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  • Lettres d’artistes aux Marcadé

    Vladimir Bekhtéïev (Bechtejeff) et sa femme Natalia à Valentina Dmitrievna et Vania Marcadé

    6 septembre 1969

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le graveur Adrian Kaploune à Valentina Dmitrievna

    Gravure d’Adrian Kaploune
    Saint-Pétersbourg (sic!), 31 juin 1968

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Czeslaw Milosz envoie à Valentine Marcadé le portrait de son cousin Oscar Milosz qu’il lui avait promis à Berkeley en 1977

    Oscar Milosz
    Czeslaw Milosz

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ania Staritsky à Valentine et Vania Marcadé en 1977

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Gaga (Guéorgui Koventchouk), sa femme Janna et son fils Aliocha à Lialia et Vania – années 1990

  • Le journaliste Sergueï Dédiouline sur l’information selon « Le Monde » (1998)

    En mettant en ordre mes archives,  j’ai retrouvé tout un dossier et ce tapuscrit  du journaliste Dédiouline sur l’affaire de l’exil  au début des années 1990 du grand historien de l’art soviétique Nikolaï Khardjiev à Amsterdam avec une partie de ses archives dont de nombreux tableaux de l’avant-garde russe et soviétique qui ont enrichi les collections du Stedelijk Museum amstellodamois . Il suffit de lire aujourd’hui les papiers de M. Vitkine et consorts  sur les pays se trouvant à l’Est de l’Europe  qui sont écrits impunément selon une gille de lecture a priori apodictique…

     

     

  • QUELQUES SOUVENIRS SUR ÉDIK STEINBERG

     

     

    ÉDIK DANS SON ATELIER PARISIEN

     

     

     

     

    QUELQUES SOUVENIRS SUR ÉDIK STEINBERG

     

    S’impose à moi de façon insistante une image synthétique d’Édik Steinberg : il était un authentique fils de Dieu, dans toute la liberté de son humanité. Quand j’ai fait pour la première fois sa connaissance à la charnière des années 1960-1970, je ne connaissais rien ni de l’œuvre, ni de l’homme. Lors des rencontres dans la maison-musée moscovite de Georges Costakis ou, fortuitement, dans d’autres circonstances, j’ai vu un jeune artiste, beau, débordant de santé, énergique, plein de joie de vivre, que tout le monde aimait et qui avait le don de créer autour de lui une atmosphère amicale, joyeuse et spirituelle. Pour moi, Français, il incarnait ce que les Russes appellent un « roubakha-paren’», ce que l’on pourrait rendre par «un chic type », ou, plus familièrement, par un « mec bien », c’est-à-dire – serviable, généreux, ouvert…

    C’est à Paris, pendant les vingt dernières années 1990-2000 de sa vie, que je me suis vraiment rapproché d’Edik. J’ai pu alors observer  ses nombreuses facettes humaines. Bien entendu, il était resté le même «mec sympathique»,  sociable, aimant la compagnie des amis, aimant boire avec eux de la vodka ou du bon vin rouge français, porter de nombreux toasts à leur santé et répondre à ces mêmes toasts. Dans son atelier parisien, lui et sa femme Galia, recevaient régulièrement des invités autour d’une table débordant des fameux « zakouski » (les hors-d’œuvre les plus variés) et des plats russes.

    Les conversations sur l’art en général, sur le cinéma russe, sur les problèmes esthétiques, artistiques, muséaux de l’actualité, sur la situation en Russie, étaient très animées . Je me souviens tout particulièrement des réunions avec quelques amis français russophiles  lors du repas pascal de fin du Jeûne ou du réveillon de la Nativité, après les services dans l’église Saint-Séraphin de Sarov où règne toujours une atmosphère intime, spécifique pour le Paris orthodoxe, de ferveur, de paix, de beauté harmonieuse, grâce à son ministre, le père Nikolaï, à la parole théologique inspirée.

    Édik  ne prêchait pas, il ne vaticinait pas. Je n’ai jamais entendu dans sa bouche des paroles mauvaises sur les autres, même sur ceux dont il ne partageait pas les idées. Il n’avait aucun ressentiment, aucune animosité. Il affirmait tout simplement ce qu’il avait à dire sans avoir besoin  d’opposer son affirmation à  une autre opinion. De ce point de vue, sa peinture est le miroir de son âme, de son être, de son esprit. J’ai toujours été étonné par sa bienveillance, son rapport fraternel aux autres, sa délicatesse sans fadeur.

    Édik souffrait pour la Russie. Voici la dédicace qu’il a écrite sur sa monographie russe de 1992 qu’il m’avait offerte : « […] Merci pour ton amour pour notre malheureuse Russie. Édik Steinberg – juin 2001 ». Comme beaucoup d’autres Russes que j’ai connus dans l’émigration, il portait en lui l’ « idée russe » avec son tragique et sa désorganisation, avec ses envolées et son envergure.

    Pour moi, Édik reste dans la mémoire non seulement comme un peintre de haute lignée, mais aussi comme l’expression, dans l’environnement parisien, des aspects les plus lumineux, affectifs, spirituels et artistiques de l’homme russe.

    Jean-Claude Marcadé

    décembre 2012

  • Extrait du « Journal du confinement » de Gérard Conio

    Un autre son de cloche….

    Extrait du « Journal du confinement » de Gérard Conio

    11 avril 2020

    […]La crise sanitaire du coronavirus a mis au jour une crise du langage, en montrant aux populations qu’elles étaient victimes d’un nouveau système totalitaire qui a déjà  investi les pays réunis dans ce qu’on appelle  «  la communauté internationale »  parce que les démocraties occidentales prétendent s’arroger le monopole de la parole et de la vérité.

    Il ne faut pas être grand clerc, en effet, pour comprendre que le terme de «  communauté internationale » recouvre une notion biaisée qui fait prendre la partie pour le tout.

     A cet égard,  la mondialisation du coronavirus a fait éclater un leurre qui s’est  incrusté dans l’opinion dominante depuis la disparition de l’Union soviétique et la fin du communisme.

    En réalité, comme Derrida l’avait montré dans  Spectre de Marx , l’idéal de justice sociale promu par Marx n’a jamais été aussi fort dans les esprits que depuis qu’il a été anéanti dans les faits par ceux-là mêmes qui s’en réclamaient.

    On peut également tenter un parallèle avec l’idéal de liberté porté par la démocratie qui n’est aussi obsédant dans les discours que parce qu’il n’a jamais été entériné dans les faits.

    C’est un grand paradoxe de l’histoire.

    Il faudrait tout d’abord rappeler que le régime soviétique n’avait du communiste que le nom, de même que le système en vigueur dans nos contrées civilisées n’a de la démocratie que le nom.

    Brejnev se gaussait de ceux qui voulaient faire croire qu’il avait lu Marx.

    Le seul véritable connaisseur du marxisme en Union Soviétique était David  Riazanov, le fondateur de l’Institut Marx et Engels, qui a été exécuté par Staline.

    Il serait long et fastidieux de passer en revue tous les pays de la planète sous l’effet du coronavirus et on doit, dans un premier temps, se contenter d’observer la situation qui nous concerne directement depuis que le Président Macron a décrété le confinement comme moyen de vaincre une épidémie dont il avait sous-estimé la gravité.

     Il serait, certes, injuste d’imputer au Président Macron l’entière responsabilité d’une crise sanitaire qui est l’expression d’une crise économique, politique et sociale.

    Cette crise germait bien avant l’apparition du coronavirus qui n’a été que le révélateur de l’échec de l’Union européenne, mais plus encore de la démocratie occidentale.

     Les critiques nées de l’actualité se contentent en effet trop souvent de demi-mesures et hésitent à aller au fond du problème.

     Seuls quelques esprits libres ont eu le courage et la lucidité de montrer que «  le roi est nu » , comme l’a fort bien dit Michel Onfray.

    On ne saurait dénier au Président Macron ses bonnes intentions qu’il a manifestées quand il a compris tardivement l’importance du danger.

    Mais ceux-là mêmes qui lui savent gré des mesures qu’il a prises ont rapidement constaté l’écart croissant entre ses paroles et ses actes, entre ses promesses et la réalité du terrain, aussi bien pour les soignants privés de moyens de remplir leur tâche que pour la population privée de liberté afin de pallier le manque d’anticipation et de protection causé par la destruction du service public.

    On peut faire valoir que les défaillances du Président Macron étaient dues à son manque d’autorité, mais il faut ajouter que ce manque d’autorité prend sa source dans son absence de légitimité.

     Et il convient de rappeler que pour Rousseau comme pour Hannah Arendt il ne saurait y avoir d’autorité légitime que celle conférée par la volonté générale.  Quand la volonté générale est foulée aux pieds, quand un pouvoir est usurpé, le peuple a droit à l’insurrection, et c’est tout le sens du mouvement des Gilets Jaunes.

    Hannah Arendt a montré amplement que les droits de l’homme proclamés par la Révolution français n’étaient qu’une abstraction qui ne correspondait à aucune réalité. Et elle reprenait les arguments d’Edmund Burke contre une conception universelle des droits de l’homme qui n’étaient que «  le signe manifeste d’un idéalisme illusoire ou d’une hypocrisie hasardeuse et débile ».

    Les seuls droits de l’homme qui ont connu une existence concrète sont les droits des citoyens protégés par un Etat-nation.

    Et Hannah Arendt l’a prouvé en décrivant le sort des minorités, des apatrides et des réfugiés qui, dans l’entredeuxguerres n’avaient que le droit d’avoir des droits, c’est –à-dire, en réalité aucun droit.

     On a eu un aperçu tragique de la malédiction qui s’abat sur un pays, quand, après la chute de l’URSS, on a fait valoir ces «  droits universels » pour imposer un régime soi-disant démocratique qui n’appliquait plus aucun droit autre que celui des prédateurs qui se sont mis au-dessus des lois pour confisquer le pouvoir et opprimer les masses privées désormais de tout autre droit que celui d’exister dans la misère et la corruption au nom de la liberté et de la modernité.

     Non seulement ces droits universels  n’ont jamais eu aucune validité, mais ils condamnent à la condition de parias ceux-là mêmes qui s’en réclament. Seule la citoyenneté donne une réalité à des droits qui, réduits à une définition abstraite et universelle , ne sont que de la poudre de perlimpinpin. Et après la chute de l’URSS  la nouvelle condition des populations démocratisées ressemblait étrangement à celle  des millions de sans-droits nés du Traité de Versailles et de la création artificielle de nouveaux Etats sans tradition, sans légitimité et sans autorité, sans passé et sans avenir,  qui vouaient leurs populations à être les déchets de l’Europe.  .

    Les Juifs  dépossédés depuis toujours d’une patrie, mais aussi les Arméniens, les Polonais, les Russes et les Allemands chassés de leurs pays n’avaient aucune possibilité d’intégration dans une autre société que leur milieu d’origine qui seul leur donnait une « identité ».

     Hannah Arendt  a montré que le seul statut possible pour ceux qui étaient devenus des « gens de rien » était celui que leur donnait la loi, quand ils commettaient des délits, voire des crimes pour une reconnaissance qui leur était interdite par leur état d’hommes « sans qualité », des  « hommes  libres et égaux » devant la nature mais non devant la société. Il  n’est pire condition que celle d’innocent coupable. Et il est certes  préférable d’être enfermé dans une prison, défendu par un avocat pour un acte ouvertement illicite et par là même reconnu par la loi, que de croupir dans des camps d’internement sans avoir commis aucune autre faute que celle d’exister au nom des droits de l’homme tels qu’ils ont été définis par la Déclaration de 1789.

    Les droits des « hommes libres et égaux »  du seul fait de naître proclamés par cette Déclaration ne recouvrent que du vide.

    Ils n’ont pas plus de valeur que celle des animaux qui naissent eux aussi « libres et égaux » avant d’être soumis eux aussi à la loi de la nature qui privilégie les forts au détriment des faibles.

    Et il serait bon de s’inspirer de ce paradoxe pour juger aujourd’hui de la  crise des «  migrants » mais aussi de celle des Gilets Jaunes.

    Depuis que les Etats Nations ont perdu leur souveraineté et leur indépendance en se mettant sous le joug d’une Institution extraterritoriale,  les citoyens privilégiés de ces Etats Nation se sont eux-mêmes privés de leurs droits et soumis à un pouvoir sans autre légitimité que celle qui lui est conférée par une Constitution inventée pour le seul bénéfice de l’oligarchie financière qui gouverne le monde à l’abri de tout contrôle démocratique.

     La seule identité dont on peut se prévaloir est celle donnée par l’Argent qui n’a ni odeur ni saveur et a une existence aussi volatile que celle du coronavirus.

     Puisque le mot même de patrie est exilé du vocabulaire, il est dans l’ordre des choses que des ouvriers salariés soient livrés comme des esclaves au bon plaisir des fonds d’investissement qui n’ont d’autre légitimité que celle d’être cotés en Bourse.

     L’érosion du code du travail, sabordé définitivement par la réforme de Macron, n’a dans ce contexte qu’une importance relative puisque les intérêts des salariés sont de toute façon sacrifiés aux dividendes des actionnaires sans que l’Etat puisse intervenir.

    La relation qui s’est établie entre les actionnaires et les salariés dans les entreprises  reproduit la logique financière qui met au sein des mêmes Banques l’argent déposé par leurs clients à la disposition de la cupidité hasardeuse des traders.

     Banquier de son métier, comme le dit une chanson, il était naturel qu’Emmanuel Macron, profitant de ses pleins pouvoirs, prenne ouvertement le parti des «  premiers de cordée » au détriment des « gens de rien », corvéables à merci.

     Les bons esprits prétendront que ces considérations générales n’ont rien à voir avec une crise sanitaire qui frappe indistinctement toutes les couches de la population.

      Et de même qu’ils affirment qu’il n’y a pas d’alternative à la loi du Marché, les bons esprits aux ordres de la Répuhlique font valoir qu’il n’y a pas d’autre issue que le confinement pour endiguer la progression d’un ennemi aussi impitoyable qu’invisible.

     Il est vrai qu’en déclarant la guerre au coronavirus le Président Macron a créé un état d’exception qui le rend inexpugnable.

     C’est un stratagème commode pour empêcher de poser les vraies questions.
    Il est aussi absurde  de faire la guerre à un virus que de se révolter contre la mort, contre le temps, contre le froid et la faim,

    La Nature suit son cours sans se préoccuper de nos désirs et de nos besoins.

    La Nature et l’Humanité suivent des chemins parallèles qui obéissent à des lois différentes.

    Si on associe au mal une épidémie qui s’abat sur nous sans nous demander notre avis, c’est une manière d’ignorer que le vrai mal dont nous souffrons porte des noms que les zélotes d’un pouvoir inique ne cessent de nous ressasser pour achever la destruction programmée de nos existences qu’ils englobent dans des statistiques et dans la soumission au fait accompli.

    En effet, quel esprit normalement constitué pourrait s’insurger quand on le presse dé défendre un droit aussi indispensable que «  le droit à la vie » ?

     Et c’est au nom de ce «  droit à la vie » que nous sommes confrontés à une hécatombe qui est présentée comme une nécessité irrémédiable.

    Ce mal au nom du bien qui s’est infiltré dans nos consciences par «  le principe du tiers inclus » est celui d’un pouvoir que nous subissons après l’avoir instauré nous-mêmes, par notre absence d’esprit critique, par notre docilité envers la fausse parole des escrocs qui abusent de notre crédulité.

     En renvoyant leur faute aux gouvernements antérieurs, nos dirigeants oublient qu’ils s’inscrivent eux-mêmes dans la suite logique d’un système de domination qui a pris le relai des anciens totalitarismes dont Hannah Arendt nous a donné la clé.[…]

  • SAMEDI SAINT ORTHODOXE

    SAMEDI SAINT ORTHODOXE

     Première épître du saint apôtre Paul aux Corinthiens (5, 6-8 ; Gal 3, 13-14)

    Frères, un peu de levain fait lever toute la pâte. Purifiez- vous donc du vieux levain pour être une pâte nouvelle, puisque vous êtes des azymes. Car le Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc cette fête non avec du vieux levain ni avec un levain de malice et de perversité ; mais avec les azymes de la pureté et de la vérité. Car le Christ nous a rachetés de la malédiction de la Loi, en devenant lui-même malédiction pour nous (il est écrit en effet : Maudit soit quiconque pend au gibet), afin que dans le Christ Jésus la bénédiction d’Abraham s’étende aux nations païennes et que nous recevions par la foi l’Esprit de la promesse.

  • LE CHRIST EST RESSUSCITÉ! ΧΡΙΣΤΟΣ ΑΝΕΣΤΗ! ВОИСТИНУ ВОСКРЕСЕ!

    LE CHRIST EST RESSUSCITÉ! ΧΡΙΣΤΟΣ ΑΝΕΣΤΗ! ВОИСТИНУ ВОСКРЕСЕ!

    Homélie catéchétique de notre père parmi les saints, Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople, en ce saint et lumineux jour de la glorieuse et salutaire résurrection du Christ notre Dieu 

    Que celui qui est pieux et qui aime Dieu, jouisse de cette belle et lumineuse fête ; que tout serviteur sage entre en se réjouissant dans la joie de son maître ; que celui qui s’est donné la peine de jeûner jouisse maintenant du denier qui lui revient ; que celui qui a travaillé dès la première heure reçoive à présent son juste salaire ; que celui qui est venu après la troisième heure célèbre cette fête en rendant grâce ; que celui qui est arrivé après la sixième heure n’ait aucune hésitation, car il ne sera pas lésé ; que celui qui a laissé passer la neuvième heure s’approche sans hésiter ; que celui qui a tardé même jusqu’à la onzième heure ne craigne pas d’avoir été nonchalant. Car le Maître est généreux et Il reçoit le dernier aussi bien que le premier, Il accorde le repos à celui de la onzième heure comme au travailleur de la première ; du dernier, Il a pitié, et du premier, Il prend soin ; à celui-ci, Il donne ; l’autre, Il le comble ; Il reçoit les œuvres, et Il accueille avec amour la bonne volonté ; Il honore l’action et loue l’intention. Entrez donc tous dans la joie de notre Seigneur ; les premiers comme les seconds, recevez votre salaire. Riches et pauvres, exultez ensemble. Abstinents et négligents, honorez ce jour. Vous qui avez jeûné et vous qui n’avez pas jeûné, réjouissez-vous aujourd’hui. La table est abondante, faites en tous vos délices. Le veau gras est servi ; que personne ne s’en retourne sans être rassasié. Tous jouissez du festin de la foi. Tous jouissez des richesses de la bonté. Que personne ne se lamente sur sa pauvreté : car notre Royaume à tous est apparu. Que personne ne pleure ses péchés, car le pardon s’est levé du tombeau. Que personne ne craigne la mort, car la mort du Sauveur nous a délivrés. Tenu par elle, Il l’a étouffée ; descendu aux enfers, Il a dépouillé les enfers, Il les a rendus amers pour avoir goûté à sa chair. Et cela Isaïe l’avait annoncé : Les enfers, dit-il, sont devenus amers lorsqu’ils T’ont rencontré dans les profondeurs. Ils sont devenus amers car ils ont été abolis ; ils sont devenus amers car ils ont été joués ; ils sont devenus amers car ils ont été mis à mort ; ils sont devenus amers car ils ont été renversés ; ils sont devenus amers, car ils ont été liés. Ils ont pris un corps, et se sont trouvés devant Dieu ; ils ont reçu de la terre, et ils ont rencontré le ciel ; ils ont pris ce qu’ils voyaient, et ils sont tombés à cause de ce qu’ils ne voyaient pas. Où est ton aiguillon, ô mort ? Enfers, où est votre victoire ? Le Christ est ressuscité et vous avez été jetés à bas. Le Christ est ressuscité et les démons sont tombés. Le Christ est ressuscité et les anges se réjouissent. Le Christ est ressuscité et la vie règne. Le Christ est ressuscité et il n’y a plus un seul mort au tombeau. Car le Christ s’étant relevé des morts est devenu prémices de ceux qui se sont endormis. À Lui gloire et puissance dans les siècles des siècles. Amen. 

  • Un portrait d’Anna Staritsky des années 1940

    Un portrait d’Anna Staritsky des années 1940

    On connaît très peu d’oeuvres figuratives d’Anna Staritsky avant son installation à Nice dans les années 1950. Rappelons qu’elle a terminé l’Académie des beaux-arts de Sofia en 1931 et qu’elle a travaillé dans les années 1930 en Belgique dans les arts graphiques. Elle faisait partie de la colonie russe très active à Bruxelles.

    Je n’ai pu établir l’identité de la personne représentée sur ce beau tableau. Si quelqu’un la reconnaît, il pourrait transmettre l’information au possesseur du portrait, M. Andreï Kontorov, à son adresse électronique :

    andrei@skynet.be