Catégorie : Politique

  • Emmanuel Macron sur le journalisme

    Même si cela a été dit pour une cause douteuse, la phrase d’Emmanuel Macron devrait être une maxime pour tous, car on voit des journaux « de référence », bobo-gauche caviar genre Le Monde de Lévy et Bergé (entre autres!), devenir des tribunaux, en particulier dans le domaine international, en mêlant sans scrupule faits avérés et faits répandus par des rumeurs et non vérifiés, pour se faire, autant juges, que procureurs et donner des leçons…:

    « Les choses ne vont pas forcément bien quand la presse devient juge »; […] « dans une société démocratique chacun doit être à sa place » [Emmanuel Macron]

     

     

  • Encore les méfaits de « on se couche »

    À propos de « on se couche » d’hier :

    Lamentable « prestation » de la chroniqueuse Poupée Barbie du Ravi hystérique en mal d’humour  pitoyable, 

    face à la brillantissime NAJAT VALLAUD-BELKACEM

    Triste image du débat à la française (qui n’est pas mieux que le russe, journalier)


  • Jacques Sapir sur la situation politique française avant les législatives

    Jacques Sapir

    C’est peu dire que d’affirmer que l’élection présidentielle qui vient de se dérouler a engendrée une recomposition profonde du spectre politique.

    Les résultats du 1er tour de cette élection en témoignent: nous serions ainsi, selon certains, entrés dans une période de quadripartisme. Mais, les règles du système électoral français risquent de mettre un terme rapide aux ambitions des uns ou au contraire de conforter les espoirs des autres. De fait, cette recomposition a aussi pour parallèle le processus de décomposition que connaissent de nombreuses formations politiques. Nul ne peut contester ce double mouvement de décomposition et de recomposition qui frappe diverses formations politiques. Ce double mouvement affecte tous les partis. C’est l’une des caractéristiques les plus importantes de la situation actuelle.
    Recompositions à gauche
    L’un des aspects les plus frappants et les plus spectaculaires de ce processus de décomposition et de recomposition en est l’acte de décès du Parti Socialiste tel qu’il était né à Epinay, en 1971. Ce parti a connu le même sort que la défunte SFIO. Il ne survivra probablement pas à cette catastrophe industrielle que fut la candidature de Benoît Hamon. On voit d’ailleurs que certains de ses membres éminents, ceux que l’on qualifiait de « caciques » ou « d’éléphants » ont rejoint le parti créé par Emmanuel Macron. C’est le cas avec Le Driant, sans doute avec Le Foll, Marisol Touraine et Myriam El Khomri. De fait, c’est aussi le cas avec Valls, qui, tout en n’ayant pas l’investiture explicite de La République En Marche, car tel est le nom du parti du président, n’aura pas d’adversaire issu de cette formation face à lui dans sa circonscription. Certes, d’autres caciques vont tenter de faire perdurer l’organisation, quitte à la faire évoluer. C‘est l‘ambition de deux projets concurrents, celui de Martine Aubry et celui de Benoît Hamon qui, l’un et l’autre, ont annoncé la création d’organisations parallèles au P « S », organisation dont on comprend bien qu’elles ont pour objectif de leur permettre de récupérer ce qui subsiste de l’appareil « socialiste ». Réussiront-ils dans leurs entreprises de captation d’héritage, cela reste à vérifier…
    Cela fait l’affaire de la « France Insoumise » de Jean-Luc Mélenchon, qui peut espérer récupérer des morceaux importants de l’ancien Parti Socialiste. La transformation de la « France Insoumise » d’un mouvement en un véritable parti est l’un des enjeux importants de la campagne des législatives qui va s’ouvrir dès le 19 mai. Mais il se heurte à la volonté frénétique des dirigeants du PCF de faire survivre un appareil en état de mort clinique. Ces dirigeants vont chercher à masquer la défense de l’appareil derrière des arguments de positionnement politique. Déjà, ils instruisent un procès en populisme à Jean-Luc Mélenchon. Mais, gageons que s’ils y retrouvaient leurs intérêts d’appareil, ces critiques seraient rapidement mises sous le boisseau. On l’a déjà dit, le PCF est un « parti Zombi », un astre mort. Mais, il conserve une capacité de nuisance certaine.

    Recompositions à droite

    Les « Républicains », quant à eux, ne sont pas loin de connaître le même sort. De fait, on constate aujourd’hui que la seule chose qui permettait à ce cartel électoral pompeusement appelé « parti » de survivre était sa proximité au pouvoir, ou l’espérance d’y accéder de manière rapide. Après la défaite de François Fillon, les différentes familles de l’ex-UMP sont en train de retrouver progressivement leur indépendance. Cela se traduit par l’affrontement feutré entre les proches d’Alain Juppé et les tenants d’une ligne plus conforme à la tradition de l’UNR-UDR des années 1960 à 1980, rassemblés autour de Laurent Wauqier. Les partisans d’Alain Juppé sont des cibles de choix pour Emmanuel Macron, qui cherche et vraisemblablement obtiendra, des ralliements de choix.

    On voit que le courant des « centristes » de l’ex-UMP se reconstitue aussi. Ce courant est l’une des cibles d’Emmanuel Macron, qui fera certainement des concessions pour tenter d’attirer à lui des proches d’Alain Juppé. On retrouve ici la vieille opposition entre la « droite orléaniste » et la « droite bonapartiste ». La tentative d’union de ces deux courants de la droite française ne résistera manifestement pas au processus actuel.

    Car, la recomposition, elle est à l’œuvre dans la tentative par Emmanuel Macron, le nouveau Président de constituer l’équivalent d’un « parti démocrate » à la française. Seul le temps pourra nous dire si l’implantation de cette structure politique importée des Etats-Unis a la moindre chance de survivre dans la culture politique française. Car, même s’il obtient la majorité absolue des députés à l’issu du second tour des élections législatives, il lui faudra souder l’assemblage hétéroclite qu’il aura constitué.

    Le Front National dans la tempête

    Enfin, il y a le cas du Front National. La défaite subie lors du 2ème tour de l’élection présidentielle, mais surtout ce que la dernière semaine de campagne a révélé, impose le changement. Ce dernier sera-t-il de façade, se contentera-t-on de changer de nom sans changer les habitudes et les pratiques, ou bien s’engagera-t-on vers une mutation plus profonde, qui ferait évoluer ce parti vers un parti populiste, rompant les dernières amarres avec l’extrême-droite traditionnelle?
    On voit bien que les manœuvres ont commencé. Marion Marechal le Pen s’est retirée, provisoirement on peut le penser, de la vie politique; Gilbert Collard ne veut plus entendre parler de la question de l’Euro (1), alors que Florian Philippot a dit qu’il était prêt à quitter le Front National si ce dernier abandonnait la question de la souveraineté monétaire. De fait, la rupture de la dynamique qui portait la candidature de Marine le Pen, créditée de 38% au soir du 1er tour, puis donné entre 40% et 42% quelques jours après, semble bien liée aux tergiversations et aux retournements qu’elle s’est crue obligée de faire et sur la question de la retraite et sur la question de l’Euro. Ces questions n’avaient nullement empêché la dynamique qui s’était initialement manifestée. Elle a, de ce fait, brouillé le message que sa candidature envoyait jusqu’alors. Elle a de plus détruit son image par sa prestation au débat du 3 mai.

    Très clairement, Marine le Pen n’évitera pas une analyse sans complaisance, tant sur ses prises de positions que sur le mode de fonctionnement de son mouvement qui a fait preuve d’un très grand amateurisme dans la gestion de la campagne présidentielle. Si cette analyse n’est pas de pure forme, si elle apporte des réponses aux questions que se posent une grande partie des personnes qui pouvaient se retrouver dans les thèmes de sa campagne, elle peut espérer rebondir. Mais elle devra le faire vite, ou le FN s’étiolera et subira un nouvel échec aux élections législatives.

  • Macron croqué par Ulys

    Ulys a fait le meilleur résumé dessiné de ce que propose Macron

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  • NI….NI

    anthropologiquement parlant, il n’y a aucune possibilité de choisir

    entre les ricaneries d’opéra-comique de la Le Pen et les expressions de merlan frit de Macron;

    politiquement parlant – ENCORE MOINS…

  • Merkel bien voilée en Arabie Saoudite

    Après Macron coiffé par un internaute avec une coquille vide d’oeuf, voici son amie Mme Merkel « voilée » par des humoristes…

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    • Magnifique Mélenchon aujourd’hui à Marseille, terminant sa leçon magistrale de géo-politique par ce poème de Yannis Ritsos qui fut naguère interprété par la non moins magnifique Melina Mercouri

      Paix, Yannis Ritsos

      Le rêve de l’enfant, c’est la paix.
      Le rêve de la mère, c’est la paix.
      Les paroles de l’amour sous les arbres
      c’est la paix.

      Quand les cicatrices des blessures se ferment sur le visage
      du monde
      et que nos morts peuvent se tourner sur le flanc et trouver
      un sommeil sans grief
      en sachant que leur sang n’a pas été répandu en vain,
      c’est la paix.

      La paix est l’odeur du repas, le soir,
      lorsqu’on n’entend plus avec crainte la voiture faire halte
      dans la rue,
      lorsque le coup à la porte désigne l’ami
      et qu’en l’ouvrant la fenêtre désigne à chaque heure le ciel
      en fêtant nos yeux aux cloches lointaines des couleurs,
      c’est la paix.

      La paix est un verre de lait chaud et un livre posés devant
      l’enfant qui s’éveille.

      Lorsque les prisons sont réaménagées en bibliothèques,
      lorsqu’un chant s’élève de seuil en seuil, la nuit,
      à l’heure où la lune printanière sort du nuage
      comme l’ouvrier rasé de frais sort de chez le coiffeur du quartier,
      le samedi soir
      c’est la paix.

      Lorsque le jour qui est passé
      n’est pas un jour qui est perdu
      mais une racine qui hisse les feuilles de la joie dans le soir,
      et qu’il s’agit d’un jour de gagné et d’un sommeil légitime,
      c’est la paix.

      Lorsque la mort tient peu de place dans le cœur
      et que le poète et le prolétaire peuvent pareillement humer
      le grand œillet du soir,
      c’est la paix.

      Sur les rails de mes vers,
      le train qui s’en va vers l’avenir
      chargé de blé et de roses,
      c’est la paix.

      Mes Frères,
      au sein de la paix, le monde entier
      avec tous ses rêves respire à pleins poumons.
      Joignez vos mains, mes frères.
      C’est cela, la paix.

      Yannis Ritsos (1909 – 1990)
      Texte traduit du grec par l’auteur,
      Revue Europe, août-septembre 1983
      in Guerre à la guerre – éditions Bruno Doucey – octobre 2014