Catégorie : Personnel

  • Archives -ÊTRES CHERS DISPARUS

    Archives -ÊTRES CHERS DISPARUS

    Archives -ÊTRES CHERS DISPARUS

    SOFIA GRIGORIEVNA LAFITTE ET VALENTINE MARCADÉ; À LA GALERIE JEAN-CHAUVELIN (EXPOSITION MALÉVITCH), 1971

     

    EVGUÉNIA PÉTROVA, WALLY KORETZKY, EVGUÉNI KOVTOUNE, VALENTINE MARCADÉ, CHEZ MARCADÉ, 1983
    ALVARO VARGAS ET VALENTINE MARCADÉ, FLORENCE , 1987
    VALENTINE MARCADÉ ET NOTRE CHAT MAMAÏ, LA TURBIE , SEPTEMBRE 1988
    VALENTINE MARCADÉ, ATHÈNES, 1989
    ALVARO VARGAS ET VALENTINE MARCADÉ, CORFOU 1989

     

    VALENTINE MARCADÉ À KITZEBÜHL, FIN FÉVRIER 1991

  • Bonne fête du 8 mars!

    Bonne fête du 8 mars!

     

    Bonne fête du 8 mars!

    UN BOUQUET DE POÉSIES À TOUTES MES AMIES SUR LA TERRE ET AU CIEL!

    Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
    J’ai chaud extrême en endurant froidure :
    La vie m’est et trop molle et trop dure.
    J’ai grands ennuis entremêlés de joie.

    Tout à un coup je ris et je larmoie,
    Et en plaisir maint grief tourment j’endure ;
    Mon bien s’en va, et à jamais il dure ;
    Tout en un coup je sèche et je verdoie.

    Ainsi Amour inconstamment me mène ;
    Et, quand je pense avoir plus de douleur,
    Sans y penser je me trouve hors de peine.

    Puis, quand je crois ma joie être certaine,
    Et être au haut de mon désiré heur,
    Il me remet en mon premier malheur.
    LOUISE LABÉ

    À AKHMATOVA

    O muse des pleurs, la plus belle des muses !
    Complice égarée de la nuit blanche où tu nais !
    Tu fais passer sur la Russie ta sombre tourmente
    Et ta plainte aiguë nous perce comme un trait.

    Nous nous écartons en gémissant et ce Ah!
    Par mille bouches te prête serment, Anna
    Akhmatova ! Ton nom qui n’est qu’un long soupir
    Tombe en cet immense abîme que rien ne nomme.

    A fouler la terre que tu foules, à marcher
    sous le même ciel, nous portons une couronne !
    Et celui que tu blesses à mort dans ta course
    Se couche immortel sur son lit de mort.

    Ma ville résonne, les coupoles scintillent,
    Un aveugle errant passe en louant le Sauveur…
    Et moi je t’offre ma ville où les cloches sonnent,
    Akhmatova, et je te donne aussi mon coeur.
    Moscou, 19 juin 1916
    MARINA TSVÉTAÏÉVA

    О, Муза плача, прекраснейшая из муз!
    О ты, шальное исчадие ночи белой!
    Ты черную насылаешь метель на Русь,
    И вопли твои вонзаются в нас, как стрелы.

    И мы шарахаемся и глухое: ох! —
    Стотысячное — тебе присягает. — Анна
    Ахматова! — Это имя — огромный вздох,
    И в глубь он падает, которая безымянна.

    Мы коронованы тем, что одну с тобой
    Мы землю топчем, что небо над нами — то же!
    И тот, кто ранен смертельной твоей судьбой,
    Уже бессмертным на смертное сходит ложе.

    В певучем граде моем купола горят,
    И Спаса светлого славит слепец бродячий…
    — И я дарю тебе свой колокольный град,
    Ахматова! — и сердце свое в придачу.
    19 июня 1916

    Ruth

    Und du suchst mich vor den Hecken.
    Ich höre deine Schritte seufzen
    Und meine Augen sind schwere dunkle Tropfen.

    In meiner Seele blühen süß deine Blicke
    Und füllen sich,
    Wenn meine Augen in den Schlaf wandeln.

    Am Brunnen meiner Heimat
    Steht ein Engel,
    Der singt das Lied meiner Liebe,
    Der singt das Lied Ruths.

    ELSE LASKER-SCHÜLER

     

     

    He was weak, and I was strong —then-
    So He let me lead him in—
    I was weak, and He was strong then—
    So I let him lead me —Home.
    ‘Twas’ntfar —the door was near—
    ‘Twas’nt dark —for He went —too—
    ‘Twas’nt loue, for He said nought—
    That was all I cared to know.
    Day knocked —and we must part-
    Neither —was strongest —now—
    He strove —and I strove —too—
    We did’nt do it — tho’l
    EMILY DICKENSON

     

    Il était faible, et j’étais forte —alors
    Il m’a laissé l’emmener—
    J’étais faible, et il était fort —alors
    Je l’ai laissé m’emmener —chez moi.
    Ce n’était pas loin —la porte était à côté—
    Il ne faisait pas noir —puisqu’il est venu —aussi—
    Il n’y avait pas de bruit —puisqu’il n’a rien dit—
    C’est tout ce qui m’importait.
    Le jour a frappé —et il a fallu nous quitter—
    Ni l’un ni l’autre n’étions plus forts —à présent—
    Il luttait —et je luttais —aussi—
    Nous ne l’avions pas fait —pourtant!

    Quelques images qui me viennent à l’esprit, parmi mille autres, à l’occasion du 8 mars


    Nefertiti-profil

     

     

     

     

     

     LESSYA OUKRAÏNKA

     

     

     

     

     

     

     

     MIRRA LOKHVITSKAYA, SŒUR DE NADIEJDA TEFFYjohannes-vermeer-1632-1675-la-jeune-fille-c3a0-la-perle-dc3a9tail-1665modigliani-soutine-et-aventure-montparnasse-pinacothequeimages-1

     

     

     

     

     

     

     

     ÉLÉNA GOURO

    ] MARINA TSVÉTAIÉVA

     

     

     

     

     

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  • ARCHIVES – VRAC

    ARCHIVES – VRAC

    ARCHIVES – VRAC

    EXTRAIT DE LETTRE À MA MÈRE ANDREA MARCADÉ-DARJO
    VALENTINE MARCADÉ ET UNE AMIE ITALIENNE HISTORIENNE DE L’ART À MILAN, 36 rue Saint-Sulpice,1983
    VALENTINE MARCADÉ ET UNE AMIE ITALIENNE HISTORIENNE DE L’ART À MILAN, 1983
    PÂQUES ORTHODOXES À NICOSIE, 1987

     

    LETTRE D’EVGUÉNI KOVTOUNE À VALENTINE MARCADÉ
    MARIE VASSILIEFF – LE COMPOSITEUR LANDAIS CLAUDE DUBOSCQ

     

    PANTAGRUELISME, VOUS ENTENDEZ QUE C’EST CERTAINE GAYETÉ D’ESPRIT CONFICTE EN MESPRIS DES CHOSES FORTUITES

     

  • Archives -photos en vrac

    Archives -photos en vrac

    Archives -photos en vrac

    PAYSAGE RUSSE (Photo anonyme)
    PYSAGE RUSSE (photo anonyme)
    GEORGES PONCET, « PORTRAIT »(1993, 52/100)

     

    « SOUVENIR DE PARIS » (À VANIA DE LA PART DE STÉPHANE LE PHOTOGRAPHE ET KATIA ZOUBTCHENKO, 1996)
    « SOUVENIR DE PARIS » (À VANIA DE LA PART DE STÉPHANE LE PHOTOGRAPHE ET KATIA ZOUBTCHENKO, 1996)

     

  • John MALMSTAD, né en 1941 à Bismarck, nous a quittés.

    John MALMSTAD, né en 1941 à Bismarck, nous a quittés.

    John Malmstad, un des plus grands connaisseurs de la poésie russe, des arts novateurs dans l’Empire Russe et en URSS, ainsi que du ballet, est mort à Boston d’une pneumonie. L’université de Harvard, dont il était un des éminents professeurs, lui rendra hommage dans les jours qui viennent.

    John Malmstad a été un des étudiants préférés de Nina Berbérova à Princeton. C’est à l’Université de Columbia à New-York qu’il nous avait invités Valentine et moi en 1977 comme senior fellows et nous avons pu faire des conférences en russe dans différents centres universitaires new-yorkais, à Standford, Berkeley, à Los Angeles, Valentine sur l’art russe et le théâtre, moi sur Leskov, Malévitch et l’art des icônes. Nous avons visité avec lui le Nouveau Mexique, la Virginie, l’Arizona, la Caroline du Nord, la nouvelle Angleterre. Et lors de ses séjours chez nous, à Paris et dans les Landes, nous lui avons fait visiter la Bretagne et plusieurs régions de l’Occitanie.

    John Malmstad était un des grands spécialistes d’Andreï Biély dont il a été, entre autre, un des premiers traducteurs en anglais du roman Pétersbourg, une des œuvres majeures du XXème siècle. Il a écrit non seulement sur la poésie de Mikhaïl Kouzmine et publié sa biographie (traduite en français), mais aussi sur la poésie, les critiques littéraires, les monographies et les mémoires de Vladislav Khodassévitch, le premier époux de Nina Berbérova. C’était un scientifique d’une grande exigence  dans l’établissement textologique des  œuvres russes, en particulier symbolistes, et leurs annotations. Il a travaillé dans ce domaine avec ses collègues russes, dont l’académicien pétersbourgeois, spécialiste du modernisme littéraire russe du début du XXème siècle, Alexandre Vassiliévitch Lavrov

    John Malmstad faisait partie de notre vie familiale, il était plus qu’un ami, il était à nos côtés dans les turbulences de la vie intellectuelle.Il a dirigé avec moi l’édition des lettres d’Alexandre Smirnov à Sonia Delaunay écrites dans le premier quart du XXème siècle.

    C’est donc tout un pande notre vie qui disparaît.

    JOHN MALMSTAD, VALENTINE ET JEAN-CLAUDE MARCADÉ, LEUR CHIEN BAÏANE ANNÉES 1970
  • ARCHIVES – POÉSIES

    ARCHIVES – POÉSIES

    ARCHIVES – POÉSIES

    À LIALIA, 6 février 1959

    Chante, chante mon cœur,

    Chante, chante mon sang,

    Chante, chante ma joie

    D’être à ta chair de ma chair.

    Je t’ai emmenée aujourd’hui

    Dans les régions connues de nous

    Avec de telles délices…

    Nous avons survolé notre cité,

    Nous avons volé dans notre ciel,

    Nous avons tout laissé

    Pour davantage nous retrouver,

    Nous avons tout quitté,

    Nous sommes partis, accordés enfin,

    Laissant la méchanceté,

    La vilenie, les désespérances,

    Et j’ai baisé ta main,

    Et nos anneaux se sont réunis

    À LIALIOUCHA, 24 août 1959

    Les arbres roulent, roulent, roulent

    au même rythme que mon cœur,

    mon âme pleure, pleure, pleure,

    sa mélodie et sa langueur.

    Ma Bien-Aimée telle une brise

    ou comme l’aile de l’oiseau

    s’éloigne… mon cœur se brise,

    se brise…

    il n’est plus que lambeau.

    Je te sens , toi, ma Joie,

    je te sens, mon Amie,

    ton cœur bat

    tout près du mien,

    tout empli de clartés

    À LIALIA, 18 octobre 1959

    Tu es là

    Tu rayonnes

    Tu resplendis

    Chaque chose te chante

    Mélodie triste de l’absence,

    Jouée sur un cor anglais

             Aigre, sur une grève

    Le son se meurt

    Et va se fondre

    Avec le glauque ondoiement

    De la mer

    Qui n’en finit pas de finir

    Et de recommencer.

    Une chevelure automnale

    A vogué

    Sur le champ tourmenté.

    Le crépuscule a fini.

    Vénus commence

    Et sur les flots

    Deux yeux

    Roulent sans cesse :

    Deux yeux d’automne

    Ou bien deux astres ?

    Vania

  • Quelques amis fin décembre 2025 – début janvier 2026

    Quelques amis fin décembre 2025 – début janvier 2026

    Quelques amis fin décembre 2025 – début janvier 2026

     

    23 décembre 2025 au Pam avec l’écrivain et hisstorien de l’art ukrainien Evghéni Déménok
    ABLUTIONS À LA FONTAINE CHAUDE DE DAX le 23 décembre 2025 ((PHOTO DÉMÉNOK)
    JEAN-CLAUDE MARCADÉ ET VÉRA GUSEYNOVA LE 7 janvier 2O26 (photo Bernard Marcadé)
    JEAN-CLAUDE MARCADÉ ET VÉRA GUSEYNOVA LE 7 janvier 2O26 (photo Bernard Marcadé)
    Jean-Claude Marcadé place de l’Odéon,8 janvier 2025 (photo Marina Fiodorova)
    Jean-Claude Marcadé au Procope le 8 janvier 2026

     

     

    IGOR MINAEV ET JEAN-CLAUDE MARCADÉ LE 8 JANVIER 2O26 À PARIS (PHOTO MARINA FIODOROVA)

     

     

     

  • Eschyle, « Prométhée enchaîné »

    Eschyle, « Prométhée enchaîné »

    Eschyle, « Prométhée enchaîné »

    Prométhée parle après voir été cloué sur son rocher  pour avoir dérobé le feu  pour le donner aux hommes et il se lamente :

    « ÉTHER DIVIN, SOUFFLE À L’AILE RAPIDE,

    EAUX DES FLEUVES,

    RIRE ÉCLATANT ET INNOMBRABLE DES VAGUES MARINES,

    TERRE MÈRE DES ÊTRES ET DES CHOSES,

    SOLEIL, ŒIL QUI VOIT TOUT,

    JE VOUS INVOQUE ICI :

    VOYEZ CE QUE JE SOUFFRE, MOI UN DIEU PAR LES DIEUX!

    AH! AH! QUEL BRUIT, QUEL PARFUM INVISIBLE

    A VOLÉ JUSQU’À MOI?

    VIENT-IL D’UN DIEU?

    D’UN HOMME?

    D’UN ÊTRE TENANT DE TOUS DEUX?

    À CE ROC,  FRONTIÈRE DU MONDE,

    ON VIENT DONC CONTEMPLER MES MAUX?

    OU BIEN QUE ME VEUT-ON?

    AH! VOYEZ EN CHAÎNÉ UN DIEU MISÉRABLE! »

     

    (D’UNE LETTRE À LIALIA , LE 4 MARS 1960)