Catégorie : Personnel

  • Ernest Renan sur Mahomet

    Ernest Renan sur Mahomet

    Mahomet nous apparaît comme un homme doux, sensible, fidèle, exempt de haine. Ses affections étaient sincères; son caractère, en général, porté à la bienveillance. Lorsqu’on lui serrait la main en l’abordant, il répondait cordialement à cette étreinte, et jamais il ne retirait la main le premier. Il saluait les petits enfants et montrait une grande tendresse de cœur pour les femmes et les faibles. « Le paradis, disait-il, est au pied des mères. » Ni les pensées d’ambition, ni l’exaltation religieuse n’avaient desséché en lui le germe des sentiments individuels. Rien de moins ressemblant à cet ambitieux machiavélique (Mahomet de la pièce de Voltaire) et sans cœur  qui explique en inflexibles alexandrins ses projets à Zopyre.

     Ernest Renan, Études d’histoire religieuse, éd. Michel Lévy frères, 1858, p. 248

  • С Вознесением Господним!  Καλή Ανάληψη!

    С Вознесением Господним! Καλή Ανάληψη!

    С Вознесением Господним!

    Καλή Ανάληψη!

    Dans l’Ascension du Christ il y a, pourrait-on dire, un certain détriment, une certaine perte. Le Sauveur abandonne Sa Mère et Ses disciples. Dans l’Ascension même du Sauveur il y avait la promesse que serait envoyé aux disciples et à toute l’Eglise l’Esprit Saint-Consolateur. Et il y avait encore une autre promesse annoncée par les anges aux disciples :

    « Ce Jésus qui vous a quittés pour s’élever dans le ciel viendra de la même façon que vous l’avez vu montant au ciel.»

    Dans l’Ascension du Sauveur qui met fin à Pâques est celée déjà la promesse annoncée par les anges de la Pâque intemporelle qui ne passera jamais, qui ne s’obscurcira jamais et est précisément le second Avènement du Christ.

    Et sur toutes les icônes de l’Ascension, le Christ qui s’élève est représenté dans la gloire et le triomphe qui seront les Siens lorsqu’il viendra juger l’Univers. Le nom de Pantocrator, de Tout-Puissant est propre au Sauveur de l’Ascension. Il est représenté assis sur le trône de la gloire dans des vêtements clairs illuminés par des rayons d’or (l’assiste), comme image des forces divines, comme énergie.

    MOINE GRÉGOIRE G. I. Krug

    CARNETS D’UN PEINTRE D’ICÔNES

  • De la Fortune, de l’infortune, du hasard hasardé

    De la Fortune, de l’infortune, du hasard hasardé

    Friedrich von Schiller

    Der Ring des Polykrates

    Er stand auf seines Daches Zinnen,
    Er schaute mit vergnügten Sinnen
    Auf das beherrschte Samos hin.
    « Dies alles ist mir unterthänig, »
    Begann er zu Ägyptens König,
    « Gestehe, daß ich glücklich bin. » –

    « Du hast der Götter Gunst erfahren!
    Die vormals deines Gleichen waren,
    Sie zwingt jetzt deines Scepters Macht.
    Doch Einer lebt noch, sich zu rächen;
    Dich kann mein Mund nicht glücklich sprechen,
    So lang des Feindes Auge wacht. » –

    Und eh der König noch geendet,
    Da stellt sich, von Milet gesandt,
    Ein Bote dem Tyrannen dar:
    « Laß, Herr, des Opfers Düfte steigen,
    Und mit des Lorbeers muntern Zweigen
    Bekränze dir dein festlich Haar!

    « Getroffen sank dein Feind vom Speere,
    Mich sendet mit der frohen Märe
    Dein treuer Feldherr Polydor – »
    Und nimmt aus einem schwarzen Becken,
    Noch blutig, zu der Beiden Schrecken,
    Ein wohlbekanntes Haupt empor.

    Der König tritt zurück mit Grauen.
    « Doch warn’ ich dich, dem Glück zu trauen, »
    Versetzt er mit besorgtem Blick.
    « Bedenk’, auf ungetreuen Wellen –
    Wie leicht kann sie der Sturm zerschellen –
    Schwimmt deiner Flotte zweifelnd Glück. »

    Und eh er noch das Wort gesprochen,
    Hat ihn der Jubel unterbrochen,
    Der von der Rhede jauchzend schallt.
    Mit fremden Schätzen reich beladen,
    Kehrt zu den heimischen Gestaden
    Der Schiffe mastenreicher Wald.

    Der königliche Gast erstaunet:
    « Dein Glück ist heute gut gelaunet,
    Doch fürchte seinen Unbestand.
    Der Kreter waffenkund’ge Schaaren
    Bedräuen dich mit Kriegsgefahren;
    Schon nahe sind sie diesem Strand. »

    Und eh ihm noch das Wort entfallen,
    Da sieht man’s von den Schiffen wallen,
    Und tausend Stimmen rufen: « Sieg!
    Von Feindesnoth sind wir befreiet,
    Die Kreter hat der Sturm zerstreuet,
    Vorbei, geendet ist der Krieg! »

    Das hört der Gastfreund mit Entsetzen.
    « Fürwahr, ich muß dich glücklich schätzen!
    Doch, » spricht er, « zittr’ ich für dein Heil.
    Mir grauet vor der Götter Neide;
    Des Lebens ungemischte Freude
    Ward keinem Irdischen zu Theil.

    « Auch mir ist alles wohl gerathen,
    Bei allen meinen Herrscherthaten
    Begleitet mich des Himmels Huld;
    Doch hatt’ ich einen theuren Erben,
    Den nahm mir Gott, ich sah ihn sterben,
    Dem Glück bezahlt’ ich meine Schuld.

    « Drum, willst du dich vor Leid bewahren,
    So flehe zu den Unsichtbaren,
    Daß sie zum Glück den Schmerz verleihn.
    Noch Keinen sah ich fröhlich enden,
    Auf den mit immer vollen Händen
    Die Götter ihre Gaben streun.

    « Und wenn’s die Götter nicht gewähren,
    So acht’ auf eines Freundes Lehren
    Und rufe selbst das Unglück her;
    Und was von allen deinen Schätzen
    Dein Herz am höchsten mag ergötzen,
    Das nimm und wirf’s in dieses Meer! »

    Und Jener spricht, von Furcht beweget:
    « Von Allem, was die Insel heget,
    Ist dieser Ring mein höchstes Gut.
    Ihn will ich den Erinen weihen,
    Ob sie mein Glück mir dann verzeihen, »
    Und wirft das Kleinod in die Fluth.

    Und bei des nächsten Morgens Lichte,
    Da tritt mit fröhlichem Gesichte
    Ein Fischer vor den Fürsten hin:
    « Herr, diesen Fisch hab’ ich gefangen,
    Wie keiner noch ins Netz gegangen,
    Dir zum Geschenke bring’ ich ihn. »

    Und als der Koch den Fisch zertheilet,
    Kommt er bestürzt herbeigeeilet
    Und ruft mit hocherstauntem Blick:
    « Sieh, Herr, den Ring, den du getragen,
    Ihn fand ich in des Fisches Magen,
    O, ohne Grenzen ist dein Glück! »

    Hier wendet sich der Gast mit Grausen:
    « So kann ich hier nicht ferner hausen,
    Mein Freund kannst du nicht weiter sein.
    Die Götter wollen dein Verderben;
    Fort eil’ ich, nicht mit dir zu sterben. »
    Und sprach’s und schiffte schnell sich ein.

     

    (1797)

     

  • ХРИСТОС ВОСКРЕСЕ!  ΧΡΙΣΤΟΣ ΑΝΕΣΤΗ!   LE CHRIST EST RESSUSCITÉ!

    ХРИСТОС ВОСКРЕСЕ! ΧΡΙΣΤΟΣ ΑΝΕΣΤΗ!  LE CHRIST EST RESSUSCITÉ!

    ХРИСТОС ВОСКРЕСЕ!

    ΧΡΙΣΤΟΣ ΑΝΕΣΤΗ! 

    LE CHRIST EST RESSUSCITÉ!

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    MIKHAÏL NESTÉROV
    PIOTR BROMIRSKI

    Moine Grégoire Krug (LA DESCENTE AUX ENFERS)

    […] C’est le triomphe de la libération du lourd sommeil de la mort. Voilà pourquoi le Sauveur est si souvent représenté sur les icônes comme se dressant hors du tombeau, foulant le tombeau ou s’élevant au-dessus du tombeau, vainquant en quelque sorte l’attraction de la terre qui est pour nous l’image de notre peccabilité, de notre corrup tibilité, l’image de notre asservissement à la mort. Sur cette icône, le Sauveur est comme le conducteur de tout le genre humain qui appelle tout le monde à le suivre, l’annonciateur de la résurrection générale.Cette représentation, néeà Byzance, a connu une propagation particulière en Occident dans l’Eglise catholique romaine. Mais là elle s’est comme alourdie, elle a perdu son sens spirituel originel et page130image8073984elle a commencé de plus en plus à se rapprocher de la représentation de l’instant même de la Résurrection, mystérieux et impénétrable, en étant surchargée d’une multitude de détails,avec des gardiens tombant par terre à la vue du Christ ressuscitant et ainsi de suite.[…]

     

     

     

     

     

    Saint PORPHYRE,

    « La joie de la Résurrection est victorieuse de l’affliction »

    Le Christ, par sa Résurrection, ce n’est pas un fleuve, ni un canal, ni un lac, qu’Il nous a fait traverser. Il nous a fait traverser un abîme qu’il était impossible à l’homme de traverser tout seul. Il nous a fait passer de la vie à la mort. Maintenant, tout est joie, grâce à la Résurrection de notre Christ. As-tu vu, maintenant, au printemps, les chevreaux qui sautent sur l’herbe, tètent un peu leur mère, puis sautent de nouveau? C’est de cette manièreque nous devrions, nous aussi sauter, sous l’effet d’un »‘ joie indicible pour la résurrectioin du Seigneur et la nôtre […]

  • ВЕЛИКИЙ ПЯТОК!

    ВЕЛИКИЙ ПЯТОК!

    ВЕЛИКИЙ ПЯТОК!

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  • Великий Четверг

    Великий Четверг

    Великий Четверг

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  • С БЛАГОВЕЩЕНИЕМ!

    С БЛАГОВЕЩЕНИЕМ!

    С БЛАГОВЕЩЕНИЕМ!

    SAINTE-SOPHIE DE KIEV

     

     

     

     

    FRA ANGELICO

    ALEXANDRE IVANOV

    MIKHAÏL NESTÉROV

    « Parallèlement au Seigneur, on trouve aussi la Vierge Marie obéissante, lorsqu’elle dit : Voici ta servante, Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole (Lc 1,38). Ève, au contraire, avait été désobéissante : elle avait désobéi, alors qu’elle était encore vierge. Car, de même qu’Ève, ayant pour époux Adam, et cependant encore vierge – car ils étaient nus tous les deux dans le paradis et n’en avaient point honte (Gn 2,25), parce que, créés peu auparavant, ils n’avaient pas de notion de la procréation : il leur fallait d’abord grandir , et seulement ensuite se multiplier (Gn 1,28) – de même donc qu’Ève, en désobéissant, devint cause de mort pour elle-même et pour tout le genre humain, de même Marie, ayant pour époux celui qui lui avait été destiné par avance, et cependant Vierge, devint, en obéissant, cause de salut (cf. He 5,9) pour elle-même et pour tout le genre humain. C’est pour cette raison que la Loi donne à celle qui est fiancée à un homme, bien qu’elle soit encore vierge, le nom d’épouse de celui qui l’a prise pour fiancée (Dt 22,23-24), signifiant de la sorte le retournement qui s’opère de Marie à Ève. Car ce qui a été lié ne peut être délié que si l’on refait en sens inverse les boucles du nœud. »[3]

    Saint Irénée de Lyon,  Contre les hérésies

    «Quelle louange divine de Toi t’apporterai-je, comment T’appellerai-je ? Je suis embarrassé et terrifié. »

    Dans l’Annonciation s’est accompli le mystère qui surpasse toutes les limites de la raison humaine – l’incarnation de Dieu. Deuxième Personne de la Sainte Trinité, Dieu S’est incarné dans son essence indescriptible par la Vierge, S’est tissé un sceau avec la pourpre du sang de la Très Pure et S’est fait homme ; Il a emprunté non seulement le corps de la Très Pure Vierge Marie, mais également son âme et tout ce qui est humain. Dans l’Annonciation commence à se tisser la pourpre de la chair du Christ. Dans l’Annonciation l’humanité prend son origine : le Verbe Se fait homme par l’infusion de l’Esprit Saint envoyé par le Père […]

    L’Esprit Saint qui a déterminé par son infusion l’incarnation de Dieu le Verbe a rempli tout l’Ancien Testament, toute la vie de l’Israël vétéro-testamentaire, de la plénitude des prédictions prophétiques sur l’incarnation du Fils de Dieu par la Vierge. Une des plus magnifiques prophéties est peut-être ces paroles du prophète Isaïe:

    «Voici la Vierge qui recevra dans ses entrailles et enfantera un Fils et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui veut dire « Dieu avec nous » (Isaïe 7, v. 14).

    Selon la tradition de l’Église, la Mère de Dieu a lu le livre de la prophétie d’Isaïe et arrêta sa pensée précisément sur cette prophétie et y réfléchissait lorsque la visita l’archange Gabriel, qui lui annonçait la Bonne Nouvelle. Et sur les icônes de l’Annonciation, pas sur toutes il est vrai, le livre de l’Ancien Testament est représenté ouvert à l’endroit de cette prophétie.[…]

    Moine Grégoire (Kroug), Carnets d’un peintre d’icônes, Lausanne,  L’Âge d’Homme,  2019

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  • ВЕЛИКИЙ ПОНЕДЕЛЬНИК

    ВЕЛИКИЙ ПОНЕДЕЛЬНИК

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