La clôture des JO à Paris

La clôture des JO à Paris

La performance technologique était moins époustouflante que lors de l’ouverture, comme si l’inspiration de Jolly s’était quelque peu contractée dans un nouvel espace circonscrit. La transformation de l’espace en mouvement de cirque reprend des expériences théâtrales du début du XXème siècle, en particulier soviétiques dans les années 1920, avec aujourd’hui des possibilités technologiques incomparables. Malgré tout, la longueur répétitive des mouvements de l’appareillage et des performances acrobatiques, rappelant le « remplissage » inefficace et fatigant  d’un Sérébrennikov dans Le moine noir à Avignon en 2022, ont un peu amoindri la beauté de l’idée. (Le Boléro  de Ravel dure 16 minutes…)

La musique française a été le parent pauvre des deux spectacles parisiens : un peu de Ravel sous la pluie avec l’extraordinaire Kantorov, moment hautement confidentiel, et à la fin un peu de Fauré, encore plus confidentiel, avec l’Hymne à Apollon, brillamment chanté par Benjamin Bernheim…