Catégorie : De la Russie

  • Mes courriers prémonitoires sur la Syrie

    J’ai retrouvé deux courriers envoyés au « Monde » après les pamphlets de Nathalie Nougayrède contre Poutine, alors qu’elle était simple journaliste, en particulier une identification de Poutine et de Bachar El Assad.

    J’indiquais que la politique de Sarkozy-Juppé consistant à exiger, avant toute autre négociation, le départ de Bachar El Assad était irresponsable. C’est celle qu’ont poursuivi Hollande-Fabius. Cela a conduit à l’horrible situation actuelle dont on ne sait comment la Syrie va se dépêtrer. L’opposition à Bachar El Assad est si disparate, avec des éléments islamistes extrémistes, qu’il est criminel de renforcer son armement – c’est même lâche, car on se donne à bon compte bonne conscience.

    Voici donc ces anciennes réactions à la position du « Monde » sur Poutine et la Syrie :

    1) 30 décembre 1911

    JeanClaude <jc.marcade@wanadoo.fr>

    À : Le Monde <courrier-des-lecteurs@lemonde.fr>

    Le monologue du vagin de Mme Nougayrède…

    « Le Monde », si ce n’est fait, doit recevoir les félicitations du sénateur McCain et être décoré par lui. La bacchanale à laquelle se sont livrées les Toinettes  journalistiques du « Monde » depuis les manifestations antigouvernementales dans toute la Russie est un piètre exemple pour la profession. Selon moi, ce déchaînement provient du dépit qu’ont eu ces spécialistes de l’antipoutinisme, de ne pas avoir vu venir ce vent de liberté, alors qu’à longueur de colonnes on nous parlait de verrouillage, de non-liberté de la presse etc. On aurait dû se réjouir pour la Russie que petit à petit des mécanismes de résistance au pouvoir se mettent en place. Mais non! C’est encore la faute à Poutine. Ces Toinettes sont indécrottables au sens littéral du terme! Elles font croire aux lecteurs (par information volontairement lacunaire) et, partant, aux opposants qui ne respectent pas les règles démocratiques (lors de manifestations non autorisées ou lors d’inscriptions électorales), qui n’obtempèrent pas à la police, voire opposent de la résistance physique(ce que nous appelons « rébellion face à agent de la force publique«  ), qu’il en est ainsi chez nous, dans les pays à longue tradition démocratique (voir, entre beaucoup d’exemples, le tabassage des récents indignés américain). Elles dénoncent les forts relents de soviétisme qui se perpétuent malheureusement dans le continent russe et elles-mêmes utilisent des méthodes d’information typiquement soviétiques, comme d’ailleurs les opposants ultra-minoritaires comme le  néobolchevik fascisant Limonov, l’ultra-libéral à la McCain Kasparov et consorts, qui, comme à l’époque soviétique (ce qui se justifiait à cause du régime totalitaire), ameutent les media occidentaux parce qu’ils ne sont suivis dans leur pays que par une minorité infime. Le comble du soviétisme, c’est la dernière chronique de la groupie du Géorgien qui mange sa cravate et tabasse-muselle son opposition, la confidente des Glucksmann (le père, qui avait eu l’indécence de comparer l’escroc, sympathique mais escroc, Khodorkovski au saint laïque Sakharov et qui a été une des bacchantes dans la sarabande antipoutinienne du « Monde »), j’ai nommé Mme Nougayrède qui, souffrant de n’être que journaliste, a voulu se faire tribun satiriste et nous a donné un spécimen de son art, à la tonalité totalement dans l’esprit ancien soviétique. Bravo « Le Monde »! Vous finissez en beauté! Vous aurez le « Prix McCain » pour « le Monologue du vagin de Mme Nougayrède »

    jean-claude marcadé
    2) 14 avril 2012
    Après la prosopopée du Monologue…de Vladimir, voici une nouvelle facette de Nougayrède journaliste-écrivaine, mais n’est pas Agrippa d’Aubigné qui veut…Je ne parlerai pas ici du sinistre Bachar El-Assad que l’on a mis du temps à comprendre, alors qu’il était bien le successeur de son déjà sinistre père. Mais pour Nougayrède écrivaine, ce n’est pas El Assad qui l’intéresse, c’est Poutine sur lequel, ainsi que son confident Glücksmann, elle fait une fixation maniaque, au point de compulsivement accumuler  et répéter ad nauseam toutes les horreurs commises par ce nouveau fléau de Dieu qui ne se contente pas de semer le malheur dans son pays, mais l’exporte. Après le « Prix McCain » pour son Monologue, Nougayrède se voit attribuer le « Prix Mitt Romney » pour son exercice littéraire « Vladimir et Bachar ».  Elle pénètre dans l’âme de Poutine, elle sait, par exemple, qu’il n’en revenait pas d’avoir été appelé par Eltsine pour le remplacer (sic!). Quelle intuition! Quelle plongée dans le tréfonds des êtres! Ainsi, Poutine a fait naître un nouveau type de journaliste, le journaliste-activiste qui ne vérifie pas les sources, mais répète les rumeurs répandues soit par les services secrets anglo-saxons, soit par les activistes russes, soit par les blogs d’internet (Jégo est également championne en ce domaine – voir son information sur la contestation autour de la mairie d’Astrakhan, ou bien son intérêt soudain pour le parti « Juste Russie »  dont elle n’a jamais parlé, car il  n’était compté pour rien, comme les autres partis enregistrés de l’opposition, prétendument  alliés objectifs de Poutine…). Nougayrède n’a que faire de la vérité des choses, elle ne s’intéresse qu’à ce qui peut noircir l’image de Poutine et, partant, de la Russie. Car, la nouvelle production de Nougayrède le montre, Poutine n’est qu’un prétexte pour, en fait, montrer une Russie sans foi ni loi, à qui on ne peut pas faire confiance et, surtout, qui ne peut prétendre à être une grande puissance. Bien entendu, pour Nougayrède il n’y a pas de terrorisme en Russie, il n’y a de terrorisme que celui dirigé contre les bons Européens et alliés. Bien entendu, le terrorisme contre la Russie est provoqué par Poutine et sa politique. C’est ainsi que l’horrible tragédie de Beslan avec la mort de centaines d’enfants a aussitôt été désamorcée en disant que c’était la faute de la politique de Poutine et de la façon dont avait été réglée la prise d’otage.
    Que la Russie ait des intérêts au Moyen-Orient, en Syrie, en quoi cela est-il mal en soi? Les Etats-Unis qui ont causé le désastre de l’Irak et de l’Afghanistan, la France et la Grande-Bretagne, celui de la Libye, sont des philanthropes qui ne pensent pas à leurs intérêts? En tout cas, la Russie et la Chine ont eu raison dans le cas de la Syrie de ne pas choisir de camp dans la guerre civile, mais de demander, dès le début, une médiation diplomatique entre les parties. La France de Sarkozy-Juppé, elle, s’est empressée de façon irresponsable de soutenir, pas seulement moralement, des insurgés disparates, de susciter un Conseil anti-ElAssad qui ne représente pas du tout l’ensemble des opposants,  leur a fait miroiter le départ d’El Assad comme solution,  a favorisé leur armement, et par là-même n’a fait qu’accentuer la terrible répression. Et pour justifier notre politique irresponsable, on a diffusé à profusion des images d’horreurs commises par l’armée de Bachar El-Assad, sans qu’on puisse vérifier l’authenticité de ces images. Après Timisaora (c’est loin- c’est vrai!), les media devraient  ne pas se faire les transmetteurs de montages éventuels.
    jean-claude marcadé
  • Sur la mort de Maghnitski

    Jégo a trouvé une autre épithète homérique pour caractériser la mort de Maghnitski en prison : il a été « assassiné » – de l’eau au moulin pour ceux qui ont voté « LA LISTE MAGHNITSKI » -On voit par là d’où vient l’inspiration anti-poutine/anti-russe de Toinette…

  • de la malhonnêteté intellectuelle des moutons de Panurge du journalisme

    Toinette Jégo poursuit son travail de journaliste activiste anti-poutine. Dans sa « Lettre » du 15 mars, elle fait apparaître de façon éclatante sa méthode d’investigation qui consiste à choisir et à accumuler des « faits » (souvent divers) qui montrent une image uniment négative du président russe. Tout d’abord, elle a recours aux blogueurs dont l’identité est totalement problématique, en l’occurrence pour donner une nouvelle définition de Poutine, qui est maintenant désigné comme « le président des riches », par opposition à Chavez, devenu tout soudain pour « Le Monde », via un blogueur inconnu russe, un parangon de vertus démocratiques. La « rumeur » continue à être présentée comme une vérité par le journalisme à la Jégo. Comparant, à la suite du blogueur/blagueur russe, le Vénézuela et le continent russe, Toinette s’empresse de prévoir que la prochaine élection vénézuélienne, qui « est une véritable tuile » pour « l’élite politico-militaire du Kremlin », « les hommes en épaulettes »,  « sera moins truquée » « qu’en Russie » [Toinette se fait Madame Soleil…]. Sur ce « truquage » des élections présidentielles russes, nous n’avons jamais eu dans « Le Monde » (et pour cause) d’article sérieux, seulement le martèlement de « faits » disparates, non analysés, venant des oppositions, mettant dans le même sac les fraudes avérées et les multiples dysfonctionnements, lesquels viennent de ce que la Russie, après des décennies d’élections sans transparence, a de la peine à assurer avec compétence le déroulement des scrutins. La démocratie ne se construit pas d’un seul coup et l’on peut regretter que son processus n’aille pas assez vite en Russie, mais dire que rien n’est fait pour améliorer le fonctionnement du monstre étatique russe, dire que la lutte contre la corruption ne touche que des secondes mains, comme l’affirme Toinette Jégo, c’est tout simplement  volontairement malveillant. La corruption est, tout particulièrement en Russie, depuis toujours un himalaya et l’on n’en vient pas à bout en une ou deux générations, car il s’agit d’un changement radical de mentalité civique et politique – La pierre que Medvédev et Poutine ont posée dans la lutte contre la corruption est loin d’être négligeable – mais c’est la société tout entière qui doit la pratiquer – et c’est loin d’être le cas.

    Je viens de parler de « malveillance », c’est un des traits distinctifs des papiers politiques de Toinette Jégo, Ainsi de cette imputation d’appât au gain de Moscou qui aurait visé l’embaumement de Chavez comme un marché juteux, Toinette citant un « spécialiste » russe (toujours, pour donner plus de poids aux affirmations, cet appel à des « experts », des « spécialistes », qui représenteraient une pensée générale…)

    Un autre trait distinctif de Toinette, c’est d’être mouton de Panurge. Je pense qu’il y a un lobby activiste anti-poutine dans le journalisme traitant de la Russie, lobby qui est nourri principalement par l’activisme russe « hors système », c’est-à-dire n’arrivant pas à se faire entendre dans la légalité et donc se tournant vers l’action de rue et le recours à l’étranger. C’est, hélas, un héritage soviétique, qui, aujourd’hui, selon moi est injustifié et injustifiable (je parle ici de l’appel à l’étranger), c’est en Russie et par les Russes que doivent se conquérir leurs droits légitimes.Donc, pourquoi vois-je un « lobby » journalistique nourri également par des forces bien plus occultes que celles des « hommes en épaulettes » : il y a eu un article de Toinette Jégo sur le triste fait-divers dont a été victime au Bolchoï le chef du ballet  Filine – La chroniqueuse a bien joué son rôle, en généralisant ce fait-divers à la situation de la Russie dans son ensemble. J’ai pensé qu’il s’agissait d’une des approches habituelles de Toinette. Or, un peu plus tard, j’ai eu la surprise sur Canal + en clair, chaîne ne présentant systématiquement que ce qui va mal en Russie, d’entendre une certaine Eléna Volochina, tenir exactement le même discours, à propos de l’agression contre Filine, qui serait le reflet de ce qui se passe tous les jours en Russie…Qui s’est donné le mot?….

  • vive les Toinettes du journalisme au « Monde »!

    C’est le 8 mars demain et « le Monde » fait, avec son éditorial pour l’anniversaire de Staline, un don de joyeux avènement à la nouvelle directrice, auteure de monologues et de pamphlets anti-poutine, groupie, entre autres, des Glücksman et de Saakachvili, vilipendant tout ce qui est pro-russe et soutenant n’importe qui  pourvu qu’il soit anti-poutine et pro-américain. Ainsi, Vladimir Poutine serait un crypto-stalinien, le pouvoir poutinien « politico-militaire » serait nostalgique du régime soviétique. Comme d’habitude, les faits à charge sont accumulés, sans distinction, avec des trous de mémoire calculés (par exemple, omission des dénonciations régulières de Medvédev des crimes staliniens…). Il y a tout de même quelques millions de Russes (hélas!) qui votent communiste contre Poutine et c’est Ziouganov qui n’a pas eu honte d’aller déposer des fleurs sur la tombe de Staline derrière le Mausolée. Aucun dirigeant ne peut, cependant, ignorer l’héroïsme des Soviétiques pour combattre le nazisme et nous libérer, nous Européens, de la peste brune, alors qu’ils n’ont pas bénéficié dans leur patrie de cette liberté. La victoire sur le nazisme s’est faite sous un tyran sanguinaire, peut-on faire affront aux soldats encore survivants en condamnant globalement cette époque sinistre. Il faut du temps pour qu’un peuple consente à regarder son passé avec lucidité et sang-froid. Les donneurs-donneuses de leçon du « Monde » sont obnubilés de façon monomaniaque par Poutine qui serait le génie du mal de la Russie. Mais qui voient-il, aujourd’hui, à la place de Poutine à la tête de la Russie? Ceux que « Le Monde » encense régulièrement ont derrière eux quelques milliers de personnes. Il est très savoureux de voir le journal de référence de la gauche rose soutenir des ultra-libéraux à la Madelin, comme Kasparov et Nemtsov qui n’ont aucune vergogne à aller se plaindre du régime russe sur le sein des réactionnaires McCain et Romney.

    Le jésuitisme du « Monde », qui vient sans doute de ses origines catholiques, va connaître, je le sens,  de beaux jours. Les prémices sont de bon augure. Les articles sur Depardieu et sur les Femen sont des chefs-d’oeuvre de jésuitisme (ce n’est pas bien, mais ils sont quand même pas mal)- le traitement des Pussy Riot a été plus expéditif, on s’est bien gardé de relater les exploits antérieurs de ces gentilles mères de famille – la seule chose qui comptait, c’était qu’il s’agissait d’une « prière contre Poutine », voire contre la collusion de l’Eglise orthodoxe et du pouvoir. Elles étaient baptisées de « punkettes » – si on pense aux Sex Pistols ou à Nina Hagen, ce terme de « punkettes » montre leur total ridicule…

    Vive le 8 mars! Vive les Toinettes du journalisme! Ô mânes de Deleuze…