Auteur/autrice : Jean-Claude

  • KIEV – CAPITALE DE LA MODERNITÉ DANS LES ARTS DU DÉBUT DU XX SIÈCLE

    KIEV – CAPITALE DE LA MODERNITÉ DANS LES ARTS DU DÉBUT DU XX SIÈCLE

    Tout d’abord une précision : à l’époque de l’Union Soviétique, la capitale de l’Ukraine – Kyïv, en russe Kiev- était appelée, en particulier dans les prospectus touristiques, « la mère des villes russes ». C’est le prince Oleg, qui régna à Kiev au début du Xe siècle, qui aurait, selon la Chronique, appelé ainsi la capitale de sa principauté : il n’y avait évidemment pas alors de Russie [Rossiya] dont le nom n’apparaît, avec Pierre Ier, qu’au début du XVIIIe siècle. Il y avait la Rous’. Comme les adjectifs dérivés de Rous’ et de Rossiya ont été rendus homophones – rous’ki pour la première et rousski pour la seconde alors que normalement l’adjectif dérivé de Rossiya serait « normalement » « rosski », d’ailleurs attesté, – le glissement sémantique (suite…)

  • « Le Monde » ‘découvre’ l’Ukraine….

    « Le Monde », qui s’était signalé en appelant Taras Chevtchenko de « le romancier Tchevtchenko »…, découvre aujourd’hui l’Ukraine…

    Je retrouve ce que j’écrivais au « Monde » au sujet de Mme Tymochenko le 17 octobre 2011, et de l’exposition du Louvre « Sainte Russie » (8 avril 2010) :

    Il est parfaitement légitime, selon moi également, de venir au secours de l’ancienne première ministre ukrainienne, Mme Tymochenko, même si elle est loin d’être innocente des faits pour lesquels elle a été jugée (comme, d’ailleurs,  en Russie Khodorkovski). Faut-il pour autant dévoiler à cette occasion les orientations antirusses du « Monde »? L’Ukraine, comme la Géorgie, n’intéressent (suite…)

  • La prière pour l’Ukraine du grand Taras Chevtchenko

    «Пошли мені

    святеє слово,

    Святої правди

    голос новий!

    І слово розумом святим

    І оживи, і просвіти!

    (…)

    Подай душі убогій силу,

    Щоб огненно заговорила,

    Щоб слово

    пламенем взялось,

    Щоб людям

    серце розтопило,

    І на Украйні понеслось,

    І на Україні святилось

    Те слово, божеє кадило,

    Кадило істини. Амінь.»

  • Mélenchon sur l’Ukraine

    Ukraine: un pouvoir « putschiste » (Mélenchon)

    Le leader du parti de Gauche Jean-Luc Mélenchon a estimé aujourd’hui « absolument prévisible » que la Russie prenne « des mesures de protection » en Crimée face au nouveau pouvoirukrainien, qu’il qualifie de « putschiste ».

    Interrogé en marge d’une manifestation contre le pacte de responsabilité, Mélenchon a déclaré: « Les ports de Crimée sont vitaux pour la sécurité de la Russie, il est absolument prévisible que les Russes ne se laisseront pas faire, ils sont en train de prendre des mesures de protection contre un pouvoir putschiste aventurier, dans lequel les néonazis ont une influence tout à fait détestable », a-t-il déclaré.

    « Nous Français, n’avons rien à faire dans une histoire pareille, nous n’avons rien à faire à encourager les provocations contre les Russes, cela dit sans sympathie pour le gouvernement russe (…). La nation russe ne peut admettre que les nord-Américains et l’Otan s’installent à leurs portes », a-t-il ajouté.

    L’ancien candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle de 2012 estime que « l’Otan et les nord-Américains se livrent depuis des mois à une provocation face à la Russie » en s’appuyant sur « la corruption et la brutalité » du pouvoir alors en place en Ukraine.
    Selon lui, « à la faveur du mécontentement légitime des Ukrainiens, se sont infiltrés des gens stipendiés par les nord-Américains, parmi les plus méprisables et dangereux, en particulier le parti prétendument Svoboda qui est en réalité un parti national-socialiste qui multiplie les provocations anti-russes ».

  • Du Mystère…

    Jacques Derrida

     

    La civilisation de l’ennui produite par l’objectivité techno-scientifique dissimule le mystère : les découvertes les plus raffinées sont ennuyeuses pour autant qu’elles ne mènent pas à l’exacerbation du Mystère qui s’abrite derrière ce qui est découvert, derrière ce qui nous est dévoilé. (« L’Éthique du Bon »)

  • Vive Vitali Klytchko et vive l’Ukraine!

    Vive Vitali Klytchko et vive l’Ukraine!

    By  on octobre 6th, 2013 · Edit

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  • Des sages et des fous

    « Wenn du einen siehest, der sich weise dünkt, da ist an

    einem Narren mehr Hoffnung denn  an ihm »

    (Proverbes, 26, 12)

  • De l’Afterphilosoph hystérique Lévy

    CONTROVERSE – Dans une tribune publiée par le HuffingtonPost, mercredi 19 février, Bernard-Henri Lévy demande « la suspension sans délai de la participation européenne aux jeux de Sotchi». Jean-François Kahn considère que la volonté d’ingérence du philosophe a eu dans le passé des conséquences tragiques.


     


    Jean-François Kahn est un journaliste et écrivain français. En 1984, il crée L’Événement du jeudi, puis, en 1997, l’hebdomadaire d’information Marianne dont il est le directeur jusqu’en 2007. Son dernier essai, L’Horreur médiatique est paru chez Plon.


    LE FIGARO. – Dans le HuffingtonPost.fr, Bernard-Henri Lévy appelle à quitter les Jeux de Sotchi. Que vous inspire cette prise de position?

    Jean-François KAHN. – Tout d’abord, Bernard-Henri Lévydéteste le sport: il n’aime ni le football, ni l’athlétisme, ni les sports d’hiver. Tous les prétextes sont donc bons pour faire interdire les compétitions sportives! Plus sérieusement, on peut s’interroger sur sa légitimité et sur la complaisance des médias à son égard. BHL n’a aucune responsabilité politique, il n’est pas élu. Dans ces conditions, comment expliquer qu’il lui suffise d’un coup de téléphone pour bénéficier d’une dépêche AFP?

    Sur le fond, je rappellerais simplement que BHL nous a entraînés dans la guerre en Libye dont nous payons aujourd’hui les conséquences, notamment au Mali. Nous attendons toujours son autocritique. Je trouve extraordinaire qu’un philosophe soit à ce point incapable de faire preuve de recul sur ses propres actes. Comme tout le monde, je suis choqué par la violence des événements qui se déroulent en Ukraine. Mais je refuse totalement la vision simpliste et néostalinienne de BHL. Sait-il par exemple qu’une partie des manifestants de Kiev appartiennent à un parti d’extrême droite qui se revendique «national-socialiste»? BHL, pour qui la pensée est une forme de guerre, a une fâcheuse tendance à plaquer sur tous les sujets le manichéisme qu’il y a dans sa tête.

    BHL est incapable d’admettre que même chez les bons il y a des méchants. Cette réalité heurte son système binaire

    Comme vous l’avez rappelé, Bernard-Henri Lévy aurait eu une influence déterminante dans la guerre en Libye. Est-il sorti de son rôle d’intellectuel?

    Bernard-Henri Lévy a parfaitement le droit de prendre position et même de s’engager. En revanche, je suis choqué par la facilité avec laquelle il parvient à convaincre les hommes politiques. Après avoir été le conseiller en politique étrangère de Nicolas Sarkozy, il est en train de devenir celui deFrançois Hollande. Le rôle d’un intellectuel est de s’exprimer au nom d’une vision éthique et morale, tandis que le politique doit tenir compte de la réalité. Un dirigeant responsable ne peut pas faire de la géopolitique avec une vision du monde en noir et blanc comme celle de BHL. Pour légitimer une intervention en Syrie, le philosophe n’a pas hésité à repeindre les rebelles syriens en anges immaculés, alors même que ces derniers comptent des djihadistes dans leurs rangs. BHL est incapable d’admettre que même chez les bons il y a des méchants. Cette réalité heurte son système binaire.

    En Irak et en Libye, le djihadisme n’a jamais autant prospéré, et les massacres continuent tous les jours

    De Sarajevo à la guerre en Syrie, BHL a toujours milité pour le droit d’ingérence. A-t-on assez mesuré les conséquences tragiques de cette idéologie?

    On ne peut nier les conséquences catastrophiques des ingérences en Irak et en Libye, où le djihadisme n’a jamais autant prospéré et où les massacres continuent tous les jours. BHL n’a jamais reconnu qu’il s’était trompé, et le dossier a été enterré par les médias. Pour autant, dire que l’interventionnisme est par essence condamnable est aussi manichéen que l’inverse. En matière de géopolitique, tout dépend des circonstances et du contexte, même s’il faut tirer les conséquences de l’histoire. Il est difficile de citer une intervention qui a réussi, surtout lorsque c’est l’Occident qui intervient en Orient.

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