Catégorie : Personnel
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Malévitch en ukrainien
https://www.youtube.com/watch?v=Tjnp-PwKVA0
J’ai reçu cette émission d’un Ukrainien du Canada, Marko Stech. C’est en fait un compte-rendu élargi de ma monographie éditée magnifiquement en 1913 aux éditions ukrainiennes de Lydia Lykhatch, Rodovid. Cet essai est très équilibré, sans nationalisme étroit, et avec une vue juste de la place de l’école ukrainienne dans l’avant-garde de Russie et d’Union soviétique dans les années 1910-1920, ce que je proclame incessamment dans tous mes écrit.
Je ne connais pas personnellement Marko Stech, mais il m’avait demandé, il y a quelque temps, des photographies de Valentine et de moi. J’en ai trouvé quelques unes dans le chaos de mes archives, dont il a utilisé une.
Valentine Marcadé et Mikhaïl Andreenko,
pour une Épiphanie catholique dans
les années 1970 (36, rue Saint-Sulpice)
Valentine Marcadé, Jean-Claude Marcadé, Sophie Laffite (née Sofia Grigorievna Glikman) lors de l’exposition « Malévitch-dessins » à la Galerie Chauvelin en 1971
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Journée Malévitch à Genève (8 avril 2016)
Photographie d’Anne Baldassari
Presque tous les participants au Colloque « Malévitch et la philosophie » à Genève le 8 avril 2016: à partir de la gauche : Alexandra Chatskih, Irina Conio, Natalia Smolianskaïa, X, Jean-Philippe Jaccard, Ioulia Podoroga, Gérard Conio, Patrick Vérité, Jean-Claude Marcadé (portant la « cravate Malévitch » brodé au point de Kiev par Valentine Marcadé sur un poncif de Bernard Marcadé, à l’occasion de l’exposition « Malévitch-Dessin » à la Galerie Jean Chauvelin, à Paris, en 1971; cette cravate est reproduite dans le livre de François Chaille, Cravates, Paris, Flammarion, 2003)
N’est pas entré dans le cliché- Emanuel Landolt de l’Université de Saint-Gall.
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Du paganisme (Armand Abécassis)
« [Le paganisme] ne connaît qu’un seul monde, qu’un seul ordre, l’ordre de ce qui est. La question de la destinée humaine se pose pour lui au sein de ce monde unique dont la loi est descriptive. C’est à ce monde qu’il s’adresse pour en tirer la loi impérative. Il tire de ce qui est ce qui doit être. C’est pourquoi il divinise les forces de ce qui est, forces biologiques particulièrement, ou forces astrales auxquelles il soumet la conduite humaine […] Cet esprit du paganisme n’a pas disparu jusqu’à aujourd’hui puisque, si on s’est débarrassé des dieux, on a gardé l’idée de destin dans le déterminisme biologique ou sociologique, ou historique ou psychanalytique à son origine freudienne. Au contraire, le monothéisme biblique se construit sur l’affirmation de l’existence de deux mondes, de deux ordres : l’ordre de ce qui est et l’ordre de ce qui doit être, l’ordre de l’indicatif et l’ordre de l’impératif, l’ordre de la nature et l’ordre de l’éthique […] L’Hébreu les sépare complètement et pose que ce qui les distingue, c’est la liberté humaine. » Armand Abécassis, L’Univers Hébraïque, Paris, Albin Michel, 2003, p. 285-288 [Cité par Jean-Noël Lemarchand, Introduction à A.S. Khomiakov, L’Église latine et le Protestantisme au point de vue de l’Église d’Orient, Vevey, Xénia, 2006, p. 55-56]
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De la foi selon Kierkegaard et le hassidisme
« Ai-je la foi? De cela je ne peux avoir aucune certitude immédiate, car la foi est précisément cette oscillation dialectique qui, dans le tremblement et la crainte, ne désespère pourtant jamais. Elle est le souci infini au sujet de soi-même, ce souci de savoir si on a la foi, et c’est ce souci qui est la foi » (Kierkegaard, Buch des Richters, cité par Jean Wahl, Études kierkegaardiennes, Paris, Vrin, 1977, p. 301)Pour le « chercheur », pour l’homme hassidique, il n’est qu’une certitude, celle du risque de l’absolu. […]
C’est lorsque l’individu n’est pas assuré de sa relation avec l’Autre qu’il y a relation avec l’Autre. Dans le domaine de la foi, « c’est lorsque l’homme n’est pas assuré de sa relation avec Dieu qu’il y a relation avec Dieu. Malheureux ceux qui croient être en relation avec lui car ils ne le sont certainement pas. » (Kierkegaard)
[Extrait du livre de Marc-Alain Ouaknin, Tsimtsoum. Introduction à la méditation hébraïque, Paris, Albin Michel, 1992, p. 89]













