Catégorie : Des arts en général

  • Nouvelle exposition d’œuvres de la Collection V. et J.Cl. Marcadé à la Villa Beatrix Enea (mai-septembre 2023)

    Nouvelle exposition d’œuvres de la Collection V. et J.Cl. Marcadé à la Villa Beatrix Enea (mai-septembre 2023

    Tempête de formes – Regard sur l’abstraction dans la donation Marcadé 

    L’abstraction est un sujet d’étude cher à Jean-Claude Marcadé, éminent spécialiste de l’un de ses fondateurs, Kazimir Malévitch. Aussi ce courant est-il particulièrement bien représenté dans la collection Valentine et Jean-Claude Marcadé donnée par le collectionneur à la Ville d’Anglet en 2022.

    C’est à travers les productions d’artistes d’horizons divers comme William Brui, Carlos Salas Silva ou encore Alvaro Vargas, que l’abstraction, ce courant, qui se traduit en langue russe par « sans objet », prend ici plusieurs formes. À la fois « vapeur impétueuse », « cosmos pictural », « beauté sans histoire » ou « tempête de formes », selon les mots de Jean-Claude Marcadé, elle devient, sous le pinceau de chacun de ces artistes, la transfiguration de leur réflexion picturale marquée par leurs parcours respectifs.

    VARGAS Alvaro

    1955, Cali (Colombie) – 1991, Paris (France)

    Alvaro Vargas est un historien de la littérature, poète et peintre colombien. Durant ses études littéraires à Bogota, il prépare une thèse sur le poète mexicain Octavio Paz. C’est lorsqu’il s’installe à Paris entre 1986 et 1990 chez Valentine et Jean-Claude Marcadé, qu’il s’adonne à la peinture et à l’aquarelle et crée une œuvre picturale hors du commun. D’après Jean-Claude Marcadé, « les aquarelles, les crayons, les huiles d’Alvaro Vargas n’appartiennent à rien, qu’à eux-mêmes, qu’à lui-même ». Il meurt soudainement en 1991, laissant une production qui « n’appartient à aucune histoire temporelle ».

    ORIX Bill

    1900, Anvers (Belgique) – 1983, Paris (France)

    Artiste belge né en 1900, Bill Orix a eu plusieurs vies. Après une participation aux Jeux olympiques d’hiver de 1928 en tant qu’hockeyeur sur glace, et des études de médecine, il entre dans la résistance entre 1940 et 1942. Il se fait alors arrêter et est déporté au camp de concentration de Mauthausen où il reste jusqu’en 1945. C’est à la suite de cette expérience traumatisante que sa pratique de la peinture se développe. Après une période qu’il qualifie d’« essentialiste surréalisante », il s’intéresse à l’abstraction, plus sereine, se sentant « libéré des visions d’horreur de camp de concentration ». Il utilise un langage géométrique sobre et coloré qui lui permet d’évoquer la poétique des univers oniriques. Il est le mari d’Ania Staritsky.

     

    BRUI William

    1946, Léningrad (Russie) –

    Vit et travaille en France

    Bercé par la culture artistique russe des années 1910, William Brui puise son répertoire pictural dans les mouvements constructivistes et suprématistes des figures emblématiques de K. Malévitch, V. Kandinsky ou A. Rodtchenko. Dans ses réflexions abstraites, il s’intéresse au temple de l’Ancien Testament, lieu réel qui ne peut être construit sans devenir une idole. Il dépeint ainsi l’universalité de la forme comme cosmos et multiplie les formules géométriques à la manière du Quadrangle noir de Malévitch.

    « Brui a gardé pour toute la vie le souci de ne pas se perdre dans le flot illusoire des apparences pour ne se vouer qu’aux rythmes essentiels du monde au-delà (ou plutôt au cœur) du visible »

    SALAS SILVA Carlos

    1957, Pitalito (Colombie) –

    Vit et travaille à Bogota

    Dans la lignée de l’expressionnisme abstrait des années 1940, Carlos Salas Silva expérimente par la couleur et la matière. Dans ses toiles, parfois divisées en diptyques ou triptyques, c’est une ébullition tempêtueuse rythmée par le trait agité du pinceau qui s’exprime. Quand Jean-Claude Marcadé lui dédie une exposition dans son appartement parisien en 1988, il parle de sa peinture comme d’une « puissante polychromie aux cadences aussi sinueuses que les reliefs de la géographie du monde ».

    « […] les couleurs, telle une lave incandescente dirigée par un passionné alchimiste, se précipitent en charriant avec elles toutes les alluvions accumulées en strates séculaires, créant de nouveaux espaces, inconnus jusqu’ici, où la lumière se diffuse savamment à partir du centre le plus secret du monde. »

    Il est possible de voir les cimaises de la salle Marcadé en ouvrant wetransfer https://we.tl/t-9vEXOZKjdk

  • Vœux pour le 8 mai de Sabine Buchmann et Anabella Weismann

    SABINE BUCHMANN « OISEAU JOYEUX »

     

    ANABELLA WEISMANN « COLLAGE AU PAPILLON »

     

     

     

  • « PYSSANKY » DE L’ARTISTE UKRAINIENNE SOFYÏA ZÉLYK

    « PYSSANKY » DE L’ARTISTE UKRAINIENNE SOFYÏA ZÉLYK

    CADEAU DE VITA

     

    « PYSSANKY » DE L’ARTISDTE UKRAINIENNE SOFYÏA ZÉLYK PYSSANKY’

  • NIKOLAÏ KHARDJIEV À VADIM KOZOVOÏ SUR LES PRÉSUMÉS FAUX PASTELS DE LARIONOV

    NIKOLAÏ KHARDJIEV À VADIM KOZOVOÏ SUR LES PRÉSUMÉS FAUX PASTELS DE LARIONOV

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  • SABINE BUCHMANN, DEUX PASTELS DE 1975

    :SABINE BUCHMANN,  » Α ET Ω « , pastel, 1975

     

    SABINE BUCHMANN, « REGEN »; PASTEL, 1975
  • GÉRARD CONIO Un navet est-il le fait des amateurs ou des professionnels ? ( Réflexions sur «  Mon Crime » de François Ozon).

    GÉRARD CONIO

    Un navet est-il le fait des amateurs ou des professionnels ?

    ( Réflexions sur «  Mon Crime » de François Ozon).

     

    Le mot «  navet » qui jadis désignait les films qui ont manqué leur cible semble aujourd’hui tomber en désuétude. Les critiques qui, pour la plupart, sont téléguidés pour vanter les produits les plus avariés de la production cinématographique ou théâtrale, l’emploient rarement. Et seuls les spectateurs qui ont connu l’âge d’or du cinéma français, ont recours à ce terme péjoratif pour exprimer leur sentiment d’avoir été trompés sur la marchandise. Non pour se livrer à une comparaison avec les films du passé, car même à cette époque il y avait des «  navets » qui se distinguaient aisément des chefs-d’oeuvre qui sont entrés dans l’histoire. Si dans le vocabulaire «  les navets » ont pratiquement cessé d’exister, il n’en est pas de même dans la réalité. Et j’ai eu la chance de voir récemment un film qui mérite pleinement cette appellation négative. C’est «  Mon Crime » de François Ozon qui fait l’objet des dithyrambes des critiques professionnels.  Dans mon cinéma de quartier il tient l’affiche depuis longtemps et hier encore quand j’ai pris le risque de perdre deux heures et 8 euros 50, il a fait salle comble.

    On objectera que l’appréciation d’une œuvre d’art dépend de la subjectivité de chacun . Mais il y a des critères de la vérité artistique qui permettent de déceler ses failles. Ces critères sont ceux d’une «  œuvre d’art » en général, mais en fait il paraît difficile d’appliquer le «  navet » à un autre genre que le cinématographe et il ne me viendrait pas à la bouche à propos d’une pièce de théâtre ou d’un tableau dans une exposition. Si le «  navet » reste attaché au cinéma, c’est sans doute parce que le cinéma est un art industriel et on peut supposer que «  le navet » se rapporte avant tout à un échec commercial. Si c’est souvent le cas, surtout à Hollywood, on ne saurait pourtant limiter son usage à de grandes productions qui auraient échoué. Cependant même dans un film d’un budget modeste les têtes d’affiche sont privilégiées dans une distribution. Et on est en droit de s’étonner qu’un film  qui a réuni les plus grands acteurs soit aussi décevant que «  Mon Crime ».

    Malgré tout,  je ne regrette pas d’avoir perdu mon temps en regardant ce film, car il m’a inspiré une réflexion sur le caractère amateur ou professionnel d’un  « navet », au point de me demander si  «  le navet » dépend de cette distinction. On pourrait être tenté de juger qu’un « navet » est le fruit d’un manque de métier, d’une réalisation hâtive dont les lacunes apparaissent à vue d’oeil. Mais en fin de compte je crois en déduire que ce n’est justement pas le cas et que les «  navets » n’appartiennent pas à cette catégorie. C’est précisément l’ambition de réaliser sinon un chef-d’oeuvre   du moins une œuvre estimable qui rend évidente la qualité de «  navet » quand cette ambition tombe à plat. Et c’est exactement ce qui prouve la décadence de la critique cinématographique dans notre pays. Des journalistes illustres se sont gargarisés d’éloges pour promouvoir une production qui semblait réunir tous les atouts. Ainsi il leur semblait suffisant d’énumérer les noms de  Fabrice Luchini, d’Isabelle Huppert, d’André Dusselier, de Daniel  Prévost ou de Dany Boon pour être sûrs de ne pas se tromper.  Et pourtant ces grands acteurs ont failli à leur tâche. Seule Isabelle Huppert tire son épingle du jeu dans le rôle d’une star du cinéma muet qui brûle de remonter sur les planches. Mais elle-même a été victime d’une direction d’acteur bancale et d’une mise en scène incapable de servir un scénario qui aurait pu être davantage mis en valeur.

     Les deux rôles principaux ont été confiés à de jeunes actrices dont le nom n’a pas le même prestige que ceux de leurs aînés, ce qui était plutôt un avantage, mais, si elles sont agréables à regarder, leur fraîcheur est impuissante à masquer le racolage permanent destiné à susciter l’intérêt du public.  Pendant la représentation à laquelle j’ai assisté je n’ai entendu personne réagir aux situations et aux dialogues calculés pour produire un effet comique. Et quand l’effet comique ne vient pas, la légèreté se transforme en lourdeur et c’est l’ennui qui s’installe. On  admettra que des gens sont pourtant venus en croyant se faire plaisir.  Et c’est là où le bât blesse, puisque le public lui-même est tombé dans le panneau en accourant en masse pour augmenter le succès d’un «  navet » aussi resplendissant. N’est pas Labiche ou Feydeau qui veut.

    On a loué  François Ozon pour son art « de glisser subtilement entre les langages théâtraux et cinématographiques », mais c’est justement là où le bât blesse car dans ce mélange des genres ce valeureux metteur en scène a manqué son pari. Il n’a pas su passer d’un genre à l’autre et son film n’est finalement ni du cinéma ni du théâtre. Les grands acteurs pris en étau entre deux sollicitations différentes, s’en sortent mal et parlent faux.

    On peut saluer les mérites de cette tentative de faire du théâtre au cinéma, mais il y a une vérité de la perception qui ne trompe pas.  Pour s’en convaincre on peut se rappeler les grandes réussites de Max Ophuls et de Lubitsch qui ont traité des sujets de théâtre en les intégrant dans le langage cinématographique. 

    Quand on recherche l’effet à produire dans une création culturelle, on sort du domaine de l’art pour entrer dans celui de la publicité qui a trouvé aujourd’hui son accomplissement dans «  le marketing » : « la marque » a substitué une valeur fictive à la valeur réelle. En vidant la forme de son contenu et en devenant un prétexte à la création une œuvre ne fait plus alors sens dans la coïncidence entre « le faire » et «  l’être ».  

     La fin n’a pas seulement déterminé le moyen comme on le croit trop souvent, elle s’est confondue avec lui dans la berlue des consommateurs d’un produit tout fait.  Quand on entreprend un spectacle, un film, en visant un objet extérieur au spectacle et au film, on se déplace dans une autre sphère que celui de l’acte même de création lié au plaisir  qu’on se donne à soi-même pour viser un résultat qui n’est plus qualitatif mais quantitatif, qui  n’est plus ni intellectuel, ni artistique, ni spirituel, mais matériel, commercial, sociétal. Et on ne saurait se duper en prétendant qu’on veut faire plaisir « aux autres », car en réalité on les utilise dans un autre but que la communion entre le créateur et le spectateur.

    C’est pourquoi «  le navet » ne prend sa place que dans un art professionnel et non amateur, un art institué fondé sur le métier, sur un acquis obtenu dans les écoles.

    Dans les débats de l’Inkhouk, l’Institut de Culture artistique, fondé en 1920 à Moscou,  les constructivistes discutaient des mérites respectifs du «  métier » et de «  l’invention ». Ils considéraient que l’un ne pouvait aller sans l’autre, car le métier est menacé par l’académisme et l’invention livrée à elle-même est incapable de créer une œuvre aboutie.

    L’invention est souvent revendiquée par les artistes contre l’académisme, parce qu’ils privilégient l’originalité, la nouveauté d’un art ouvert sur l’avenir et non figé dans le passé.

     Cette approche, critique envers le professionnalisme, semble favorable à l’amateurisme. Ce mot dans notre langue est trop entaché de connotations négatives pour être retenu comme la voie de salut de la création individuelle. Et on aurait besoin d’une notion beaucoup plus large, couvrant le champ des  «  amateurs » qui cherchent dans la création artistique une nourriture qui donne un sens à leur vie.

    On est amateur avant d’être créateur, car la première condition pour se consacrer à un art, quel qu’il soit, c’est de l’aimer, d’y prendre goût. L’amour d’un art est le premier pas vers l’initiation de ses procédés, de ses méthodes, de sa grammaire, c’est-à-dire, vers le «  métier ». Avant d’acquérir le métier de cinéaste on est d’abord cinéphile.  Les cinéastes de la Nouvelle Vague ont tous été  formés à la cinémathèque de Langlois. C’est en regardant les films qu’ils ont eu envie d’en réaliser eux-mêmes.

    Mais c’est surtout au théâtre que ce mot a pris une résonance beaucoup plus large dans le foisonnement des groupes de théâtre « amateurs » réunis  dans une œuvre collective qui fait appel aux «  moyens du bord ».

     L’homme ne vit pas seulement de pain et il a besoin de consacrer son temps et son énergie à d’autres activités que mercantiles et financières.

    Et on a vu apparaître des formes de théâtre qui le sortaient de l’institution et qui l’introduisaient dans la vie populaire, comme «  le théâtre de rue » qui se détourne de la représentation vers l’animation, en transformant les spectateurs en acteurs d’une création où ils oublient leurs différences.  Meyerhold aspirait déjà à faire sortir le théâtre de sa boîte pour le mettre dans l’espace social, l’espace vivant. Jean Vilar avait essayé sans succès de créer un «  théâtre populaire », un théâtre pour le peuple, et non seulement pour l’élite. 

    Le mouvement de la synthèse des arts  dans «  l’avant-garde russe » avait pour but «  la construction de la vie » en arrachant la culture à son piédestal pour changer la société.

     Cette aspiration a fait long feu avec le retour du conservatisme sous le régime stalinien, mais elle était au coeur même d’une révolution avortée et qui pourtant continue à brûler sous la cendre, chez tous les peuples de la terre.

     Il s’agit  donc de tirer «  les amateurs », c’est à dire « les amoureux » d’un art «  élitaire pour tous », selon le voeu d’Antoine Vitez, de la contemplation vers l’action, de la consommation vers la création d’un échange entre les hommes, en brisant  le carcan des catégories professionnelles et sociales.    

  • LE CHRIST EST RESSUSCITÉ! ΧΡΙΣΤΟΣ ΑΝΕΣΤΗ! ВОИСТИНУ ВОСКРЕСЕ! Adevărat a înviat !

    LE CHRIST EST RESSUSCITÉ! ΧΡΙΣΤΟΣ ΑΝΕΣΤΗ! ВОИСТИНУ ВОСКРЕСЕ! Adevărat a înviat !

     

    Евангелие от Иоанна 1;1-18:

    1 В начале было Слово, и Слово было у Бога, и Слово было Бог.
    2 Оно было в начале у Бога.
    3 Все чрез Него начало быть, и без Него ничто не начало быть, что начало быть.
    4 В Нем была жизнь, и жизнь была свет человеков.
    5 И свет во тьме светит, и тьма не объяла его.
    6 Был человек, посланный от Бога; имя ему Иоанн.
    7 Он пришел для свидетельства, чтобы свидетельствовать о Свете, дабы все уверовали чрез него.
    8 Он не был свет, но был послан, чтобы свидетельствовать о Свете.
    9 Был Свет истинный, Который просвещает всякого человека, приходящего в мир.
    10 В мире был, и мир чрез Него начал быть, и мир Его не познал.
    11 Пришел к своим, и свои Его не приняли.
    12 А тем, которые приняли Его, верующим во имя Его, дал власть быть чадами Божиими,
    13 которые ни от крови, ни от хотения плоти, ни от хотения мужа, но от Бога родились.
    14 И Слово стало плотию, и обитало с нами, полное благодати и истины; и мы видели славу Его, славу, как Единородного от Отца.
    15 Иоанн свидетельствует о Нем и, восклицая, говорит: Сей был Тот, о Котором я сказал, что Идущий за мною стал впереди меня, потому что был прежде меня.
    16 И от полноты Его все мы приняли и благодать на благодать,
    17 ибо закон дан чрез Моисея; благодать же и истина произошли чрез Иисуса Христа.
    18 Бога не видел никто никогда; Единородный Сын, сущий в недре Отчем, Он явил.

    ÉVANGILE DE JÉSUS-CHRIST SELON SAINT JEAN

    01 AU COMMENCEMENT était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.

    02 Il était au commencement auprès de Dieu.

    03 C’est par lui que tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.

    04 En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ;

    05 la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.

    06 Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean.

    07 Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui.

    08 Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.

    09 Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde.

    10 Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu.

    11 Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu.

    12 Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom.

    13 Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu.

    14 Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.

    15 Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. »

    16 Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ;

    17 car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

    18 Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.

    Homélie catéchétique de notre père parmi les saints, Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople, en ce saint et lumineux jour de la glorieuse et salutaire résurrection du Christ notre Dieu 

    Que celui qui est pieux et qui aime Dieu, jouisse de cette belle et lumineuse fête ; que tout serviteur sage entre en se réjouissant dans la joie de son maître ; que celui qui s’est donné la peine de jeûner jouisse maintenant du denier qui lui revient ; que celui qui a travaillé dès la première heure reçoive à présent son juste salaire ; que celui qui est venu après la troisième heure célèbre cette fête en rendant grâce ; que celui qui est arrivé après la sixième heure n’ait aucune hésitation, car il ne sera pas lésé ; que celui qui a laissé passer la neuvième heure s’approche sans hésiter ; que celui qui a tardé même jusqu’à la onzième heure ne craigne pas d’avoir été nonchalant. Car le Maître est généreux et Il reçoit le dernier aussi bien que le premier, Il accorde le repos à celui de la onzième heure comme au travailleur de la première ; du dernier, Il a pitié, et du premier, Il prend soin ; à celui-ci, Il donne ; l’autre, Il le comble ; Il reçoit les œuvres, et Il accueille avec amour la bonne volonté ; Il honore l’action et loue l’intention. Entrez donc tous dans la joie de notre Seigneur ; les premiers comme les seconds, recevez votre salaire. Riches et pauvres, exultez ensemble. Abstinents et négligents, honorez ce jour. Vous qui avez jeûné et vous qui n’avez pas jeûné, réjouissez-vous aujourd’hui. La table est abondante, faites en tous vos délices. Le veau gras est servi ; que personne ne s’en retourne sans être rassasié.

    Tous jouissez du festin de la foi. Tous jouissez des richesses de la bonté. Que personne ne se lamente sur sa pauvreté : car notre Royaume à tous est apparu.

    Que personne ne pleure ses péchés, car le pardon s’est levé du tombeau. Que personne ne craigne la mort, car la mort du Sauveur nous a délivrés. Tenu par elle, Il l’a étouffée ; descendu dans l’enfer, Il a dépouillé l’ enfer, Il l’ a rendu amer pour avoir goûté à sa chair.

    Et cela Isaïe l’avait annoncé : L’ enfer, dit-il, est devenu amer lorsqu’il T’a rencontré dans les profondeurs. Il est devenu amer car il a été aboli ; il est devenu amer car il a été joué ; il est devenus amer car ils a été mis à mort ; il est devenu amer car il a été renversé ; il est devenu amer, car il a été lié. Il a pris un corps, et s’est trouvé devant Dieu ; il a reçu de la terre, et il a rencontré le ciel ; il a pris ce qu’il voyait, et il est tombé à cause de ce qu’il ne voyait pas.

    Où est ton aiguillon, ô mort ? Enfer, où est ta victoire ?

    Le Christ est ressuscité et tu as été jeté à bas. Le Christ est ressuscité et les démons sont tombés. Le Christ est ressuscité et les anges se réjouissent. Le Christ est ressuscité et la vie règne. Le Christ est ressuscité et il n’y a plus un seul mort au tombeau. Car le Christ s’étant relevé des morts est devenu prémices de ceux qui se sont endormis. À Lui gloire et puissance dans les siècles des siècles. Amen. 

    Огласительное слово на Пасху святителя Иоанна Златоуста

    Иоанн Златоуст

    Кто благочестив и Боголюбив — насладись ныне сим прекрасным и радостным торжеством! Кто слуга благоразумный — войди, радуясь, в радость Господа своего! Кто потрудился, постясь, — прими ныне динарий! Кто работал с первого часа — получи ныне заслуженную плату! Кто пришел после третьего часа — с благодарностью празднуй! Кто достиг только после шестого часа — нисколько не сомневайся, ибо и ничего не теряешь! Кто замедлил и до девятого часа — приступи без всякого сомнения и боязни! Кто же подоспел прийти лишь к одиннадцатому часу — и тот не страшися своего промедления! Ибо щедр Домовладыка: принимает последнего, как и первого; ублажает пришедшего в одиннадцатый час так же, как и трудившегося с первого часа; и последнего одаряет, и первому воздает достойное; и тому дает, и этому дарует; и деяние принимает, и намерение приветствует; и труд ценит, и расположение хвалит.

    Итак, все — все войдите в радость Господа своего! И первые, и последние, примите награду; богатые и бедные, друг с другом ликуйте; воздержные и беспечные, равно почтите этот день; постившиеся и непостившиеся, возвеселитесь ныне! Трапеза обильна, насладитесь все! Телец упитанный, никто не уходи голодным! Все насладитесь пиром веры, все воспримите богатство благости!

    Никто не рыдай о своем убожестве, ибо для всех настало Царство! Никто не плачь о своих грехах, потому что из гроба воссияло прощение! Никто не бойся смерти, ибо освободила нас Спасова смерть! Объятый смертью, Он угасил смерть. Сошед во ад, Он пленил ад и огорчил того, кто коснулся Его плоти.

    Предвосхищая сие, Исаия воскликнул: «Ад огорчился, встретив Тебя в преисподних своих». Огорчился ад, ибо упразднен! Огорчился, ибо осмеян! Огорчился, ибо умерщвлен! Огорчился, ибо низложен! Огорчился, ибо связан! Взял тело, а прикоснулся Бога; принял землю, а нашел в нем небо; взял то, что видел, а подвергся тому, чего не ожидал!

    Смерть! где твое жало?! Ад! где твоя победа?!

    Воскрес Христос, и ты низвержен! Воскрес Христос, и пали демоны! Воскрес Христос, и радуются ангелы! Воскрес Христос, и торжествует жизнь! Воскрес Христос, и никто не мертв во гробе! Ибо Христос, восстав из гроба, — первенец из умерших. Ему слава и держава во веки веков! Аминь.