Auteur/autrice : Jean-Claude

  • Poutine prédateur de la liberté d’information!!!

     

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     Reporter sans frontières s’est montré indécent en mettant côte à côte Poutine et, par exemple, les dirigeants de la Corée du Nord et de la Chine – cela prouve l’origine de ses informations, de ses sources … et ressources… Il favorise donc, pour ce que je connais, la Russie, tout ce journalisme anti-russe qui donne les mêmes arguments que les forces les plus réactionnaires (républicaines) américaines pour dénigrer systématiquement la Russie. Non pas qu’il n’y ait pas à critiquer et même s’indigner pour certains faits de la vie russe, mais reporter sans frontières pourrait critiquer et s’indigner du journalisme malhonnête qui désinforme systématiquement  la situation russe. C’est à eux et à reporter sans frontières que Poutine fait à juste titre un doigt d’honneur.

    Un des derniers exemples flagrants :

    sur Canal + en clair, on montre une image brève d’une foule dansant le 1er mai à Moscou, avec le commentaire : manifestations anti-poutine en Russie! La même image sur Euronews, montre le peuple en liesse ce même 1er mai à Moscou.

    Canal + a la palme de l’anti-russisme sous le masque de l’anti-poutinisme : sa correspondante, une certaine Eléna Volochina, une sorte de poupée barbie typiquement nouvelle vague féminine postsoviétque, à propos du terrorisme islamiste, a déclaré que les attentats de Boston auraient semblé conforté la position de Poutine, mais non! C’est Poutine, avec ses vérifications des mosquées, qui provoquerait le djihad islamiste au Caucase! Reporter sans frontières peut être content de ce journalisme là qu’il semble pratiquer.

    Sur LCI, le 6 mai : « plusieurs dizaines de milliers de manifestants contre Poutine », alors que la police en a compté 8000 et les manifestants – 25000 (plus de 30000 étaient prévus par eux).

    Euronews indique que la manifestation du 6 mai à Moscou s’est déroulée sans incident, mais, pour que l’on ne pense pas que tout peut bien se passer en Russie, on colle aussitôt une image des affrontements police-manifestants d’il y a un an…si ce n’est pas pour entretenir la confusion….

    Jégo est une des principales désinformatrices sur la Russie  – elle est de  ces personnes qui ont une Schadenfreude jubilatoire à accumuler tout ce qui peut nuire à l’image de Poutine, déclaré par elle « moribond »,  mais de passer sous silence la performance audiovisuelle du maître du Kremlin (5 heures de dialogue avec toute la Russie, sans éviter les questions « gênantes », posées, en particulier, par Alexeï Vénédiktov, le directeur de la radio d’opposition « Ekho Moskvy » [L’écho de Moscou]), la première visite du nouveau dirigeant chinois pour Poutine, la ronde des visiteurs à ce même prédateur « moribond » – en vrac – Kerry, Cameron, Netianahu, prour ne citer que les plus en vues etc. Il ne se passe pratiquement pas un jour sans que le « moribond » ne reçoive quelque personnalité du monde…

    Après la démission de Sourkov (dont Jégo n’a pratiquement jamais parlé, comme du milliardaire Prokhorov qui a un programme intéressant, certes néo-libéral), elle nous prophétise, prenant cette hypothèse dans tous les media du monde, que Medvédev, la marionnette, la « poupée de chiffons » de Poutine, est sur un siège éjectable : qui vivra verra…

    La même Jégo aime faire montre de culture, toujours à contre-sens – dernier en date : la référence à « Crime et châtiment » pour décrire les différentes mises en cause et mises à l’écart  à Skolkovo – Jégo ne va jamais plus loin que les titres…

     

  • Alvaro Vargas, bonnes pages de son livre « Octavio Paz ou la poésie comme la condition humaine même »

     

    LES SOURCES PHILOSOPHIQUES

     

     

    L’influence de l’œuvre  de Wittgenstein a été brillamment étudiée par J. Garcia Sanchez dans son article » Octavio Paz – Wittgenstein: La palabra silenciada « . Dans cet essai nous pouvons  reconnaître un point d’arrivée commun aux recherches du philosophe autrichien et à celles du poète mexicain. Wittgenstein nie la philosophie analytique, présente la fin de la théorie fonctionnaliste et le début de la philosophie du langage ; après lui, la science devra toujours tenir présentes les structures grammaticales de son propre discours. La crise du modèle scientifique du XIX° siècle ouvre le champ à la théorie des modèles ainsi  qu’ au structuralisme. Relevons que ces nouvelles conceptions ne sont pas sans ressemblance avec la pensée analogique de la poésie et des cosmologies traditionnelles.

    Dans leur interrogation sur le langage, Wittgenstein et Paz arrivent au silence comme origine et achèvement. Le silence chez Wittgenstein est la conscience des limites de la pensée et du langage. Chez Paz, c’est la force et l’idéal de l’expression poétique. Le silence se présente au philosophe comme crise de la rationalité analytique et témoin de l’incomplétude du langage. Par contre, il insinue déjà les possibilités de réalisation de la poésie :

    « Acaba el discurso filosófico y comienza lo poético. Termina lo poético y puede oirse el silencio »[1].

    Le silence nous dit quelque chose que les mots n’arrivent pas à exprimer.

    C’est à ce moment que l’on retrouve les idées de Heidegger dont l’influence a été explicitement reconnue par Paz[2]. « L’être » de la phénoménologie heideggérienne (Dasein) correspond à l’idée que Paz se fait de la nature humaine, laquelle est toujours immédiate et insaisissable par des concepts. S’il est possible d’avoir une conscience de l’homme et de son monde, une telle conscience est celle d’un être concret, ici et maintenant. Pour Heidegger, l’inscription de l’homme dans son champ phénoménologique dessine un « étant » qui est lui-même métaphore. Heidegger, après son enquête phénoménologique, en arrive à considérer la poésie comme l’unique « épistémologie » capable d’approcher la réalité de l’être : la poésie est « l’habitation de l’homme »[3] ; la métaphore dépasse le concept en tant qu’instrument de la captation de la condition humaine. Nous y retrouvons une idée qui sera présente tout au long  de la poésie de Paz: l’identification du poème avec la totalité de l’univers phénoménal; et aussi la notion de la poésie dans son acception corporelle d‘habitation, de lieu. Soulignons que cette idée commune à Heidegger et à Paz définit la poésie comme la condition humaine même.

    Il y a donc une primauté ontologique de la métaphore à partir de laquelle vont jaillir les mots, les vers et les poèmes dans leur sens littéraire. L’importance de l’œuvre de Heidegger réside dans ce que, après la stagnation de la philosophie, celle-ci vise à rejoindre l’élément dont on avait voulu la séparer: la poésie. En effet, la phénoménologie heideggérienne est le dernier pas de la pensée théorique avant de redevenir vision poétique du monde.

    Wittgenstein apporte la conscience de l’identité entre la pensée et le langage ; en même temps il nous  dit que ce langage est toujours insuffisant et que le silence est son achèvement légitime. Heidegger reprend la critique du concept et, surmontant le silence, revendique pour le poème les fonctions que la pensée théorique ne peut plus remplir.

    Les attitudes symétriques du silence et de la métaphore se rassemblent chez Paz pour combler le vide laissé par la théorie: malgré l’incertitude des mots, il est encore possible de proposer un savoir qui renvoie l’image du monde. Étonnement silencieux qui s’émerveille de la diversité des choses: Poésie, dire étonné et plurivoque. Nous aurons l’occasion de revenir sur le sujet de la dialectique entre l’étonnement et le silence.

    Chez Paz, existe une conscience claire de ce que la poésie est un nouveau savoir qui peut apporter des éclaircissements à l’homme moderne: « La « sagesse »[4] moderne n’est pas issue de la philosophie, mais de  l’art; ce n’est  pas une « sagesse », mais une folie, une poétique »[5]. Or, cette sagesse poétique exprimée dans la formule « l’homme habite en poète », signifie aussi la possibilité de surmonter le postulat principal de toute philosophie : la distinction entre sujet et objet. Le regard poétique opère une réunification des deux termes en annulant la médiation des concepts et des idées préconçues. L’être du monde nous est directement accessible comme révélation foudroyante et irrévocable. Le poème réinsère la conscience dans la sensibilité immédiate aux objets qui nous entourent.

    C’est ici que réside la différence au niveau « méthodologique » entre les savoirs que nous apporte la science et ceux de la poétique: dans le poème il y a la réduction, voire l’annulation, de la distance au sujet exigée par la science. Plus que des idées sur la réalité, la poésie nous offre les images de notre inscription dans le monde.

     

    Le poète est le démiurge qui configure et donne du sens à chacun des objets de notre expérience. Vision, image ou hallucination, « l’attitude du poète est très comparable à celle du mage. Tous deux utilisent le principe de l’analogie »[6].

     

     

     L’ANALOGIE

     

     

     

     

    Anthropologues et historiens de la pensée sont d’accord pour relever chez l’homme « primitif » une conception analogique des phénomènes de la nature et de ses institutions culturelles. Dans le domaine artistique de la poésie nous retrouvons exactement le même procédé sous le nom de métaphore. Observons de plus près ce que représente cette « pensée par analogie »  qui joue le rôle de méthode dans la révélation poétique.

    C’est à partir d’Aristote que l’on a pu distinguer deux formes de production de vérité: d’une part celle qui, privilégiant le langage, définit le réel dans les termes de l’accord entre des individus en dialogue; d’autre part, celle qui de l’observation des phénomènes vise à tirer des ressemblances, à rapprocher des objets différents. Voilà, en bref, en quoi consisteraient respectivement la méthode logique ou dia-logique, et la méthode analogique de connaissance.

    Il est intéressant de remarquer ici que, contrairement à ce qu’énonce la conception contemporaine qui voudrait voir dans les mathématiques le plus haut degré de la logique, elles sont en réalité issues de la pensée analogique et étaient, à l’origine, étroitement liées à la poésie. L’exemple le plus important de cette liaison réside dans les conceptions « mysticomathématiques » des pythagoriciens.

    Néanmoins, avec l’émergence de la métaphysique, la pensée par analogie cède le pas à la dispute dialectique et la notion même d’analogie subit des changements de sens. En effet, chez Aristote l’ «  analogia » ne se réfère plus à la correspondance ontologique entre les objets qu’entraînait la notion pythagoricienne mais plutôt à une similitude entre des proportions au niveau de la pensée[7]. Évidemment, une telle restriction du terme vise à dépouiller l’analogie de son sens cosmologique original, en la déplaçant du terrain du réel vers celui des idées et de la stratégie conceptuelle. En d’autres termes, la conception aristotélicienne de l’analogie marque le passage des anciennes philosophies cosmologiques vers une vision ontologique des objets de la réalité : nous savons qu’une des idées les plus chères à l’ontologie – et notamment à la métaphysique – est la différenciation des « essences » ; ce qui est incompatible avec la correspondance universelle de la  vision analogique. Par ailleurs, il faut bien reconnaître dans cette restriction idéaliste – qui fait intervenir la raison (ratio) entre le sujet et le monde – l’origine des principaux postulats de la philosophie et de la science contemporaine : la définition, le concept, le paradigme, etc. font référence à une approche toujours détournée de la réalité.

     

    Bien entendu, lorsque Paz vise à réinstaller l’analogie en tant que méthode de production poétique, il fait référence à son ancienne acception d’avant le rationalisme d’Aristote. Au- delà de la simple ressemblance, les objets partagent une même et unique nature et se correspondent entre eux. Tout objet, tout être entretient des rapports avec les autres qui sont inconcevables pour la logique et la pensée rationnelle. Cette acception radicale de l’analogie provient donc de l’ancienne philosophie grecque, aussi bien que des traditions culturelles de l’Orient. Il s’agit d’une intuition qui perçoit la continuité substantielle de l’Univers sous toutes ses formes. La diversité des objets autant que l’individuation de  la conscience chez le sujet sont en réalité des moments d’un mouvement perpétuel de la totalité cosmique.

    Paz exprime clairement cette correspondance dans Mise au net, son dernier grand poème, publié en 1970 :

     

    « Animaux et choses deviennent langage

    Au travers de nous l’Univers s’entretient

    Avec lui-même. Nous sommes un fragment

    – accompli dans son inaccomplissement –

    De son discours »[8].

     

    Nous y voyons la continuité de l’Univers qui fonde l’analogie de l’être (analogia entis) qui fut aussi reprise par la philosophie et l’alchimie du Moyen Âge : l’identification des êtres à leur situation dans le cosmos.

    Après ce bref parcours de la « pensée par analogie » dans l’histoire de la philosophie, il faut maintenant étudier la façon dont cette conception s’inscrit spécifiquement dans l’œuvre  d’Octavio Paz. Tout d’abord, il faut nous représenter l’analogie comme structurant un regard à partir duquel Paz est capable de percevoir, dans le même temps, des éléments contradictoires. Nous pouvons parler d’une « géométrie », dans le sens des pythagoriciens, qui offre un large panorama des différents phénomènes qui se déroulent simultanément. Cela est remarquable, en  tant  que technique d’écriture poétique et comme stratégie d’analyse dans les essais. Dans le cas de l’écriture de la poésie, plusieurs critiques ont pu relever chez Paz le recours fréquent à des allitérations et des réitérations comme des techniques qui produisent des effets de contresens. On a également remarqué la qualification des objets avec des adjectifs en contradiction avec les propriétés élémentaires des dits objets. En réalité, ces particularités stylistiques correspondent à la mise en œuvre  du principe de l’analogie qui permet de relever la symétrie entre des objets ou de résoudre la contradiction entre des éléments en apparence irréconciliables.

    Á ce niveau, l’étude de la technique d’écriture de Paz incite à porter une attention particulière à la géométrisation même de la page et à l’utilisation de l’écriture dans sa fonction plastique de dessin et  d’idéogramme. Dans ce cas précis, on trouve une correspondance analogique directe entre le « corps » du poème et les objets auxquels il est fait référence. Tous ces aspects   techniques » seront développés dans les chapitres correspondants.

    Évidemment, le terrain sur lequel l’analogie donne ses  meilleurs fruits est celui du niveau spécifique comme vision du monde et stratégie de représentation. Les analyses et conclusions apportées par Octavio Paz dans divers thèmes et  disciplines sont produites en utilisant des concepts issus de cette vision principale. Un exemple concret de l’application du raisonnement analogique nous est fourni par le titre d’une de ses œuvres, la plus originale et significative : Conjonctions et Disjonctions : ce livre contient des analyses qui, déployant la simultanéité et le non-antagonisme de la  vision analogique, permettent d’arriver à des conclusions toutes nouvelles sur des sujets importants de la culture et de l’art. Dans le domaine de la critique culturelle et historique, les notions analogiques révèlent la symétrie et la correspondance entre des phénomènes culturels considérés traditionnellement comme indépendants et éloignés. Conjonction, disjonction, symétrie, etc. sont des catégories à valeur panoramique qui nous obligent à reconnaître  l’unité du processus culturel de l’humanité.

    D’autre part, l’application de ce raisonnement par analogie aux problèmes culturels et politiques de l’Amérique Latine a conduit Paz à révéler les correspondances entre des interprétations considérées jusqu’à aujourd’hui comme  contradictoires. En effet, Paz a été le premier à faire ressortir les « iniques symétries » entre les conceptions et les  stratégies politiques des actuels détenteurs du pouvoir et celles de leurs concurrents.[9] Malheureusement, les points de vue de Paz ont été méconnus par « l’intelligentsia » latino-américaine trop habituée à l’engagement hâtif dans l’un ou l’autre camp d’une polémique sans issue. Par ailleurs, on peut constater, consécutive à cette tendance des intellectuels, une attitude qui oscille entre l’enthousiasme sectaire et   la déception impuissante.

    Sur ce point, il faut signaler que l’appréciation de Paz ne doit pas être prise comme une position vouée à l’immobilité, dans sa vision de l’ensemble. Au contraire, c’est justement en surmontant les points de vue partiels que l’on pourrait arriver à proposer des lignes d’action accordées aux conditions réelles. D’ailleurs, Paz découvre que l’analogie est aussi la forme de pensée de tous les peuples :

    « L’idée de correspondance universelle est probablement aussi ancienne que la société humaine. On le comprend: l’analogie rend le monde habitable. »[10]

    Cette citation, extraite du chapitre correspondant à l’analogie dans Points de convergence, nous indique comment la vision poétique ne diffère pas de la cosmologie des sociétés traditionnelles. Une telle communauté entre la vision du poète et les cosmogonies des divers peuples, obéit à la même nécessité d’insérer l’homme dans son entourage. Á travers l’analogie et la correspondance universelle, l’être humain renoue les liens  qui l’attachent au devenir du cosmos. Nous pouvons déjà le confirmer dans un poème de 1952 :

     

     » El universo como un arco y una lira y la geometria

    vencedora de dioses! Unica morada digna del  hombre »[11]

     

    « L’ Univers  comme une  lyre  et  un  arc  et la géométrie                       victorieuse des dieux ! Seule demeure digne de l’ homme ».

     

    Une autre idée dégagée de la conception analogique est que l’être humain auquel Paz fera référence dorénavant est celui qui se rapporte à l’Univers. Par delà toutes les formes historiques de la société, Paz revendique l’homme comme chiffre et sens de l’Histoire et de l’Univers. Nous lisons dans Histoire de deux jardins :

     

    « L’autre est en l’un

    L’un est l’autre

    Nous sommes des constellations »[12]

     


    [1] « Le discours philosophique finit et le poétique commence. Le poétique achevé, on peut entendre le silence »

    [2] Heidegger « a été le penseur contemporain m’ayant le plus ouvert de chemins »  in C. CÉA, Octavio Paz, Paris, Seghers, 1965, p. 39

    [3] M.HEIDEGGER, « L’homme habite en poète », Essais et conférences, Paris, Gallimard, 1958, p. 224-225.

    [4] En français dans l’original

    [5] C.A. p. 143

    [6] L’Arc et la Lyre, p. 666

    [7] ARISTOTE, Ethique à Nicomaque, v.6.30, Paris, Vrin, 1972, p. 288

    [8] O. PAZ, Mise au net, Paris, Gallimard, 1977, p. 60.

    [9] Cf.  Octavio P, Hombres en su siglo,  Barcelone, Seix Barral, 1984, p. 29 à 47,

    [10] Point de convergence, p. 981

    [11] O. PAZ, « Mutra », p. 114

    [12] O. PAZ, « Histoire de deux jardins », Vers le Commencement, p. 325

  • Beethoven et la musique ukrainienne

    ЇХАВ КОЗАК ЗА ДУНАЙ…

    октоберфест
    carabaas

     

    August 1st, 2009
    Current Music:
    Ludwig van Beethoven, composer. Seattle Symphony. Gerard Schwarz, director – Symphony No. 9 (Scherzo

    В Петербургской публичной библиотеке хранится уникальная реликвия – тетрадь великого немецкого композитора Людвига ван Бетховена (Beethoven). В ней – собственноручные нотные записи композитора, сделанные им в 1816 году, в част­ности, ноты (без слов) шести песен. Мелодия одной из них – это мотив по­пулярной украинской песни «Їхав козак за Дунай…».

    Каким образом украинская народная песня оказалась в поле зрения немецкого композитора?

    Согласно одной из версий, песня попала в Германию вместе с солдатами русской армии, воевавшей с Наполе­оном – среди победителей было немало украинцев. По другой версии, песню привезла немецкая путешественница Эльза Рёке, в 1796 году побывавшая в России и Украине.

    Самой убедительной всё же следует признать следующую версию.

    Живший с 1792 года в Вене, Бетховен познакомился с сыном последнего украинского гетмана Кирилла Разумовского – Андреем Разумовским, послом России в Австрии. Посольский особняк в Вене с его знаменитыми музыкальными вечерами являлся своеобразным «украинским островком» – здесь неизменным успехом пользовалась именно украинская музыка в исполнении украинских певцов и бандуристов.

    С 1806 года Бетховен, наряду с другими знаменитостями того времени, был частым посетителем посольских вечеринок. Ни для кого не секрет, что компо­зитору понравились услышанные здесь украинские песни – удивительно мелодичные, певучие, захватывающие. Андрей Разумовский заказал Бетховену три квартета, и композитор выполнил этот заказ. В первый квартет он включил мелодию украин­ской народной песни «Ой надворі метелиця», во второй и третий – вариации на тему песни «Од Києва до Лубен».

    Примечательно, что именно эти три квартета являются одной из вершин творче­ства Бетховена. Знаменитый французский писатель Ромен Роллан (Rolland) с восторгом отзывался об этих произведениях: «Я отважусь даже сказать, что они выше всех квартетов. Кроме оригинальной вы­думки и неслыханной отваги, они характеризуются симфоническим совершенством зву­чания».

    Интерес Бетховена вызвал и украинский танец «Казачок». Его мелодию композитор использовал в своем творчестве дважды: в 8-й сонате для скрипки и фортепиано, а также в первой части 16-й сонаты для фортепиано. Мелодии казацких песен, услышанных у Разумовского, маэстро включил в заключительную часть «Апансионаты» (Sonata No.23, Op.57) и знаменитую 9-ю симфонию, а в одной из его сонат звучит украинская песня «Одна гора високая»…

    К песне «Їхав козак за Дунай…» великий композитор обращался несколько раз. Впервые – в 1815–1816 годах, готовя сборник шотландских (!) народных песен, который ему заказал издатель из Эдинбурга Г. Томсон. В процессе работы у ком­позитора возникла идея добавить к шотландским песням ещё и славянские, из­дав сборник под новым названием – «Песни разных народов». Тогда-то им и была заведена тетрадь, о которой говорилось в начале этой статьи. По неизвестным при­чинам маэстро так и не отослал тетрадь издателю, она хранилась в архиве компо­зитора, а после его смерти была продана на аукционе, откуда и попала в Петер­бургскую публичную библиотеку.

    Чуть позднее Бетховен вновь возвратился к понравившейся ему украинской песне, на этот раз обработав ее для голоса в сопровождении фортепиано, скрипки и виолончели. В третий раз он обратился к песне в 1810 году, сделав новую об­работку – для фортепиано с флейтой (Op. 107). Эта его работа увидела свет в том же году в сборнике «Вариации на русскую тему» (Украина тогда входила в состав Российской империи).

    Впрочем, не только Бетховен восхищался песней «Їхав козак за Дунай…». В 1818 году немецкий и австрийский композитор Иоганн Гуммель (Hummel), ученик Моцарта, сделал прекрасную обработку этой песни для фортепиано, виолончели и флейты (Op. 78). В 1839 году ее обработал для мужского хора немецкий композитор Иоган-Кристиан-Фридрих Шнайдер (Schneider). В результате множество самодеятельных кол­лективов и хоров, которых тогда было множество в Германии, стали исполнять эту песню, сделав ее чрезвычайно популярной в Европе.

    Вариации на тему «Їхав козак за Дунай…» сделал также итальянский компози­тор Томмазо Траэтта (Traetta), а итальянский перевод – Доминицис. Французский перевод песни был сделан кем-то из польских эмигрантов, которых тогда было немало в Париже. Вероятнее всего – Совинским, опубликовавшим фран­цузский перевод песни «Їхав козак за Дунай…» в своем сборнике «Польские народ­ные и популярные песни». Однако настоящей популярности во Франции эта украин­ская песня обязана польскому композитору и скрипачу, ученику великого Николо Паганини – Каролю Липинскому, который с огромным успехом выступал в Па­риже, исполняя, среди прочих, и эту песню. В 1814 году Витезслав Ганка опубли­ковал в Вене перевод песни «Їхав козак за Дунай…» на чешский язык.

    В 1815 году в американском городе Филадельфия были напечатаны ноты этой песни и ее английский перевод. В следующем году ноты и текст были изданы в английской столице – Лондоне, а в 1822-м – в американском Балтиморе. Вот фрагмент одного из переводов.

    THE COSSAC AND HIS LOVE
    Mounted on his sable steed,
    Hurry to war the bold Cossac;
    Tender accents check his speed,
    Fondly call him back.
    She. Gallant youth, Love
    bids thee stay;
    Mark those tears that flow
    for thee;
    Yet, if needs thou must away;
    Think, oh, think of me.

    В начале ХХ века в Соединенных Штатах появились новые переводы этой песни. Ею заинтересовались певцы, композиторы, аранжировщики. В 1925 году она была вклю­чена в оперетту «Song of the Flame» как центральный дуэт всего произведения – его исполняют влюбленные во время разлуки. Эта оперетта имела огромный успех, шла на сцене Нью-Йоркской оперы 219 раз подряд (!), а в следующем году была снята на кинопленку. Украинскую мелодию для этой оперетты аранжировали из­вестные американские композиторы Герберт Стосат, автор музыки ко многим гол­ливудским фильмам, и знаменитый Джордж Гершвин (Gershwin). Между прочим, оказалось, что Гершвин провёл детство в Нью-Йорке на улице, носящей название… «Малая Украина» (!) – вероятно, там проживало немало эмигрантов из Украины. Во всяком случае, по словам самого Гершвина, уже с детства он был неплохо знаком с украинцами и их песнями…

    В том же 1925 году в США вышло фундаментальное многотомное из­дание «Международная библиотека музыки для вокалистов». В VI томе среди луч­ших песен всех времен и народов напечатана и украинская – «Їхав козак за Дунай…».

    By Stanislav Tsalyk

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  • Христос Воскресе! Во Истину Воскресе!

    Всех моих дорогих друзей близких-далёких поздравляю со Светлым Праздником Хриcтова

    Воскресения!

    Огласительное слово на Пасху святителя Иоанна Златоуста

    Иоанн Златоуст

    Кто благочестив и Боголюбив — насладись ныне сим прекрасным и радостным торжеством! Кто слуга благоразумный — войди, радуясь, в радость Господа своего! Кто потрудился, постясь, — прими ныне динарий! Кто работал с первого часа — получи ныне заслуженную плату! Кто пришел после третьего часа — с благодарностью празднуй! Кто достиг только после шестого часа — нисколько не сомневайся, ибо и ничего не теряешь! Кто замедлил и до девятого часа — приступи без всякого сомнения и боязни! Кто же подоспел прийти лишь к одиннадцатому часу — и тот не страшися своего промедления! Ибо щедр Домовладыка: принимает последнего, как и первого; ублажает пришедшего в одиннадцатый час так же, как и трудившегося с первого часа; и последнего одаряет, и первому воздает достойное; и тому дает, и этому дарует; и деяние принимает, и намерение приветствует; и труд ценит, и расположение хвалит.

    Итак, все — все войдите в радость Господа своего! И первые, и последние, примите награду; богатые и бедные, друг с другом ликуйте; воздержные и беспечные, равно почтите этот день; постившиеся и непостившиеся, возвеселитесь ныне! Трапеза обильна, насладитесь все! Телец упитанный, никто не уходи голодным! Все насладитесь пиром веры, все воспримите богатство благости!

    Никто не рыдай о своем убожестве, ибо для всех настало Царство! Никто не плачь о своих грехах, потому что из гроба воссияло прощение! Никто не бойся смерти, ибо освободила нас Спасова смерть! Объятый смертью, Он угасил смерть. Сошед во ад, Он пленил ад и огорчил того, кто коснулся Его плоти.

    Предвосхищая сие, Исаия воскликнул: «Ад огорчился, встретив Тебя в преисподних своих». Огорчился ад, ибо упразднен! Огорчился, ибо осмеян! Огорчился, ибо умерщвлен! Огорчился, ибо низложен! Огорчился, ибо связан! Взял тело, а прикоснулся Бога; принял землю, а нашел в нем небо; взял то, что видел, а подвергся тому, чего не ожидал!

    Смерть! где твое жало?! Ад! где твоя победа?!

    Воскрес Христос, и ты низвержен! Воскрес Христос, и пали демоны! Воскрес Христос, и радуются ангелы! Воскрес Христос, и торжествует жизнь! Воскрес Христос, и никто не мертв во гробе! Ибо Христос, восстав из гроба, — первенец из умерших. Ему слава и держава во веки веков! Аминь.

  • Poutine prédateur de la liberté d’information!!!

     

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    Reporter sans frontières s’est montré indécent en mettant côte à côte Poutine et, par exemple, les dirigeants de la Corée du Nord et de la Chine – cela prouve l’origine de ses informations, de ses sources … et ressources… Il favorise donc, pour ce que je connais, la Russie, tout ce journalisme anti-russe qui donne les mêmes arguments que les forces les plus réactionnaires (républicaines) américaines pour dénigrer systématiquement la Russie. Non pas qu’il n’y ait pas à critiquer et même s’indigner pour certains faits de la vie russe, mais reporter sans frontières pourrait critiquer et s’indigner du journalisme malhonnête qui désinforme systématiquement  la situation russe. C’est à eux et à reporter sans frontières que Poutine fait à juste titre un doigt d’honneur.

    Un des derniers exemples flagrants :

    sur Canal + en clair, on montre une image brève d’une foule dansant le 1er mai à Moscou, avec le commentaire : manifestations anti-poutine en Russie! La même image sur Euronews, montre le peuple en liesse ce même 1er mai à Moscou.

    Canal + a la palme de l’anti-russisme sous le masque de l’anti-poutinisme : sa correspondante, une certaine Eléna Volochina, une sorte de poupée barbie typiquement nouvelle vague féminine postsoviétque, à propos du terrorisme islamiste, a déclaré que les attentats de Boston auraient semblé conforté la position de Poutine, mais non! C’est Poutine, avec ses vérifications des mosquées, qui provoquerait le djihad islamiste au Caucase! Reporter sans frontières peut être content de ce journalisme là qu’il semble pratiquer.

    Sur LCI, le 6 mai : « plusieurs dizaines de milliers de manifestants contre Poutine », alors que la police en a compté 8000 et les manifestants – 25000 (plus de 30000 étaient prévus par eux).

    Euronews indique que la manifestation du 6 mai à Moscou s’est déroulée sans incident, mais, pour que l’on ne pense pas que tout peut bien se passer en Russie, on colle aussitôt une image des affrontements police-manifestants d’il y a un an…si ce n’est pas pour entretenir la confusion….

    Jégo est une des principales désinformatrices sur la Russie  – elle est de  ces personnes qui ont une Schadenfreude jubilatoire à accumuler tout ce qui peut nuire à l’image de Poutine, déclaré par elle « moribond »,  mais de passer sous silence la performance audiovisuelle du maître du Kremlin (5 heures de dialogue avec toute la Russie, sans éviter les questions « gênantes », posées, en particulier, par Vénédiktov, le directeur du journal d’opposition « Novaïa gaziéta »), la première visite du nouveau dirigeant chinois pour Poutine, la ronde des visiteurs à ce même prédateur « moribond » – en vrac – Kerry, Cameron, Netianahu, prour ne citer que les plus en vues etc. Il ne se passe pratiquement pas un jour sans que le « moribond » ne reçoive quelque personnalité du monde…

    Après la démission de Sourkov (dont Jégo n’a pratiquement jamais parlé, comme du milliardaire Prokhorov qui a un programme intéressant, certes néo-libéral), elle nous prophétise, prenant cette hypothèse dans tous les media du monde, que Medvédev, la marionnette, la « poupée de chiffons » de Poutine, est sur un siège éjectable : qui vivra verra…

    La même Jégo aime faire montre de culture, toujours à contre-sens – dernier en date : la référence à « Crime et châtiment » pour décrire les différentes mises en cause et mises à l’écart  à Skolkovo – Jégo ne va jamais plus loin que les titres…