Catégorie : Personnel

  • С Вербным Воскресеньем! З Вербною неділею!

    С Вербным Воскресеньем!

    З Вербною Неділею!

    Верба б’є, не я б’ю,
    За тиждень – Великдень!
    Уже недалечко
    Червоне яєчко.
    Лоза б’є, не я б’ю,
    За тиждень – Великдень!
    Будь здоровий, як вода,
    І багатий, як земля.

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  • Du paganisme (Armand Abécassis)

    « [Le paganisme] ne connaît qu’un seul monde, qu’un seul ordre, l’ordre de ce qui est. La question de la destinée humaine se pose pour lui au sein de ce monde unique dont la loi est descriptive. C’est à ce monde qu’il s’adresse pour en tirer la loi impérative. Il tire de ce qui est ce qui doit être. C’est pourquoi il divinise les forces de ce qui est, forces biologiques particulièrement, ou forces astrales auxquelles il soumet la conduite humaine […] Cet esprit du paganisme n’a pas disparu jusqu’à aujourd’hui puisque, si on s’est débarrassé  des dieux, on a gardé l’idée de destin dans le déterminisme biologique ou sociologique, ou historique ou psychanalytique à son origine freudienne. Au contraire, le monothéisme biblique se construit sur l’affirmation de l’existence de deux mondes, de deux ordres : l’ordre de ce qui est et l’ordre de ce qui doit être, l’ordre de l’indicatif et l’ordre de l’impératif, l’ordre de la nature et l’ordre de l’éthique […] L’Hébreu les sépare complètement et pose que ce qui les distingue, c’est la liberté humaine. » Armand Abécassis, L’Univers Hébraïque, Paris, Albin Michel, 2003, p. 285-288 [Cité par Jean-Noël Lemarchand, Introduction à A.S. Khomiakov, L’Église latine et le Protestantisme au point de vue de l’Église d’Orient, Vevey, Xénia, 2006, p. 55-56]

  • De la foi selon Kierkegaard et le hassidisme

    « Ai-je la foi? De cela je ne peux avoir aucune certitude immédiate, car la foi est précisément cette oscillation dialectique qui, dans le tremblement et la crainte, ne désespère pourtant jamais. Elle est le souci infini au sujet de soi-même, ce souci de savoir si on a la foi, et c’est ce souci qui est la foi » (Kierkegaard, Buch des Richters, cité par Jean Wahl, Études kierkegaardiennes, Paris, Vrin, 1977, p. 301)

    Pour le « chercheur », pour l’homme hassidique, il n’est qu’une certitude, celle du risque de l’absolu. […]

    C’est lorsque l’individu n’est pas assuré de sa relation avec l’Autre qu’il y a relation avec l’Autre. Dans le domaine de la foi, « c’est lorsque l’homme n’est pas assuré de sa relation avec Dieu qu’il y a relation avec Dieu. Malheureux ceux qui croient être en relation avec lui car ils ne le sont certainement pas. » (Kierkegaard)

    [Extrait du livre de Marc-Alain Ouaknin, Tsimtsoum. Introduction à la méditation hébraïque, Paris, Albin Michel, 1992, p. 89]

  • Friedrich Hölderlin « Wie wenn am Feiertage… »

    Friedrich Hölderlin

    Wie wenn am Feiertage

    Wie wenn am Feiertage, das Feld zu sehn
    Ein Landmann geht, des Morgens, wenn
    Aus heißer Nacht die kühlenden Blitze fielen
    Die ganze Zeit und fern noch tönet der Donner,
    In sein Gestade wieder tritt der Strom,
    Und frisch der Boden grünt
    Und von des Himmels erfreuendem Regen
    Der Weinstock träuft und glänzend
    In stiller Sonne stehn die Bäume des Haines:

    So stehn sie unter günstiger Witterung,
    Sie, die kein Meister allein, die wunderbar
    Allgegenwärtig erzieht in leichtem Umfangen
    Die mächtige, die göttlich schöne Natur.
    Drum wenn zu schlafen sie scheint zu Zeiten des Jahrs
    Am Himmel oder unter den Pflanzen oder den Völkern,
    So trauert der Dichter Angesicht auch,
    Sie scheinen allein zu sein, doch ahnen sie immer.
    Denn ahnend ruhet sie selbst auch.

    Jetzt aber tagts! Ich harrt und sah es kommen,
    Und was ich sah, das Heilige, sei mein Wort.
    Denn sie, sie selbst, die älter denn die Zeiten
    Und über die Götter des Abends und Orients ist,
    Die Natur ist jetzt mit Waffenklang erwacht,
    Und hoch vom Äther bis zum Abgrund nieder
    Nach festem Gesetze, wie einst, aus heiligem Chaos gezeugt,
    Fühlt neu die Begeisterung sich,
    Die Allerschaffende wieder.

    Und wie im Aug ein Feuer dem Manne glänzt,
    Wenn Hohes er entwarf; so ist
    Von neuem an den Zeichen, den Taten der Welt jetzt
    Ein Feuer angezündet in Seelen der Dichter.
    Und was zuvor geschah, doch kaum gefühlt,
    Ist offenbar erst jetzt,
    Und die uns lächelnd den Acker gebauet,
    In Knechtsgestalt, sie sind erkannt,
    Die Allebendigen, die Kräfte der Götter.

    Erfragst du sie? im Liede wehet ihr Geist,
    Wenn es der Sonne des Tags und warmer Erd
    Entwächst, und Wettern, die in der Luft, und andern,
    Die vorbereiteter in Tiefen der Zeit,
    Und deutungsvoller, und vernehmlicher uns
    Hinwandeln zwischen Himmel und Erd und unter den Völkern.
    Des gemeinsamen Geistes Gedanken sind
    Still endend in der Seele des Dichters,

    Daß schnellbetroffen sie, Unendlichem
    Bekannt seit langer Zeit, von Erinnerung
    Erbebt, und ihr, von heilgem Strahl entzündet,
    Die Frucht in Liebe geboren, der Götter und Menschen Werk,
    Der Gesang, damit er beiden zeuge, glückt.
    So fiel, wie Dichter sagen, da sie sichtbar
    Den Gott zu sehen begehrte, sein Blitz auf Semeles Haus
    Und die göttlich getroffne gebar,
    Die Frucht des Gewitters, den heiligen Bacchus.

    Und daher trinken himmlisches Feuer jetzt
    Die Erdensöhne ohne Gefahr.
    Doch uns gebührt es, unter Gottes Gewittern,
    Ihr Dichter! mit entblößtem Haupte zu stehen,
    Des Vaters Strahl, ihn selbst, mit eigner Hand
    Zu fassen und dem Volk ins Lied
    Gehüllt, die himmlische Gabe zu reichen.
    Denn sind nur reinen Herzens,
    Wie Kinder, wir, sind schuldlos unsere Hände,

    Des Vaters Strahl, der reine, versengt es nicht,
    Und tief erschüttert die Leiden des Stärkeren
    Mitleidend, bleibt in den hochherstürzenden Stürmen
    Des Gottes, wenn er nahet, das Herz doch fest.
    Doch weh mir! wenn von …

    Weh mir! …

    Und sag ich gleich …

    Ich sei genaht, die Himmlischen zu schauen,
    Sie selbst, sie werfen mich tief unter die Lebenden
    Den falschen Priester, ins Dunkel, daß ich
    Das warnende Lied den Gelehrigen singe.

    Dort…

     

  • Joyeuses Pâque à tous les amis chrétiens

    Chers amis,
    Très joyeuses et bonnes Pâques dans l’espérance de la miséricorde
    Ich wünsche Euch eine sonnige und friedliche Osterzeit!
    Jean-Claude/Jean/Vania

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  • Kierkegaard sur la foi

    KIERKEGAARD

    « Dans la conception morale de la vie, il s’agit donc pour l’Individu de se dépouiller de son intériorité, pour l’exprimer dans quelque chose d’extérieur. Chaque fois qu’il y répugne, chaque fois qu’il se retient à quelque sentiment, disposition, etc., d’ordre intérieur ou qu’il y retombe, il pèche contre lui-même, il se met dans un état de crise anxieuse. (…)

    La philosophie nouvelle s’est permis de substituer purement et simplement l’immédiat à «la foi ». Quand on agit ainsi, il est ridicule de nier que la foi a été de tout temps. Elle entre ainsi dans la compagnie assez vulgaire du sentiment, de l’humeur, des vapeurs, etc. En ce sens, la philosophie peut avoir raison de dire qu’il ne faut pas s’en tenir à la foi. Mais rien ne l’autorise à prendre les mots dans cette acception.(. . .)Il faut d’abord que l’individu se soit épuisé dans l’infini, pour qu’il en soit au point où la foi peut surgir.

    Le paradoxe de la foi consiste donc en ceci que l’Individu est supérieur au général, de sorte que, pour rappeler une distinction dogmatique aujourd’hui rarement usitée, l’Individu détermine son rapport au général par son rapport à l’absolu, et non son rapport à l’absolu par son rapport au général. On peut encore formuler le paradoxe en disant qu’il y a un devoir absolu envers Dieu ; car, dans ce devoir, l’Individu se rapporte comme tel absolument à l’absolu. Dans ces conditions, quand on dit que c’est un devoir d’aimer Dieu, on exprime par- là autre chose que précédemment ; car, si ce devoir est absolu, la morale se trouve rabaissée au relatif. Toutefois, il ne suit pas de là que la morale doive être abolie, mais elle reçoit une toute autre expression, celle du paradoxe, de sorte que, par exemple, l’amour envers Dieu peut amener le chevalier de la foi à donner à son amour envers le prochain l’expression contraire de ce qui, au point de vue moral, est le devoir. (…)

    Nous trouvons un paradoxe de ce genre dans l’histoire d’Abraham. Au point de vue moral, le rapport qu’il soutient avec Isaac s’exprime en disant que le père doit aimer son fils. Ce rapport moral est ainsi ramené au relatif et s’oppose au rapport absolu avec Dieu. (…) D’une part, la foi a l’expression du suprême égoïsme : elle accomplit le terrifiant, qu’elle accomplit pour l’amour d’elle-même ; d’autre part, elle est l’expression de l’abandon le plus absolu, elle agit pour l’amour de Dieu. Elle ne peut entrer par médiation dans le général ; car, par-là, elle est détruite. La foi est ce paradoxe, et l’Individu ne peut absolument se faire comprendre de personne. »

    Crainte et tremblement, page 109-111, Aubier-Montaigne, Paris, 1984

     

  • Apollon Maïkov, Sur ce cap sauvage…

    Аполлон Майков

    На мысе сем диком… (1840)

    На мысе сем диком, увенчанном бедной осокой,
    Покрытом кустарником ветхим и зеленью сосен,
    Печальный Мениск, престарелый рыбак, схоронил
    Погибшего сына. Его возлелеяло море,
    Оно же его и прияло в широкое лоно,
    И на берег бережно вынесло мертвое тело.
    Оплакавши сына, отец под развесистой ивой
    Могилу ему ископал и, накрыв ее камнем,
    Плетеную вершу из ивы над нею повесил -
         Угрюмой их бедности памятник скудный!

  • Une dentelle s’abolit …

     

    Une dentelle s’abolit …

    Une dentelle s’abolit
    Dans le doute du Jeu suprême
    A n’entrouvrir comme un blasphème
    Qu’absence éternelle de lit.

    Cet unanime blanc conflit
    D’une guirlande avec la même,
    Enfui contre la vitre blême
    Flotte plus qu’il n’ensevelit.

    Mais chez qui du rêve se dore
    Tristement dort une mandore
    Au creux néant musicien

    Telle que vers quelque fenêtre
    Selon nul ventre que le sien,
    Filial on aurait pu naître.