Catégorie : Personnel

  • BONNE FÊTE DE LA SAINTE RENCONTRE!

    Со Сретением Господним!

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    Ménologe de Basile (fin du Xe s.)

     

     

     

     

     

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    École de Novgorod

     

     

     

     

     

     

     

     

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    HYPAPANTE

     

     

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    Duccio di Buoninsegna

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Rogier van der Weyden
  • Deleuze sur la pensée devenue journalistique, 1977

    Deleuze sur la pensée devenue journalistique, 1977

    Ce  que disait Deleuze en 1977, n’est-il pas devenu encore plus criant aujourd’hui? Outre les philosophes et les littérateurs, ce sont les anciens généraux,  ambassadeurs, correspondants, ou ceux qui se sont autoproclamés « historiens », « essayistes », qui sévissent dans les médias, se veulent plus activistes les uns que les autres, se gargarisent de notions comme génocide, dictature, goulag, corruption, esclavage, chair à canon, ne choisissent que des images qui justifient leur grille de lecture, vouant aux gémonies tout ce qui pourrait ne serait-ce que nuancer leur point de vue univoque. Ce journalisme dit la vérité et ce qui n’est pas cette vérité est mensonge, propagande, enfumage, ce journalisme est un ersatz de la pensée.

     […] Le marketing a ses propres principes : il faut qu’on parle d’un livre et qu’on en fasse parler, plus que le livre lui-même ne parle ou n’a à dire. À la limite, il faut que la multitude des articles de journaux, d’interviews, de colloques, d’émissions radio ou télé remplacent le livre, qui pourrait très bien ne pas exister du tout.
    C’est pour cela que le travail auquel se donnent les nouveaux philosophes est moins au niveau des livres qu’ils font que des articles à obtenir, des journaux et émissions à occuper, des interviews à placer, d’un dossier à faire […]. Il y a là toute une activité qui, à cette échelle et à ce degré d’organisation, semblait exclue de la philosophie, ou exclure la philosophie[…]

    Le journalisme, en liaison avec la radio et la télé, a pris de plus en plus vivement conscience de sa possibilité de créer l’événement (les fuites contrôlées, Watergate, les sondages ?). Et de même qu’il avait moins besoin de se référer à des événements extérieurs, puisqu’il en créait une large part, il avait moins besoin aussi de se rapporter à des analyses extérieures au journalisme, ou à des personnages du type « intellectuel », « écrivain » : le journalisme découvrait en lui-même une pensée autonome et suffisante. C’est pourquoi, à la limite, un livre vaut moins que l’article de journal qu’on fait sur lui ou l’interview à laquelle il donne lieu. Les intellectuels et les écrivains, même les artistes, sont donc conviés à devenir journalistes s’ils veulent se conformer aux normes. C’est un nouveau type de pensée, la pensée-interview, la pensée-entretien, la pensée-minute. On imagine un livre qui porterait sur un article de journal, et non plus l’inverse.

    Les rapports de force ont tout à fait changé, entre journalistes et intellectuels. Tout a commencé avec la télé, et les numéros de dressage que les interviewers ont fait subir aux intellectuels consentants. Le journal n’a plus besoin du livre. Je ne dis pas que ce retournement, cette domestication de l’intellectuel, cette journalisation, soit une catastrophe. C’est comme ça : au moment même où l’écriture et la pensée tendaient à abandonner la fonction-auteur, au moment où les créations ne passaient plus par la fonction-auteur, celle-ci se trouvait reprise par la radio et la télé, et par le journalisme. Les journalistes devenaient les nouveaux auteurs, et les écrivains qui souhaitaient encore être des auteurs devaient passer par les journalistes, ou devenir leurs propres journalistes. Une fonction tombée dans un certain discrédit retrouvait une modernité et un nouveau conformisme, en changeant de lieu et d’objet. C’est cela qui a rendu possible les entreprises de marketing intellectuel. […]

    Ce qui me dégoûte est très simple : les nouveaux philosophes font une martyrologie, le Goulag et les victimes de l’histoire. Ils vivent de cadavres. Ils ont découvert la fonction-témoin, qui ne fait qu’un avec celle d’auteur ou de penseur […]

    Ce ne sont pas les nouveaux philosophes qui importent. Même s’ils s’évanouissent demain, leur entreprise de marketing sera recommencée. Elle représente en effet la soumission de toute pensée aux médias ; du même coup, elle donne à ces médias le minimum de caution et de tranquillité intellectuelles pour étouffer les tentatives de création qui les feraient bouger eux-mêmes. Autant de débats crétins à la télé, autant de petits films narcissiques d’auteur – d’autant moins de création possible
    dans la télé et ailleurs […]

  • Lettres de Valentina Vassioutinskaïa à Vania Marcadé en juin-juillet 1953

    Lettres de Valentina Vassioutinskaïa à Vania Marcadé en juin-juillet 1953

    En mettant en ordre nos archives, je suis tombé par hasard sur ces lettres écrites par celle qui était alors mon professeur de russe au lycée Montesquieu à Bordeaux, Valentina Dmitrievna Vassioutinskaïa, qui m’écrivait en russe et que je traduisais à l’aide d’un dictionnaire. Ce sont  ces brouillons qui m’ont rappelé les tout débuts de notre relation qui s’avéra exceptionnelle quelques années plus tard.

  • Documents hétérogènes extraits des « Archives Valentine et Jean-Claude Marcadé  » en vrac

    Documents hétérogènes extraits des « Archives Valentine et Jean-Claude Marcadé  » en vrac

    CARTE D’IDENTITÉ DE NOTRE GRAND-MÈRE MATERNELLE MAGDELEINE DARJO, NÉE BAILLET

    LETTRE AU MINISTRE DE L’INTÉRIEUR RENÉ PLEVEN EN FAVEUR DE MON FRÈRE BERNARD MARCADÉ

    JEAN-CLAUDE MARCADÉ ET L’HISTORIENNE DE L’ART HONGROISE KRISZTINA PASSUTH DEVANT LA « NATURE-MORTE ESPAGNOLE  » D’ANDREENKO (AUJOURD’HUI AU MUSÉE NATIONAL UKRAINIEN DE KIEV), ENTRE DEUX SCULPTURES DE MAXIME ARKHANGUELSKI (AUJOURD’HUI À LA VILLA BEATRIX ENEA D’ANGLET) , 36 RUE SAINT-SULPICE, 1993

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    LETTRE DE JESSICA BOISSEL, CONSERVATRICE AU MNAM

     

     

     

     

    ANGLE), 2003
    COLLAGE D’ANABELLA WEISMANN (AUJOURDHUI À LA VILLA BEATRIX ENEA À ANGLET), 2003