Au secours ! Retour du maccarthysme…

AU SECOURS ! RETOUR DU MACCARTHYSME!

L’ histoire se répète, nous dit Marx, comme une farce. Nous en faisons l’expérience, depuis au moins deux ans de façon paroxystique, avec les méthodes des enquêtes qui   interprètent les faits de façon hystérique et paranoïaque, mais une hystérie et une paranoïa bien calculées et visant un seul objectif, Untel ou Untel, créés de toute pièce comme ennemis, érigés en boucs émissaires, boucs émissaires dont le grand anthropologue chrétien René Girard a démonté les mécanismes. Une grille de lecture est créée à laquelle on se réfère avec un automatisme réflectif pavlovien : les faits avérés ne suffisent pas, il faut du probable et de l’improbable, du highly likely, une hyper-interprétation des relations humaines, des coïncidences (« Si ce n’est toi, c’est donc ton frère!), rappelant, mutis mutandis, l’hyper-criticisme faurissonnien. À cela s’ajoute une sélection éhontée des informations : Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage…

Ce néo-maccarthysme inauguré par les États-Unis se répand dans toute l’Europe et touche non seulement la géo-politique, les politiques nationales, les faits-divers gonflés en événements quasi planétaires, mais pratiquement tous les media qui font une course commerciale à l’information-buzz pour attirer le chaland. Le journal de référence Le Monde se veut un premier de cordée dans la pipolisation de ce  « journalisme d’investigation » maccarthyste.