Auteur/autrice : Jean-Claude

  • Macron-Trump : le coucou et le coq…, fable d’Ivan Krylov

    L’assaut de louanges macroniens-troumpiens ressemble fort à la fable de Krylov Le coucou et le coq qui se termine par cette morale:

    Sans honte et sans pudeur quand un flatteur vous loue,
    D’éloges mutuels il sait qu’il fait un troc:
    À vanter le coucou lorsque le coq s’enroue,
    C’est pour que le coucou vante à son tour le coq.

    (traduction de  Noël Parfait en 1867)

    ou bien :

    Mais pourquoi la coucou loue le coq?
    Parce que le coq loue la coucou.

    ou bien (plus près de l’original) :

    Bien que vous fassiez l’éloge l’un de l’autre à vous enrouer,

    Votre musique reste exécrable!…

    Pourquoi donc, sans crainte de fauter,

    Le Coucou loue le Coq? 

    Mais parce que le Coq loue le Coucou.

    (traduction Jean-Claude Marcadé)

    КУКУШКА И ПЕТУХ

    «Как, милый Петушок, поешь ты громко, важно!» —
    «А ты, Кукушечка, мой свет,
    Как тянешь плавно и протяжно:
    Во всем лесу у нас такой певицы нет!» —
    «Тебя, мой куманёк, век слушать я готова».—
    «А ты, красавица, божусь,
    Лишь только замолчишь, то жду я, не дождусь,
    Чтоб начала ты снова…
    Отколь такой берется голосок?
     И чист, и нежен, и высок!..
    Да вы уж родом так: собою не велички,
    А песни, что́ твой соловей!» —
    «Спасибо, кум; зато, по совести моей,
    Поешь ты лучше райской птички.
    На всех ссылаюсь в этом я».
    Тут Воробей, случась, примолвил им: «Друзья!
    Хоть вы охрипните, хваля друг дружку,—
    Всё ваша музыка плоха!..»

    За что́ же, не боясь греха,
     Кукушка хвалит Петуха?
    За то, что хвалит он Кукушку.


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  • Mouscardès-Bordeaux – années 1930-1950 (suite)

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    Jean-Claude Marcadé à l’école de Mouscardès (devant la maison de sa mère, l’institutrice), fin des années 1930
    JEAN BEYLET FAMILLE 1949 001
    1er rang, de droite à gauche : Robert le Parisien, Hélène Marcadé, deux parentes; 2ème rang : Odette, la femme de Robert, un cousin, Noémie (La Dauna), Jean-Claude et Franck Marcadé
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    René Marcadé jouant de la clarinette (le 3ème à partir de la gauche ), années 1930
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    René Marcadé avec un orchestre (au centre, derrière) années 1930
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    Assis de gauche à droite : une parente, Franck Marcadé, Noémie (La Dauna), Jen-Claude Marcadé, un cousin; debout de gauche à droite : Hélène Marcadé, deux cousins, Daniel Marcadé
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    Bernard, Hélène Marcadé, Jean-Claude Marcadé à Biarritz, vers 1950
    JC Franck 1949 JEAN BEYLET 001
    Les deux frères Franck et Jean-Claude Marcadé, 1949
    JC 11 JUIN 48 Bx 001
    Jean-Claude Marcadé, premier communiant, entouré de Dédée Larrodé, Hélène Marcadé, Bordeaux 11 juin 1948
  • « Têtes pensantes » de Sabine Buchmann

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    Sabine Buchmann, « Tête qui pense »
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    Sabine Buchmann, Têtes qui pensent
  • Les années 1939- 1950 à Mouscardès et Bordeaux (suite)

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    Jean-Claude, Franck et leur père René Marcadé devant Jean-Beylet (début 1939)

     

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    L’école de Mouscardès vers 1942 (Jean-claude est au troisième rang le 3ème à partir de la droite)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Jean-Claude, sa mère Andrea et son père René Marcadé à Bordeaux (fin des années 1940)

     

     

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    Noémie (La Dauna), Daniel et Hélène Marcadé, Bernard, Odette et Franck Marcadé, un cousin, devant Jean-Beylet ( début années 1950)
    jc 1950
    Jean-Claude et Robert, le copain de l’oncle Daniel, évadé avec lui de Regensburg pendant la guerre ( devant Jean-Beylet vers 1950)
  • Рождество честного славного Пророка, Предтечи и Крестителя Господня Иоанна

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    Nativité de Jean le Baptiste

     

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    Nativité de Jean le Baptiste
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    Nativité de Jean le Baptiste

     

     

     

     

     

    Da zu dir der
    Heiland kam,
    willig seine Taufe nahm,
    weihte sich dem Opfertod,
    gab er uns des Heils Gebot:
    das wir durch sein’ Tauf uns weihn,
    seines Opfers wert zu sein.
    Edler Täufer!
    Christs Vorläufer!
    Nimm uns gnädig an,
    dort am Fluß Jordan! (Richard Wagner)

  • Triste « Carmen » à Aix-en-Provence

    Dmitri Tcherniakov a encore sévi! Bien que le présentateur de cette « Carmen » ait répété qu’elle était « bouleversante », pour moi, elle est un attentat à la musique, avec des accumulations inutiles d’objets et de personnages inventés par le metteur en scène, ce qui doit coûter une fortune, mais surtout elle empêche d’ entendre  les sonorités tragiques de l’oeuvre. Cela est tout particulièrement évident dans le quatrième acte qui est un des moments les plus sublimes de l’histoire de l’opéra et qui, ici, est salopé par Tcherniakov, qui s’est livré à un mauvais pastiche de l’expressionnisme allemand des années 1920.  On a les ingrédients de « nos valeurs » : sexe, impudicité, blasphème, policiers avec kalachnikovs et tutti quanti. Contre ce psychologisme  et physiologisme délirants des mises en scène de Tcherniakov, on rêve de la venue d’un nouvel Adolph Appia, pour qu’enfin, dans une nudité pleine, on puisse  ENTENDRE LA MUSIQUE! Les voix de Stéphanie d’Oustrac, d’Elsa Dreisig et de Michael Fabiano étaient magnifiques…

    Resouvenons-nous de la géniale relecture de « Carmen » par Peter Brook (avec le compositeur Marius Constant et Jean-Claude Carrière) au Théâtre des Bouffes du Nord à l’automne 1981 (un film en a été tiré). Là, pas d’accumulations d’objets, mais un espace vidé des mascarades pseudo-intellectuelles à la Tcherniakov ou Warlikowski et tous ceux qui, comme eux, ne servent pas la musique mais s’en servent…

     

  • Simone Weil (1909-1943), Simone Veil

    Deux figures exceptionnelles issues du monde juif alsacien :

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    Simone Weil
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    Simone Veil