыке многое построено на умении играть в диссонанс. Диссонанс оказался важнейшим элементом этой эстетики. И меня больше всего смущает в осовремененных постановках то, что режиссеры все время стараются максимально разгладить, логически объяснить любые возникающие противоречия с оригинальным либретто. А мне-то как раз в равной степени интересно и там, где старое и новое совпадают, и там, где они категорически не совпадают. Те места, где все гладко ложится одно на другое, и те, в которых возникают проблемы. И, не теряя вкуса оригинальной партитуры, в тот же самый момент пробовать и что-то принципиально иное. 

    Поэтому в вашей телеверсии « Свадьбы Фигаро » хоккеист Керубино бросается в окно с 22-го этажа, а потом возвращается целехонький? 

    Именно! Это один из тех моментов, которые должны быть, как мне кажется, в любом спектакле, когда зритель должен очнуться и спросить: « Чего-о?! » 

    Беседовал Илья Кухаренко
    Подробнее:http://www.kommersant.ru/doc/2277309

  • Jacques Sapir sur l’état de l’économie russe à l’automne 2013

    1:00 07/09/2013

    « Promenades d’un économiste solitaire » par Jacques Sapir*

    Alors que se tient le sommet du G-20 à Saint-Pétersbourg, la situation de l’économie russe continue de se détériorer. Certes, en comparaison avec les résultats de la zone Euro, et en particulier avec ceux de la France, ces résultats sont acceptables. De même, si on les compare avec ceux de certains pays dits « émergents » comme l’Inde, ils restent satisfaisants. Mais, du point de vue de l’évolution de l’économie russe, des besoins et des problèmes qu’elle doit affronter, ces résultats sont préoccupants.

    © Banque Centrale de Russie

    Graphique 1

    De ce point de vue, ce qui est inquiétant n’est pas tant la légère récession que l’on connaît pour le PIB. Ce dernier devrait être en croissance de 1,5% à 2% pour 2013, ce qui est un résultat acceptable. Mais, l’évolution de l’investissement est bien plus sérieuse. La forte croissance des investissements que l’on avait connu en 2011 et au début de 2012 semble bien avoir été cassée. Or, l’investissement est la source de la croissance future. L’accumulation des problèmes concernant les grandes infrastructures publiques, dont le renouvellement s’est fait à un rythme très lent ces vingt dernières années, a été la cause de catastrophes les années passées. Il y a donc urgence en la matière, et l’évolution de l’indice des investissements depuis le début de l’année 2013 n’est clairement pas satisfaisante.

    En fait, la Russie souffre de plusieurs problèmes. La récession que l’on connaît en Europe a un impact non négligeable sur l’activité économique. De ce point de vue, il est clair que la Russie, dont l’Europe est le premier partenaire commercial, « importe » en partie la récession ou la stagnation que connaît le continent européen. Le gouvernement russe déploie beaucoup d’efforts pour réorienter le commerce international de la Russie vers l’Asie et pour développer une zone de libre-échange avec certains des pays de l’ex-Union soviétique. Le principe d’une diversification des partenaires commerciaux est certainement judicieux. Mais, la réalisation de ces objectifs va prendre du temps. Il est illusoire d’espérer que l’on pourrait trouver des sources de croissance à court terme dans cette diversification.

    Le maintien d’un rythme de croissance du revenu monétaire des ménages à un niveau relativement élevé est cependant une bonne chose et il a certainement contribué à éviter le pire. Il explique en tout cas le niveau faible actuel du chômage.

    © Banque Centrale de Russie

    Graphique 2

    La question qui est cependant posée est de savoir pour combien de temps ces chiffres du chômage, qui seraient accueillis avec joie dans de nombreux pays occidentaux, pourront se maintenir à ce niveau très bas (5,4% en juin 2013).

    Un second problème auquel l’économie russe est confrontée est celui de sa compétitivité internationale. Cette dernière dépend de plusieurs facteurs, comme le taux de change, l’ampleur des gains de productivité dans les secteurs exposés à la concurrence internationale, mais aussi le degré d’innovation tant dans les produits que dans les méthodes de production.

    Le gouvernement russe est aujourd’hui très soucieux d’une stabilisation du taux de change. Mais, cette dernière n’est pas nécessairement justifiée économiquement. Plusieurs pays ont laissé leur monnaie se déprécier fortement des dernières années, et non des moindres : les États-Unis, la Grande-Bretagne et dernièrement le Japon. La stabilisation du taux de change du rouble pose de ce point de vue un véritable problème.

    En effet, si le taux de change nominal du rouble s’est déprécié de 11% depuis janvier 2011, le taux de change réel (soit corrigé de l’inflation russe et de l’inflation américaine) s’est quant à lui apprécié de 10%.

    © Banque Centrale de Russie

    Graphique 3

    Il y a bien eu une réévaluation en termes réels du Rouble par rapport au Dollar depuis maintenant deux ans et demi.

    Ce phénomène a été en partie compensé par la hausse importante de la productivité en Russie.

    Les rythmes des gains de productivité sont en effet particulièrement importants dans l’industrie, et surtout dans l’industrie manufacturière. Par rapport aux Etats-Unis, les gains relatifs sont indéniables. Mais, il faut aussi considérer les pays dits de la « zone dollar » et ceux dont la monnaie est liée au Dollar, comme la Chine, qui maintient un taux de change réel relativement stable par rapport au Dollar. Or, dans ce cas, les gains de productivité de ces pays (en particulier la Chine) sont bien plus importants. Le taux de change réel et les gains de productivité doivent donc être soigneusement étudiés pays par pays. Il est ainsi probable que la Russie a perdu en compétitivité par rapport à d’autres pays émergents bien plus que par rapport aux pays développés.

    © Service fédéral des statistiques d’État, Productivité du travail

    Graphique 4

    La question de la compétitivité nous renvoie à celle de l’investissement. Sans investissements, tant publics que privés, la compétitivité de la Russie ne peut que se dégrader et son économie se détériorer. Mais, ceci pose alors la question de savoir comment pourraient être financés ces investissements et surtout comment en accroître l’efficacité. La question du financement des investissements a été l’objet de débats importants en Russie. Mais la question de l’efficacité de ces investissements nécessiterait elle aussi des discussions qui ne sont pas moins importantes. Il est clair que, actuellement, le processus d’investissement, et en particulier quand il est mené par l’État, est peu efficace. D’où un discours que l’on entend depuis des années : il convient d’améliorer ce processus avant d’investir, sinon des sommes importantes seront détournées ou mal utilisées. On peut comprendre cette opinion. Mais, d’un autre côté, il est aussi évident que l’on ne peut attendre sans rien faire une hypothétique amélioration du processus d’investissement. Le fait que les sommes allouées par l’État soient en partie détournées et en partie mal utilisées ne peut être invoqué comme une excuse à l’inaction. Il faut d’ailleurs signaler que, au-delà du problème de la corruption, la question de l’inefficacité relative des investissements est posée dans de nombreuses économies, mais que ceci n’a jamais empêché l’investissement. Ainsi, le processus d’investissement en Chine est très loin d’être parfait, mais les investissements chinois sont néanmoins très importants et constituent indiscutablement un des moteurs de la croissance.

    Un premier moyen d’améliorer l’efficacité des investissements serait sans doute de coordonner les grands investissements privés (ceux qui sont faits par de grandes compagnies, qu’elles soient russes ou étrangères) et les investissements publics. Mais, pour cela, il faudrait qu’un lieu existe ou les intérêts du secteur privé et ceux du secteur public puissent se confronter et s’articuler.

    Ce problème en appelle un autre, celui de la politique monétaire en Russie. La politique menée par la Banque Centrale de Russie s’est caractérisée jusqu’à présent par une très grande, voire une excessive, prudence. L’objectif prioritaire a été le contrôle de l’inflation. Mais, compte tenu des problèmes rencontrés par l’économie de la Russie la présence d’une inflation relativement élevée était inévitable. Lors de la crise de fin 2008 et début 2009, la Banque Centrale a sur-réagi et a augmenté ses taux alors même que l’ensemble des Banques Centrales des pays développés abaissaient les leurs. Ceci avait eu, à l’époque, des conséquences désastreuses pour l’économie russe.

    Depuis, les taux de la banque Centrale ont certes baissé, mais ils restent néanmoins très élevés et constituent des freins importants au processus d’investissement. Le taux de refinancement de la banque Centrale, qui sert de taux directeur pour les différentes institutions financières en Russie est revenu à 8,25%, alors que le taux d’inflation est aux alentours de 6,50%. Cela implique que le taux réel est de 1,75%. Or, aux États-Unis, au Japon ou même dans la zone Euro, le taux d’intervention de la Banque Centrale est inférieur au taux d’inflation, et le taux réel est ainsi négatif.

    © Banque Centrale de Russie

    Graphique 5

    La conséquence pour la Russie est que les banques s’endettent massivement sur les marchés financiers étrangers car le coût des ressources financières en Russie est trop élevé. Bien entendu, ceci a des conséquences immédiates tant pour les ménages que pour les entreprises privées, et en premier lieu pour les petites et moyennes entreprises.

    Les crédits qui sont accordés le sont à des taux réels (taux nominal – inflation) qui restent extrêmement élevés. Non seulement ceci freine la consommation (et donc la production) mais ceci contraint les petites et moyennes entreprises à recourir plus qu’elles ne le souhaitent soit à l’autofinancement soit à des systèmes compliqués et coûteux de prêts où interviennent d’autres entreprises. On considère, en général, qu’un taux réel de 2% est le maximum pour l’investissement d’une entreprise. On en est loin aujourd’hui en Russie et ceci est un obstacle au processus de diversification de l’économie et à la constitution d’un tissu économique équilibré de petites et moyennes entreprises.

    © Banque Centrale de Russie

    Graphique 6

    Il est donc clair aujourd’hui qu’une nouvelle politique économique va s’imposer pour la Russie. Les facteurs internationaux tirant vers le bas la croissance économique, et en particulier la situation européenne, vont durer encore pour de nombreux mois. La Russie doit donc trouver en elle-même les sources d’une croissance forte. Elle doit pour cela cesser de fétichiser la stabilité de son taux de change mais aussi comprendre que l’investissement est une des conditions de la compétitivité et de la croissance, et donc mettre sa politique monétaire, mais aussi ses structures institutionnelles, en cohérence avec cet objectif.

    L’opinion exprimee dans cet article ne coïncide pas forcement avec la position de la redaction, l’auteur étant extérieur à RIA Novosti.

    *Jacques Sapir est un économiste français, il enseigne à l’EHESS-Paris et au Collège d’économie de Moscou (MSE-MGU). Spécialiste des problèmes de la transition en Russie, il est aussi un expert reconnu des problèmes financiers et commerciaux internationaux.Il est l’auteur de nombreux livres dont le plus récent est La Démondialisation (Paris, Le Seuil, 2011).

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  • Le coïtus interruptus de Mme McCain-Nougayrède, chef des Toinettes journalistiques du « Monde »

    Cela fait  des années que les Toinettes du « Monde » répètent sur Poutine et « la Russie de Poutine » les mêmes faits et arguments avec une fixation monomaniaque sur Poutine et ses prétendus méfaits pour la Russie et pour le monde entier. Il faut un culot immense pour prétendre que c’est à cause de la Russie que la situation de la Syrie en est là. La Russie et la Chine n’ont cessé dès le début de préconiser une solution politique à la guerre civile et religieuse syrienne, alors que les matamores occidentaux, avec en tête Fabius-Hollande réclamaient à cors et à cris le renversement du président élu Bachar El Assad, donc faisant prévaloir la loi de la rue. Le matamore Hollande vient maintenant de déclarer qu’il ne s’agissait plus de renverser le régime de Bachar El Assad mais de le « punir »!!! La gauche molle française est impayable – elle a participé à la guerre du Kossovo sans mandat de l’ONU, elle a trouvé normal de voir annuler les élections algériennes quand les islamistes les ont gagnées, elle a approuvé le coup d’Etat des militaires égyptiens et maintenant elle bombe le torse (Hollande ressemble de plus en plus dans sa déambulation à Bush) face au monstrueux désastre syrien, alors qu’elle a reconnu inconsidérément un conseil de rebelles totalement factice dans sa composition, qu’elle a approuvé la livraison d’armes par le Qatar et l’Arabie Saoudite et a fait miroiter sa propre volonté de livrer à son tour des armes aux rebelles.

    Le culot de Mme McCain-Nougayrède n’a pas de limite – « Le Monde » ne cesse de faire croire que le climat de guerre froide viendrait de l’antiaméricanisme russe. Il ne faut pas oublier que McCain et Romney n’ont cessé de déclarer que la Russie était l’ennemi N° 1, que les Etats-Unis veulent installer des missiles  aux portes de la Russie, qu’ils financent des organisations politiques visant à déstabiliser le régime en place etc.etc. Mme McCain-Nougayrède ne sait toujours pas quoi penser de l’action de Snowden, elle pratique l’insinuation qui permet de noyer le poisson : n’aurait-il pas été manipulé par les Chinois et les Russes conjugués? Ce brave garçon est sans doute un grand naïf – évidemment les Toinettes journalistes du « Monde » ne sont pas, elles, des naïves, on ne la leur fait pas, elles savent les choses, elles…

    L’insinuation semble devenir une méthode journalistique du journal de Mme McCain-Nougayrède. Ainsi, glisse-t-on dans un éditorial qui, une énième fois, dénonce la responsabilité principale de Poutine dans la guerre civile syrienne, qu’il se pourrait bien que les armes chimiques aient été fournies par cette même Russie…

    Ainsi les insinuations calomnieuses, sans preuves, font partie de l’arsenal rhétorique du journalisme « Mondain »…

    En revanche, une grande discrétion est de mise pour tout ce qui touche à l’Amérique : les méfaits de la CIA dans différentes parties du monde, l’acquittement de Zimmerman,assassin de Trayvon Martin, la torture de l’alimentation forcée des grévistes de la faim à Guantanamo, les violences policières, les peines de mort, l’armement des civils à partir de l’enfance etc.etc.

    Evidemment, « Le Monde » est sous surveillance, en particulier de l’Afterphilosoph va-t’en guerre Lévy, et donc Mme McCain-Nougayrède se doit d’être en première ligne   – il en va de sa survie journalistique. Ainsi,  en plus du Prix McCain que j’ai depuis longtemps attribué au « Monde », il a mérité  haut la main le Prix Lévy…

    Mme McCain Nougayrède était près de l’orgasme avec le  prétendu « camouflet » d’Obama à Poutine, avec l’appel au boycott de la Russie et à l’intervention en Syrie… Pour le moment, c’est un coïtus interruptus, mais rien n’est perdu…