Auteur/autrice : Jean-Claude

  • SAMEDI SAINT ORTHODOXE

    SAMEDI SAINT ORTHODOXE

     Première épître du saint apôtre Paul aux Corinthiens (5, 6-8 ; Gal 3, 13-14)

    Frères, un peu de levain fait lever toute la pâte. Purifiez- vous donc du vieux levain pour être une pâte nouvelle, puisque vous êtes des azymes. Car le Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc cette fête non avec du vieux levain ni avec un levain de malice et de perversité ; mais avec les azymes de la pureté et de la vérité. Car le Christ nous a rachetés de la malédiction de la Loi, en devenant lui-même malédiction pour nous (il est écrit en effet : Maudit soit quiconque pend au gibet), afin que dans le Christ Jésus la bénédiction d’Abraham s’étende aux nations païennes et que nous recevions par la foi l’Esprit de la promesse.

  • LE CHRIST EST RESSUSCITÉ! ΧΡΙΣΤΟΣ ΑΝΕΣΤΗ! ВОИСТИНУ ВОСКРЕСЕ!

    LE CHRIST EST RESSUSCITÉ! ΧΡΙΣΤΟΣ ΑΝΕΣΤΗ! ВОИСТИНУ ВОСКРЕСЕ!

    Homélie catéchétique de notre père parmi les saints, Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople, en ce saint et lumineux jour de la glorieuse et salutaire résurrection du Christ notre Dieu 

    Que celui qui est pieux et qui aime Dieu, jouisse de cette belle et lumineuse fête ; que tout serviteur sage entre en se réjouissant dans la joie de son maître ; que celui qui s’est donné la peine de jeûner jouisse maintenant du denier qui lui revient ; que celui qui a travaillé dès la première heure reçoive à présent son juste salaire ; que celui qui est venu après la troisième heure célèbre cette fête en rendant grâce ; que celui qui est arrivé après la sixième heure n’ait aucune hésitation, car il ne sera pas lésé ; que celui qui a laissé passer la neuvième heure s’approche sans hésiter ; que celui qui a tardé même jusqu’à la onzième heure ne craigne pas d’avoir été nonchalant. Car le Maître est généreux et Il reçoit le dernier aussi bien que le premier, Il accorde le repos à celui de la onzième heure comme au travailleur de la première ; du dernier, Il a pitié, et du premier, Il prend soin ; à celui-ci, Il donne ; l’autre, Il le comble ; Il reçoit les œuvres, et Il accueille avec amour la bonne volonté ; Il honore l’action et loue l’intention. Entrez donc tous dans la joie de notre Seigneur ; les premiers comme les seconds, recevez votre salaire. Riches et pauvres, exultez ensemble. Abstinents et négligents, honorez ce jour. Vous qui avez jeûné et vous qui n’avez pas jeûné, réjouissez-vous aujourd’hui. La table est abondante, faites en tous vos délices. Le veau gras est servi ; que personne ne s’en retourne sans être rassasié. Tous jouissez du festin de la foi. Tous jouissez des richesses de la bonté. Que personne ne se lamente sur sa pauvreté : car notre Royaume à tous est apparu. Que personne ne pleure ses péchés, car le pardon s’est levé du tombeau. Que personne ne craigne la mort, car la mort du Sauveur nous a délivrés. Tenu par elle, Il l’a étouffée ; descendu aux enfers, Il a dépouillé les enfers, Il les a rendus amers pour avoir goûté à sa chair. Et cela Isaïe l’avait annoncé : Les enfers, dit-il, sont devenus amers lorsqu’ils T’ont rencontré dans les profondeurs. Ils sont devenus amers car ils ont été abolis ; ils sont devenus amers car ils ont été joués ; ils sont devenus amers car ils ont été mis à mort ; ils sont devenus amers car ils ont été renversés ; ils sont devenus amers, car ils ont été liés. Ils ont pris un corps, et se sont trouvés devant Dieu ; ils ont reçu de la terre, et ils ont rencontré le ciel ; ils ont pris ce qu’ils voyaient, et ils sont tombés à cause de ce qu’ils ne voyaient pas. Où est ton aiguillon, ô mort ? Enfers, où est votre victoire ? Le Christ est ressuscité et vous avez été jetés à bas. Le Christ est ressuscité et les démons sont tombés. Le Christ est ressuscité et les anges se réjouissent. Le Christ est ressuscité et la vie règne. Le Christ est ressuscité et il n’y a plus un seul mort au tombeau. Car le Christ s’étant relevé des morts est devenu prémices de ceux qui se sont endormis. À Lui gloire et puissance dans les siècles des siècles. Amen. 

  • VENDREDI SAINT ORTHODOXE

    VENDREDI SAINT ORTHODOXE

    Malévitch « Epitaphios », 1908

    Lecture de la première épître du saint apôtre Paul aux Corinthiens (1, 18 – 2, 2)

    Frères, le langage de la Croix est folie pour ceux qui se perdent, mais pour nous qui sommes sauvés, il est puissance de Dieu. Car il est écrit : « Je détruirai la sagesse des sages, j’anéantirai l’intelligence des intelligents. » Où est-il, le sage, où est-il, l’homme cultivé, où est-il, le raisonneur d’ici-bas ? Dieu n’a-t-il pas frappé de folie la sagesse de ce monde ? Car le monde, avec sa sagesse, n’ayant pas reconnu Dieu dans la sagesse de Dieu, c’est par la folie de son message qu’il a plu à Dieu de sauver les croyants. Oui, tandis que les Juifs demandent des signes et que les Grecs sont en quête de sagesse, nous prêchons, nous, un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les Grecs, mais pour les élus, qu’ils soient Juifs ou Grecs, c’est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que la sagesse des hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que la force des hommes. Aussi bien, frères, considérez votre vocation. Il n’y a pas beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de gens bien nés. Mais ce que le monde tient pour insensé, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre les sages. Ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour confondre la force. Ce qui, dans le monde, est sans naissance et sans importance, voilà ce que Dieu a choisi : ce qui n’est pas, pour réduire à rien ce qui est, afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu. Car c’est grâce à lui que vous êtes dans le Christ Jésus, qui de par Dieu est devenu pour nous sagesse, justice, sanctification et rédemption, afin que, selon le mot de l’Écriture, celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur. Moi aussi, frères, lorsque je suis venu chez vous, ce n’est pas avec le prestige de la parole ou de la sagesse que je vous ai annoncé le témoignage de Dieu. Car je n’ai rien voulu savoir parmi vous, sinon Jésus Christ, et Jésus crucifié.

  • JEUDI SAINT ORTHODOXE

    JEUDI SAINT ORTHODOXE

    EXTRAIT DU LIVRE DE JOB  (38 ; 42)

    Le Seigneur dit à Job, du sein de la tempête et de la nuée : Quel est celui qui obscurcit mes conseils par des propos dénués de sens ? Mets ta ceinture, comme un homme : je vais t’interroger, tu me répondras. Où étais-tu quand j’ai fondé la terre. Parle, si tu es informé. Qui en a pris les mesures : le saurais-tu ? Qui a tendu sur elle le cordeau ? Sur quoi reposent ses bases ? Qui en a posé la pierre d’angle, parmi le concert joyeux des astres du matin, aux acclamations de tous les Anges de Dieu ? Qui a fermé la mer avec des portes, quand elle jaillit du sein maternel, quand je lui donnai les nuées pour habit et, pour langes, des brouillards ténébreux, quand je lui traçai des limites et lui mis portes et verrous en disant : « Tu n’iras pas plus loin, ici se brisera l’orgueil de tes flots » ? As-tu, une fois dans ta vie, commandé au matin, assigné l’aurore à son poste, pour qu’elle saisisse les ailes de la terre et en secoue les méchants ? Ou bien est-ce toi qui, prenant du limon de la terre, façonnas un vivant et le mis sur terre avec la parole ? Arraches-tu aux impies la lumière ? As-tu brisé le bras de l’orgueilleux ? As-tu pénétré jusqu’aux sources de la mer, t’es-tu promené au fond de l’océan ? Les portes de la mort se sont-elles ouvertes devant toi ? Les gardiens de l’Enfer, en te voyant, ont-ils été dans l’épouvante ? As-tu quelque idée des étendues terrestres ? Parle, si tu sais tout cela ! De quel côté habite la lumière ; et les ténèbres, où résident- elles ? Pourrais-tu me conduire à leurs frontières et reconnaître les sentiers de leur demeure ? Tu dois le savoir, puisque tu étais déjà né : le nombre de tes jours est si grand ! Job répondit au Seigneur en ces termes : Je sais que tu peux tout, que rien n’est impossible à Dieu. J’étais « celui qui obscurcit tes conseils par des propos dénués de sens ». Aussi ai-je parlé, sans les comprendre, de merveilles qui me dépassent et que j’ignore. Je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant mes yeux t’ont vu !

    EXTRAIT DE L’ÉVANGILE SELON SAINT LUC  (22)

    En ce temps-là, la fête des Azymes, appelée la Pâque, approchait. Les grands prêtres et les scribes cherchaient le moyen de faire disparaître Jésus ; car ils craignaient le peuple. Or Satan entra dans Judas, surnommé Iscariote, qui était du nombre des Douze. Il s’en alla conférer avec les grands prêtres et les chefs des gardes sur la manière de le leur livrer. Ceux-ci s’en réjouirent et lui promirent de l’argent. Il donna son accord et se mit à chercher une occasion favorable pour le leur livrer à l’écart de la foule. Vint le jour des Azymes, où l’on devait immoler la Pâque. Jésus envoya Pierre et Jean et leur dit : Allez nous préparer de quoi manger la Pâque. Ils lui demandèrent : Où veux-tu que nous la préparions ? Il répondit : Quand vous entrerez dans la ville, vous trouverez un homme portant une cruche d’eau ; suivez-le dans la maison où il entrera, et vous direz au propriétaire de la maison : Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ? Et il vous montrera, à l’étage, une grande pièce garnie de coussins ; faites-y les préparatifs.

    Ils s’en allèrent donc, trouvèrent tout comme Jésus le leur avait indiqué, et ils préparèrent la Pâque. L’heure venue, Jésus se mit à table avec les douze apôtres et leur dit : J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ; car, je vous le dis, désormais je ne la mangerai plus qu’elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. Prenant alors une coupe, il rendit grâces et dit : Prenez cette coupe et partagez entre vous ; car, je vous le dis, désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. Puis il prit du pain et rendit grâces, il le rompit et le leur donna en disant : Ceci est mon corps qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même, après le repas, il prit la coupe en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang qui est versé pour vous. Cependant, voici que la main du traître est à cette table avec moi. Le Fils de l’homme va à son sort selon ce qui a été décrété ; mais malheur à l’homme par qui il est trahi !

  • MERCREDI SAINT ORTHODOXE

    DE L’ÉVANGILE SELON SAINT JEAN (chapitre 12)

    Beaucoup toutefois, même parmi les notables, crurent en lui ; mais, par crainte des Pharisiens, ils n’osaient se déclarer, de peur d’être exclus de la synagogue, préférant ainsi la gloire des hommes à la gloire de Dieu.

    Cependant Jésus dit d’une voix forte : Qui croit en moi, croit non pas en moi, mais en celui qui m’a envoyé ; et qui me voit, voit celui qui m’a envoyé. Moi, la lumière, je suis venu dans le monde afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde pas, ce n’est pas moi qui le condamnerai, car je ne suis pas venu pour condamner le monde, mais pour le sauver. Celui qui me rejette et ne reçoit pas mes paroles a déjà son juge : la parole que j’ai fait entendre, c’est elle qui le jugera au dernier jour ; car je n’ai pas parlé de moi-même, mais le Père qui m’a envoyé m’a lui-même prescrit ce que je devais dire et faire entendre ; et son commandement, je le sais bien, c’est la vie éternelle. Aussi les paroles que je dis, je les dis comme le Père me les a enseignées.

  • MARDI SAINT ORTHODOXE

    Η Μεγάλη Τρίτη

    Lecture de la prophétie d’Ézéchiel (1, 21-28)

    Lorsque les animaux avançaient, les roues avançaient près d’eux, et lorsqu’ils s’élevaient de terre, les roues s’élevaient. Là où l’esprit les poussait, ils allaient, et les roues s’élevaient avec eux, car un souffle de vie animait aussi les roues. Dominant la tête de ces êtres, il y avait quelque chose qui ressemblait à une voûte limpide comme le cristal, tendue au-dessus de leur tête, et sous la voûte leurs ailes étaient déployées jusqu’à se toucher, et elles couvraient leur corps. Et j’entendis le bruit de leurs ailes, comme un bruit de grandes eaux, comme la voix du Tout-puissant, un tumulte semblable à celui d’un camp. Lorsqu’ils s’arrêtaient, ils repliaient leurs ailes. Et il se produisit un bruit au-dessus de la voûte qui dominait leur tête. Au-dessus de cette voûte, il y avait quelque chose comme une pierre de saphir, en forme de trône, et sur cette forme de trône, dessus, tout en haut, un être ayant apparence humaine. Et je vis qu’il avait l’éclat du vermeil, et près de lui il y avait quelque chose comme du feu, tout autour, depuis ce qui paraissait être ses reins, et au-dessus ; et depuis ce qui paraissait être ses reins, et au- dessous, je vis quelque chose comme du feu, et une lueur tout autour. Tel l’arc qui apparaît dans les nuages les jours de pluie, telle était la splendeur qui l’environnait. Cette vision, c’était l’image de la gloire du Seigneur.

    Prokimenon, t. 6 (Ps. 130) : Mets ton espoir, Israël, dans le Seigneur, dès maintenant et à jamais. Verset: Seigneur, je n’ai point le cœur fier, ni le regard hautain.

  • Décès de Jacques Acar

    Décès de Jacques Acar,

    Dimanche 29 Mars 2020

    Chers collègues et amis,

    Nous avons la tristesse de vous faire part du décès de Jacques Acar, survenu vendredi à l’âge de 89 ans.
    Jacques Acar avait été chef de clinique en maladies infectieuses à l’Hôpital Claude Bernard, avant de devenir chef du service de microbiologie des hôpitaux Saint Joseph et Broussais. Il a été un des fondateurs de l’European Society of Clinical Microbiology, qu’il a présidé puis transformé en ESCMID (European Society of Clinical Microbiology and Infectious Diseases), dont il a été le premier président de 1993 à 1995.
    Il semblait éternel, continuant à fréquenter jusqu’à récemment les congrès nationaux et internationaux, donnant des avis souvent pertinents sur le cours des choses en microbiologie. Sa longue carrière a été marquée par le lien constant qu’il a toujours maintenu vivace entre la microbiologie et la clinique des maladies infectieuses. Il a été le pionnier en France du concept de microbiologie étroitement mêlée à la clinique, pour une meilleure performance diagnostique et une meilleure prise en charge des patients, chaque spécialiste de l’une ou l’autre discipline restant dans son rôle, mais en synergie avec l’autre.

    Sa faconde, facilitée par son ton de ténor, voire de baryton, a marqué des générations de microbiologistes et de cliniciens. Les réunions de fin de matinée dans le laboratoire de microbiologie de l’hôpital Saint Joseph sont restées légendaires. Le « Fred (Goldstein) qu’avons nous à publier aujourd’hui ? » raisonne encore dans les oreilles de nombre d’entre nous. C’était une légende, qui a contribué à imposer dans le monde anglo-saxon la microbiologie et l’infectiologie, française. Jacques Acar était un monstre sacré, comme il est coutume de parler des stars de Hollywood. Il était une star, qui a oeuvré pour le bien de l’humanité.

    Merci pour tout, Monsieur Acar !

  • ENTRÉE DU CHRIST À JÉRUSALEM

    Outre le magnifique texte de Saint Jean  sur la visite de Jésus chez Lazare ressuscité, Marthe et Marie, la lecture, en ce jour de fête orthodoxe des Rameaux, d’un extrait de l’Épître aux Philippiens est aussi un passage des plus inspirés de l’Apôtre :

    Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur, je le dis encore, réjouissez-vous.

    Радуйтесь всегда в Господе; и еще говорю: радуйтесь.

    5.

    Que votre modération soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche.

    Кротость ваша да будет известна всем человекам. Господь близко.

    6.

    N’entretenez aucun souci ; mais en tout besoin recourez à l’oraison et à la prière, pénétrées d’action de grâces, pour présenter vos requêtes à Dieu.

    Не заботьтесь ни о чем, но всегда в молитве и прошении с благодарением открывайте свои желания пред Богом,

    7.

    Alors la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, prendra sous sa garde vos cœurs et vos pensées, dans le Christ Jésus.

    и мир Божий, который превыше всякого ума, соблюдет сердца ваши и помышления ваши во Христе Иисусе.

    8.

    Enfin, frères, tout ce qu’il y a de vrai, de noble, de juste, de pur, d’aimable, d’honorable, tout ce qu’il peut y avoir de bon dans la vertu et la louange humaines, voilà ce qui doit vous préoccuper.

    Наконец, братия мои, что только истинно, что честно, что справедливо, что чисто, что любезно, что достославно, что только добродетель и похвала, о том помышляйте.

    9.

    Ce que vous avez appris, reçu, entendu de moi et constaté en moi, voilà ce que vous devez pratiquer. Alors le Dieu de la paix sera avec vous.

    Чему вы научились, что приняли и слышали и видели во мне, то исполняйте, – и Бог мира будет с вами.