Catégorie : Personnel
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Pâque orthodoxe 1997 chez Marcadé, 36 rue Saint-Sulpice

De gauche à droite : Pierre Brullé, le vétérinaire et microbiologiste Louis Andral (père de Jean-Louis), Jean-Marc Andral (frère aîné de Jean-Louis), Marina Fiodorova, Jean-Claude Marcadé, Jean-Louis Andral,Reinold Werner, Igor Minaev, Sergueï Dédiouline (photo prise par Sheila Leirner-Andral) Pâque orthodoxe 1997 chez Marcadé, 36 rue Saint-Sulpice

De gauche à droite : Pierre Brullé, le vétérinaire et microbiologiste Louis Andral (père de Jean-Louis), Jean-Marc Andral (frère aîné de Jean-Louis), Marina Fiodorova, Jean-Claude Marcadé, Jean-Louis Andral, Reinold Werner, Igor Minaev, Sergueï Dédiouline (photo prise par Sheila Leirner-Andral) 
De gauche à droite, Jean Marc Andral, Marina Fiodorova, Jean-Claude Marcadé, Jean-Louis Andral – à droite Reinold Werner 
Jean-Claude Marcadé avec la « Paskha » qu’il avait préparée pour ses amis 
Louis Andral et son fils Jean-Marc 
Pierre Brullé, Louis Andral, Jean-Marc Andral, Marina Fiodorova, Jean-Claude Marcadé 
Igor Minaev, Sergueï Dédiouline, Sheila Leirner, Pierre Brullé 
Reinold Werner, Igor Minaev, Sergueï Dédiouline, Sheila Leirner 
Igor Minaev, Sergueï Dédiouline, Sheila Leirner, Pierre Brullé 
Jean-Claude Marcadé, Pierre Brullé, Sergueï Dédiouline, Marina Fiodorova, Igor Minaev, Louis Andral, Jean-Marc Andral, Sheila Leirner (photo de Jean-Louis Andral) 
Jean-Claude Marcadé, Jean-Louis Andral, Pierre Brullé, Sergueï Dédiouline, Marina Fiodorova, Igor Minaev, Louis Andral, Sheila Leirner (photo deJean-Marc Andral) 
après la vodka : Sergueï Dédiouline, Sheila Leirner-Andral, Pierre Brullé, au mur tableaux d’Alvaro Vargas et de Samuel Ackerman +
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Vania à Lialia
Vania à Lialia
Je mets de l’ordre dans le marché aux puces de mes archives et celles de Valentine, et j’ai trouvé ces deux textes dans les papiers de Lialia :


Marie – compagne alors d’Emmanuel Martineau
Bolivar – peintre urrugoyen
Zinotchka était la veuve de mon protecteur et ami le professeur Henri Granjard
Vladimir Dimitrijević
Karloucha-inskii – Sémione Arkadiévitch Karlinsky
Georges Duclos mon professeur de français et de grec au Lycée Montesquieu de Bordeaux, traducteur d’Euripide chez Garnier
Père Serge Chévitch
Totochka – surnom affectueux donné à notre étudiante et amie Sylviane Siger
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Valentina Dmitrievna Marcadé et Guéliane Mikhaïlovitch Prokhorov, 1989
Valentina Dmitrievna Marcadé et l’historien de la littérature, byzantiniste et théologien Guéliane Mikhaïlovitch Prokhorov, 1989

LETTRE DE GUÉLIANE PROKHOROV À VALENTINE MARCADÉ, 1er JUILLET 1989 
VALENTINE MARCA&DÉ ET GUÉLIANE PROKHOROV, 36 RUE SAINT-SULPICE, 1989 
VALENTINE MARCADÉ, RUE SAINT-SULPICE EN 1989, OEUVRE D’ANIA STARITSKY DERRIÈRE ET, SUR LE CÔTÉ, SUR LA BIBLIOTHÈQUE, À MOITIÉ CACHÉE UNE OEUVRE D’ALVARO VARGAS -
Lettres d’artistes aux Marcadé
Vladimir Bekhtéïev (Bechtejeff) et sa femme Natalia à Valentina Dmitrievna et Vania Marcadé

6 septembre 1969 
Le graveur Adrian Kaploune à Valentina Dmitrievna

Gravure d’Adrian Kaploune 
Saint-Pétersbourg (sic!), 31 juin 1968 Czeslaw Milosz envoie à Valentine Marcadé le portrait de son cousin Oscar Milosz qu’il lui avait promis à Berkeley en 1977

Oscar Milosz 
Czeslaw Milosz Ania Staritsky à Valentine et Vania Marcadé en 1977
Gaga (Guéorgui Koventchouk), sa femme Janna et son fils Aliocha à Lialia et Vania – années 1990 -
Photos anciennes
Je fais de l’ordre dans mes papiers et ai trouvé des photos anciennes émouvantes (pour moi…)

VANIA ET LIALIA DANS UN CAFÉ VIENNOIS LE 27 DÉCEMBRE 1961 
Valentine et Jean-Claude en 1989 
ALVARO VARGAS ET VALENTINE MARCADÉ, 1989 
Poésie de ‘Alvaro Vargas, février 1990 
Alvaro Vargas et Valentine Marcadé 
Tombe de Pevsner en 1989 dans le cimetière russe de Sainte-Geneviève des bois avec la sculpture « Dernier Élan » -
Le journaliste Sergueï Dédiouline sur l’information selon « Le Monde » (1998)
En mettant en ordre mes archives, j’ai retrouvé tout un dossier et ce tapuscrit du journaliste Dédiouline sur l’affaire de l’exil au début des années 1990 du grand historien de l’art soviétique Nikolaï Khardjiev à Amsterdam avec une partie de ses archives dont de nombreux tableaux de l’avant-garde russe et soviétique qui ont enrichi les collections du Stedelijk Museum amstellodamois . Il suffit de lire aujourd’hui les papiers de M. Vitkine et consorts sur les pays se trouvant à l’Est de l’Europe qui sont écrits impunément selon une gille de lecture a priori apodictique…
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С Преображением Господним и Яблочным Cпасом!
Поздравляю всех с Преображением Господним и Яблочным Cпасом!

Stoljarova I. V., На пути к преображению. Человек в прозе Н. С. Лескова [Sur la voie de la transfiguration. L’homme dans la prose de Nikolaï Leskov], Sankt-Peterburgskij Universitet, 2012, 326 pages.
Madame Stoljarova est une éminente leskoviste qui a enrichi par de très nombreux articles notre connaissance de l’auteur des Soborjane (le Clergé de la collégiale), de Očarovannyj strannik (l’Errant enchanté) et de tant d’autres chefs-d’œuvre de la littérature.
[…]La plupart des critiques littéraires russes, avant et après la révolution bolchevique de 1917, aussi bien que beaucoup de critiques occidentaux, ont souligné le profond esprit religieux qui traverse l’œuvre de Leskov, qui en font, sous cet aspect, un émule de ses contemporains Dostoevskij et Tolstoj. D’une certaine manière, le nouveau livre de Mme Stoljarova développe de façon magistrale ce qui avait été esquissé par nombre d’historiens de la littérature comme Akim Volynskij, Nikolaj Lerner, ou même, au début de l’époque soviétique, le critique littéraire marxiste Pëtr Kogan qui pouvait écrire :
« L’époque [de Leskov ] partageait les gens en radicaux et révolutionnaires, lui les partageait entre personnes morales et personnes immorales. Son époque n’était pas religieuse, c’était l’époque du culte des sciences naturelles. Lui, il était le porte-parole d’un mode de penser religieux. »
Ou bien encore, le critique allemand Eberhard Reisser note en 1929 que « Leskov ne cesse pas de tourner ses pensées vers les questions de la foi». Rappelons- nous aussi que Walter Benjamin voyait dans la grande nouvelle l’Errant enchanté, entre autres, la marque de la pensée d’Origène sur l’apocatastase…
Irina Stoljarova mentionne, dès l’abord, que Leskov a affirmé que, pour lui, l’Évangile n’était pas une doctrine abstraite, mais un guide pratique qui contenait les règles morales essentielles pour l’homme (p. 4). Le livre de l’auteure est donc consacré principalement à faire apparaître la pensée d’un des grands esprits spirituels de la littérature russe. C’est ainsi qu’elle a mis ses études des diverses œuvres de Leskov sous l’égide de la Transfiguration, en citant dans Soborjane le passage de l’homélie du protopope Tuberozov, précisément le jour de cette grande fête de l’Orthodoxie, où il proclame « la nécessité [pour l’homme] d’opérer constamment sa propre transfiguration, afin d’avoir la force, dans tous les combats, de se forger comme du métal solide et ductile et de ne pas être laminé comme une vile argile qui se dessèche en gardant l’empreinte du pied qui l’a foulée ». (Soborjane, première partie, ch. v, Journal en demi-coton du Père Tuberozov au 6 août 1837).[…]
C’est l’homme russe « éternel » que Leskov, selon Irina Stoljarova, a scruté. La lecture des nouvelles analysées vise à faire apparaître une permanence chez cet homme russe de la quête d’un idéal de beauté, de bonté, de transfiguration. L’enquête psychologique, éthique, philosophique, spirituelle est servie par des analyses d’une grande finesse. Cela est peut-être le plus magistralement exposé dans le chapitre qu’elle consacre aux « motifs eschatologiques dans la nouvelle l’Errant enchanté » (p. 208-230). L’auteure avait auparavant souligné « le talent de l’homme russe capable de manifester dans son activité » l’imagination la plus insolente (derzkaja fantazija) » (p. 71), « de manifester ses grands dons innés, son énorme force potentielle (ogromnaja nerastračennaja sila), l’audace, capable de tout démolir (vsesokrušitel’naja derzost’), de l’esprit » (p. 80).[…]
Mme Stoljarova insiste à plusieurs reprises sur l’élément de catharsis qui permet aux héros leskoviens de surmonter les tribulations de la vie, les crises morales, l’état peccamineux, pour atteindre la liberté intérieure, une nouvelle plénitude des forces. cela, c’est l’aspect « humaniste », lequel est traversé, comme illuminé, par l’idéal évangélique auquel l’écrivain n’a jamais cessé d’adhérer. cette transformation de l’homme lui permet d’atteindre la déification, la theosis, le bogopodobie, qui, depuis St Grégoire Palamas et la forte insertion de l’hésychie dans l’Orthodoxie russienne, sont le filigrane de l’idéal de transfiguration de l’être humain, au-delà de ses chutes et de ses excès déviants. il faut lire attentivement le chapitre qu’Irina Stoljarova a intitulé « le miracle de la transfiguration de l’homme dans la création de Leskov et la tradition évangélique de la Transfiguration du Seigneur » (p. 246-261). […]
En tout cas, elle donne une place importante, dans son investigation de la transfiguration, à la nouvelle de 1890, Томление духа (La consomption de l’esprit) [L’expression « Томление духа » revient à plusieurs reprises dans la traduction russe de l’Ecclésiaste (1, 14 ; 1, 17 ; 4, 4 ; 4, 6) ; dans la plupart des langues européennes cette expression est généralement rendue par « poursuite du vent » [chez Luther, par « Haschen nach Wind »), mais la King’s John Version traduit par « vexation of spirit ».]. Le héros n’est pas un Russe (ce que ne précise pas l’auteure) mais un modeste précepteur allemand dans une maison de seigneurs, le type même du malen’kij čelovek, plein de bizarreries et quelque peu ridicule, Ivan Jakovlevič, que ses maîtres appellent Koza, la Chèvre, car on a même oublié son nom de famille. Il est chassé de la maison pour sa dénonciation virulente, au nom du message évangélique du Christ, d’une injustice et d’un mensonge éhonté: grâce aux faux témoignages de toute la maisonnée on a fouetté (vysekli) un domestique pour un acte commis en fait par le fils de la femme du gouverneur de l’endroit en visite. Koza part sur la route de l’exil sans la moindre plainte. À sa rencontre viennent les enfants qui étaient ses élèves et ont participé à l’iniquité, ils l’appellent : Koza leur tient le même langage de l’Évangile, qu’il faut « faire l’œuvre de Dieu », qu’il ne faut pas avoir peur, qu’entre lui et ceux qui l’ont chassé, il n’y a pas la peur mais le Christ ; et là se produit un événement inattendu : le visage du petit homme sans intérêt est inondé de lumière et les enfants rapportent « que soudain il était comme devenu quelqu’un d’autre : il avait en quelque sorte grandi et s’était entièrement illuminé (rassvetilsja) » . Est-ce un effet d’optique provoqué par l’éclairage solaire ou est-ce la lumière du Thabor qui s’est alors manifestée, fait semblant de s’interroger l’écrivain. tout indique qu’il s’agit bien d’une transfiguration spirituelle. toute la personne de Koza subit une mutation, sa voix se transforme elle aussi et il devient invisible. Et Irina Stoljarova de commenter avec justesse: « Dans le finale, l’image de Koza subit une nouvelle et substantielle transformation : il atteint l’ultime degré du perfectionnement dans la déification, il perd sa nature matérielle, est transporté dans le monde d’En-Haut et se fond pleinement dans Dieu le Père. » (p. 258)
On le voit, pour Leskov, il s’agit bien de faits de la vie spirituelle qui sont universels et ne sont pas propres au seul homme russe. Irina Stoljarova trouve des échos de la métamorphose spirituelle du héros de Tomlenie duxa chez d’autres personnages leskoviens (par exemple Odnodum, le Monoïdéiste, ou bien le diacre Achille et le touchant nain Nikolaj Afanas’evič dans Soborjane ou encore le petit homme, faible et sans défense qu’est le père Kiriak dans Na kraju sveta). mais elle note aussi des similitudes avec le sublime « idiot » de Dostoevskij, le prince Myškin qui, lui aussi, présente « des traits d’enfantillage et de fragilité physique maladive » (p. 258).
L’angle philosophique-éthique qu’Irina Stoljarova a choisi pour décrypter de façon insistante la vision du monde essentielle de Leskov laisse, cependant, totalement ouvert l’autre aspect du génie de l’auteur de l’Ange scellé, celui de son écriture qui le distingue radicalement des autres écrivains contemporains. Grâce à cette écriture « autre », Leskov annonce le renouvellement du langage artistique russe au XXe siècle, de Remizov à Solženicyn.
Jean-Claude Marcadé

École de Novgorod, XVe s.


Maxime Arkhanguelski







