Catégorie : Billets d’humeur

  • Triste « Carmen » à Aix-en-Provence

    Dmitri Tcherniakov a encore sévi! Bien que le présentateur de cette « Carmen » ait répété qu’elle était « bouleversante », pour moi, elle est un attentat à la musique, avec des accumulations inutiles d’objets et de personnages inventés par le metteur en scène, ce qui doit coûter une fortune, mais surtout elle empêche d’ entendre  les sonorités tragiques de l’oeuvre. Cela est tout particulièrement évident dans le quatrième acte qui est un des moments les plus sublimes de l’histoire de l’opéra et qui, ici, est salopé par Tcherniakov, qui s’est livré à un mauvais pastiche de l’expressionnisme allemand des années 1920.  On a les ingrédients de « nos valeurs » : sexe, impudicité, blasphème, policiers avec kalachnikovs et tutti quanti. Contre ce psychologisme  et physiologisme délirants des mises en scène de Tcherniakov, on rêve de la venue d’un nouvel Adolph Appia, pour qu’enfin, dans une nudité pleine, on puisse  ENTENDRE LA MUSIQUE! Les voix de Stéphanie d’Oustrac, d’Elsa Dreisig et de Michael Fabiano étaient magnifiques…

    Resouvenons-nous de la géniale relecture de « Carmen » par Peter Brook (avec le compositeur Marius Constant et Jean-Claude Carrière) au Théâtre des Bouffes du Nord à l’automne 1981 (un film en a été tiré). Là, pas d’accumulations d’objets, mais un espace vidé des mascarades pseudo-intellectuelles à la Tcherniakov ou Warlikowski et tous ceux qui, comme eux, ne servent pas la musique mais s’en servent…

     

  • Jean-Marie Salamito sur Onfray pseudo-historien du judéo-christianisme

    Edouard Chanot

    Michel Onfray, intellectuel athée n°1, a mené une charge virulente contre la civilisation judéo-chrétienne. Jean-Marie Salamito lui répond.

    Quand un pays est à la fois celui de la laïcité et la fille aînée de l’Eglise, il n’est guère surprenant de voir y apparaître régulièrement des querelles, des querelles entre raison et foi, des querelles entre le trône et l’autel, des querelles théologico-politiques. On pourra évidemment le regretter mais on pourrait aussi s’en réjouir quand on perçoit la profondeur de ces polémiques.
    Et pour faire naître ces querelles, nous pouvons compter dans notre pays sur un intellectuel très en vue, qui pourrait presque concurrencer Emmanuel Macron en Une des magazines… j’ai nommé Michel Onfray. Son essai Décadence est une charge virulente, et elle n’était pas la première, contre la civilisation dite judéo-chrétienne. Virulente et aussi pesante, par son poids, non par ses lignes, puisqu’elle compte 650 pages. Michel Onfray était d’ailleurs dans notre studio il y a quelques mois.

    Mais un autre essai d’un autre auteur, cette fois plus court, tente de répondre à ces accusations. Cet autre auteur est Jean-Marie Salamito, qui vient donc de publier ‘Monsieur Onfray au pays des mythes, Réponses sur Jésus et le christianisme’, aux éditions Salvator.

    Querelle de fond, querelle de forme : Salamito oppose à Michel Onfray une rigueur toute scholastique. Normalien, agrégé de lettres classiques, professeur d’histoire du christianisme antique à la Sorbonne, il a codirigé le volume de la Pléïade consacré aux premiers écrits chrétiens.

    Extraits :

    « Ce qui me gêne chez Michel Onfray c’est que tout en se réclamant de la raison, de la rationalité, de l’intelligence, il est lui-même en train de donner dans l’irrationnel: il travaille d’une manière qui ne tient pas sur un plan méthodologique. Au fond, beaucoup de ses propos sur Jésus ou les premiers chrétiens relève de l’obscurantisme. Il a besoin qu’on lui donne au nom de la raison quelques leçons d’histoire (…) Dans tout son livre, en ce qui concerne les premiers siècles du christianisme, Michel Onfray est très dogmatique : une sorte d’intégriste de l’antichristianisme. Un rouleau compresseur qui ne connaît ni la nuance ni le doute. Quand il y a plusieurs hypothèses des historiens, il n’en prend qu’une et seulement celle qui l’arrange. »

    Jésus a-t-il vraiment existe ?
    Où vivaient les premiers hommes? On en sait plus grâce à leurs dents
    « Sur Jésus, il est dans la mythologie : je ne vois pas un spécialiste de l’antiquité, quelles que soient ses convictions, qui ne met en cause l’existence historique de Jésus de Nazareth. Déjà, aucun des raisonnements de Michel Onfray ne tient la route à ce sujet. Il étale son ignorance des Evangiles et de l’ensemble des sources. Il fait des citations tronquées ou sciemment manipulées. Les preuves on les a. On ne va pas lui sortir une photographie de Jésus ou des empreintes digitales sur une poterie d’époque ! Nous connaissons l’existence des personnages de l’Antiquité par des textes. Michel Onfray, lui, n’en tient pas compte. Il évacue Jésus de manière purement incantatoire. »

    Saint Paul l’impuissant ?

    « Tout le monde peut aller le vérifier: dans le douzième chapitre de la deuxième épitre aux Corinthiens. Sur Paul de Tarse, il suppose que ‘l’écharde dans la chair’, dont personne ne sait ce qu’elle était, à quoi elle correspondait ce que Paul appelle ainsi. Je ne sais pas ce que c‘était, aucun spécialiste ne sait ce que c’était. Et Michel Onfray déclare dogmatiquement que Paul était impuissant. Il n’en sait rien! Paul affirme en effet une faiblesse qui serait une certaine compensation d’une certaine expérience mystique. Il reconnaît une blessure qui l’aide à garder une l’humilité. A partir de là, Onfray élabore le roman d’une impuissance ou d’une névrose de Paul. Il cite des textes à contresens ou ne cite pas les textes qui mériteraient d’être cités. Il faut que Michel Onfray apprenne à lire les textes et pas à les caricaturer. »

    Nazisme et Christianisme ?

    « Il faut bien voir les choses: Onfray peut avoir des interprétations mais on ne peut pas nier la réalité: ce qu’il dit sur cette prétendue continuité entre Saint Paul et le nazisme, Onfray cite le premier épître aux Thessaloniciens. Michel Onfray ignore complètement l’anti-christianisme des nazis alors que tous les spécialistes des nazis le connaissent. Michel Onfray passe sous silence tous les chrétiens qui ont résisté au nazisme. C’est de la désinformation. Hitler considérait le christianisme comme un sous-produit du judaïsme. »

    Amalgame?

    « Quand Michel Onfray parle du père Hamel assassiné le 26 juillet 2016 par des jeunes qui se réclamaient de l’islam, il ne dit pas ‘les musulmans’, il ne fait pas d’amalgame. Mais quand ce sont les Chrétiens, il fait l’amalgame. Ce ne sont pas les Chrétiens mais des Chrétiens qui ont massacré [la philosophe égyptienne] Hypathie. Au même moment des autorités chrétiennes ont condamné ce meurtre ! »

  • Emmanuel Macron sur le journalisme

    Même si cela a été dit pour une cause douteuse, la phrase d’Emmanuel Macron devrait être une maxime pour tous, car on voit des journaux « de référence », bobo-gauche caviar genre Le Monde de Lévy et Bergé (entre autres!), devenir des tribunaux, en particulier dans le domaine international, en mêlant sans scrupule faits avérés et faits répandus par des rumeurs et non vérifiés, pour se faire, autant juges, que procureurs et donner des leçons…:

    « Les choses ne vont pas forcément bien quand la presse devient juge »; […] « dans une société démocratique chacun doit être à sa place » [Emmanuel Macron]

     

     

  • Encore les méfaits de « on se couche »

    À propos de « on se couche » d’hier :

    Lamentable « prestation » de la chroniqueuse Poupée Barbie du Ravi hystérique en mal d’humour  pitoyable, 

    face à la brillantissime NAJAT VALLAUD-BELKACEM

    Triste image du débat à la française (qui n’est pas mieux que le russe, journalier)


  • Macron croqué par Ulys

    Ulys a fait le meilleur résumé dessiné de ce que propose Macron

    XVMfd3ffab4-33ce-11e7-8323-2722125fb21f-805x403

  • POST VOTUM

    « AH, NINI, C’EST FINI,

    BRISONS-EN LÀ MA CHÈRE... »

    Le NI-NI m’a fait me  ressouvenir de ces vers de mirliton que notre professeur de latin dans la khâgne du Lycée Michel Montaigne à Bordeaux, M. Baum, nous lançait en guise de dérision pour telle ou telle faute de traduction ou de grammaire…Je n’ai pas retrouvé d’où vient cette expression. M. Baum était un peu la caricature du professeur d’avant la Seconde Guerre Mondiale qui n’hésitait pas de traiter ses élèves avec sarcasme, et parfois avec mépris (« Vous êtes juste bons pour vendre des sardines au marché et non pour des études… »)

  • NI….NI

    anthropologiquement parlant, il n’y a aucune possibilité de choisir

    entre les ricaneries d’opéra-comique de la Le Pen et les expressions de merlan frit de Macron;

    politiquement parlant – ENCORE MOINS…

  • Merkel bien voilée en Arabie Saoudite

    Après Macron coiffé par un internaute avec une coquille vide d’oeuf, voici son amie Mme Merkel « voilée » par des humoristes…

    C-62QbvXoAYx2YL.jpg-small