Catégorie : Politique

  • Un petit aperçu de la nocivité internationale de la CIA

    Former CIA Director And Hillary Supporter: « We Should Kill Russians And Iranians Covertly »

    Tyler Durden's picture

    Last Friday, former deputy and acting director of the CIA, Mike Morell became the latest neocon to join the Hillary bandwagon with a NYT Op-Ed titled « I Ran the C.I.A. Now I’m Endorsing Hillary Clinton » in which he not only praised Hillary but slammed Donald Trump, as follows: « Mrs. Clinton is highly qualified to be commander in chief. I trust she will deliver on the most important duty of a president — keeping our nation safe. Second, Donald J. Trump is not only unqualified for the job, but he may well pose a threat to our national security….  In the intelligence business, we would say that Mr. Putin had recruited Mr. Trump as an unwitting agent of the Russian Federation. »

    What Morell, who sought to portray himself as bipartisan, did not say, is that he was an active participant in painting the Benghazi attacks as caused by YouTube video. When Hillary Clinton says ‘best information provided by the intelligence community » she is referring to her man in the CIA: Michael Morell was the CIA official who crafted the « talking points » on Benghazi with the Obama White House according to his own testimony in 2014 to Congress. In emails later uncovered by Congress, CIA Director David Petraeus called the resulting talking-point language ‘useless.’

    What he also forgot to mention is that in 2013, he left the CIA to join a DC consultancy group with strong links to Hillary Clinton. Beacon Global Strategies, Morell’s employer, is a ten-person firm whose co-founders include Philippe Reines, a senior counselor to Hillary Clinton when she ran the State Department. Reines is still her spokesman, serving in that capacity in what New York magazine calls ‘a second full-time job. “And if she runs again… Reines will be onboard,” the magazine concluded in Ferbruary 2014. Meaning that Morell, as a senior official at Beacon, will also likely be part of the Clinton spin machine.

    But what he most certainly did not mention is that when it comes to the pinnacle of neocons (for Hillary), none matches Mr. Morell. In fact as the following interview excerpt with Charlie Rose conducted last night reveals, Morell may be considered the latest war criminal who openly conspired to « covertly » kill Russians and Iranians in Syria.

    Attempting to justify what is essentially a conspiracy to commit acts of murder, terrorism and war, Morell compared his proposal to alleged covert operations waged against the US during its illegal invasion and occupation of Iraq in 2003 and onward. The difference between the US invasion of Iraq and that of Russia’s intervention in Syria, however, is significant.  The US invaded Iraq in 2003, predicated upon a premeditated lie, while Russia was invited to aid the acting government of Syria.

    Morell: We need to make the Iranians pay the price in Syria; we need to make the Russians pay the price.

    Rose: We make them pay the price by killing Russians and killing Iranians?

    Morell: Yes. Covertly. You don’t tell the world about it. You don’t stand at the Pentagon and say we did this. But you make sure they know it in Moscow and Tehran. I want to go after those things that Assad sees as his personal power base. I want to scare Assad. I want to go after his presidential car. I want to bomb his offices in the middle of the night. I want to destroy his presidential aircraft. I want to destroy his presidential helicopters. I want to make him think we are coming after him.

    Since Morell’s comments in 2015, two Russian helicopters have been shot down, one by terrorist organisation « the Islamic State, » and one by Jabhat Al Nusra, a US State Department designated terrorist organisation also known as « Al Qaeda in Syria. »

    While we don’t know if the Kremlin would be interested by this admission, we do know that for Mike Morell there is just one presidential candidate he would endorse: Hillary.

  • De la russophobie en Anglo-Saxie et ailleurs…

     

    Neil Clark

    Tiens, un autre méchant russe !
    1 juil. 2016

    La BBC a fait un nouveau film à partir du classique de la littérature pour enfants de 1930 : Swallows and Amazons (Hirondelles et Amazones), et vous ne serez probablement pas surpris de savoir qui sont les nouveaux méchants.

    Le livre d’Arthur Ransome, dont le sujet se déroule dans la belle région des lacs, en Angleterre, raconte les aventures des deux familles d’enfants. Mais l’adaptation de 2016 a introduit deux nouveaux personnages dans l’histoire. Et vous savez quoi ? Ce sont des espions russes !

    Ce qui rend la manipulation du texte original d’autant plus choquante, c’est le fait qu’Arthur Ransome était lui-même russophile et admirateur d’un certain Vladimir Lénine. Hirondelles, Amazones et les louches espions soviétiques ? Arthur le rouge, qui a partagé un appartement avec Radek et qui a épousé la secrétaire de Trotsky, doit se retourner dans sa tombe.

    La métamorphose de Hirondelles et Amazones n’est que l’exemple le plus récent d’introduction des vilains russes dans les nouvelles productions cinématographiques et télévisuelles. Depuis 2013, quand – par le plus grand des hasard – la Russie est devenue l’ennemi officiel numéro un pour l’establishment occidental pour gêner les plans de changement de régime en Syrie, nous avons eu une surabondance de productions mettant en vedette des Russkoffs diaboliques et sinistres.

    Toute personne qui, revenant en Grande-Bretagne après avoir passé quelques années à l’étranger, croirait que nous sommes en train de préparer une guerre majeure…
    En même temps dans le domaine de l’édition, une série de titres anti-russe / anti-Poutine ont fait leur apparition et ont bénéficié d’une promotion agressive (et tout cela a été très bien opéré au regard des prix littéraires remportés). On pardonnerait toute personne qui, revenant en Grande-Bretagne après avoir passé quelques années à l’étranger, croirait que nous sommes en train de préparer une guerre majeure. Il est difficile d’échapper à toute cette russophobie. Elle nous frappe quand on allume la télévision pour regarder les principales chaînes, quand on va au cinéma ou quand on se rend à la librairie du coin, où nous sommes susceptibles de voir des livres avec des titres aussi subtils que : «2017, la guerre avec la Russie : l’avertissement d’un chef militaire», par le général Sir Richard Shirreff, bien mis en évidence.

    A la télé, il n’y a pas que les espions russes de Swallows and Amazons auxquels il faut s’attendre. Il y a une nouvelle production tirée de Joseph Conrad : The Secret Agent. Dans le roman original de 1907, on laissait seulement entendre que l’agent provocateur Adolf Verloc travaillerait pour le gouvernement russe. Mais la nouvelle production – semble-t-il – ne nous laissera nullement dans le doute quant à savoir qui est derrière le complot diabolique visant à terrifier Londres.
    Produit par Line Of World Productions Duty pour BBC One, (Toby) Jones va jouer Verloc, dont le magasin miteux de Soho dissimule son rôle d’agent de l’ambassade de Russie, et qui espionne un groupe d’anarchistes londoniens. Furieux que la Grande-Bretagne tolère les extrémistes violents, les Russes veulent que Verloc provoque un attentat à la bombe qui déclenchera une répression de la part du gouvernement», nous informe la BBC.

    Ces ignobles Russes ! Non seulement ils ont «envahi» l’Ukraine et contribué à maintenir le «méchant Assad» au pouvoir en Syrie, mais ils ont également organisé l’explosion de l’Observatoire de Greenwich ! Imposons encore plus de sanctions à Moscou !

    Il y a un an seulement la BBC réalisait une nouvelle adaptation des Partners in crime (Associés contre le crime) d’Agatha Christie. La première série, The Secret Adversary, proposait de suivre l’enquête pour démasquer «Mister Brown»,«un assassin soviétique légendaire». Dans la deuxième série, N ou M ? – vous ne devinerez jamais — on suit une chasse à l’espion soviétique. Le roman d’origine d’Agatha Christie, c’est intéressant de souligner, décrivait la traque d’un agent nazi et non soviétique. Encore une fois, le texte est modifié pour refléter les obsessions actuelles de l’establishment.

    La Chaîne 2 marque l’anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale avec un drame qui présente les libérateurs de leur pays comme des envahisseurs
    Ce n’est pas seulement en Grande-Bretagne que les drames avec les Russes en tant que méchants sont à la mode.Il semble que ce soit la norme sur les autres terres de l’OTAN. L’automne dernier, Okkupert (les occupés), un drame décrivant une future invasion russe de la Norvège, a fait son apparition sur une chaîne norvégienne. Le budget de la série était de 90 millions de couronnes (soit 11 millions de dollars) ce qui en fait la production la plus chère de l’histoire de la télévision norvégienne. Pas besoin de dire que le Royaume-Uni est l’un des pays à qui Okkupert a été vendu. Les Etats baltes l’ont également acheté. Cela va largement contribuer à apaiser les tensions avec la Russie, n’est-ce pas ?

    Les Russes, à juste titre, se sentent offensés par cette très froide propagande du style de la Guerre froide. L’ambassadeur de Russie en Norvège a remarqué que, cette année, on fêtait le 70e anniversaire de la victoire de l’Armée rouge sur les Nazis, qui impliquait la libération du Nord de la Norvège des Allemands. En fait, exactement un an plus tôt le roi Harald V avait rendu hommage à l’Armée rouge, en déclarant :

    «La Norvège n’a jamais oublié, et n’oubliera jamais la contribution de notre voisin russe à notre liberté. Des centaines de soldats soviétiques sont tombés dans les batailles du Finnmark oriental durant l’automne 1944. Sur près de 100 000 prisonniers de guerre soviétiques qui ont été envoyés en Norvège, plus de 13 000 sont morts et reposent dans la terre norvégienne».

    Comme c’est alors grotesque que les responsables des programmes de la Chaîne 2 choisissent de marquer l’anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en produisant un drame qui présente les libérateurs de leur pays comme des envahisseurs. Quel est le mot norvégien pour dire «ingratitude» ? Il convient certainement ici.
    Inutile de dire que les commentateurs néo-conservateurs et les dénigreurs professionnels de la Russie sont de grands fans de la série. «Les Occupés est pertinent et troublant dans le contexte de la crise en Ukraine. Ignorez ce que vous dit le Kremlin, et trouvez dix heures pour profiter de ce spectacle opportun», a écrit un gars de la Foreign Policy Initiative (think tank américain).

    Ensuite, évidemment il y a ces bons vieux dénigreurs de la Russie à Hollywood. Les grands studios de cinéma nous présentent les méchants russes depuis des années – bien qu’ils aient lâché un peu l’affaire quand la détente était à son apogée au milieu et à la fin des années 1970 (nous avions alors des films comme «Meteor» dans lequel un scientifique américain joué par Sean Connery et une scientifique soviétique interprétée par Natalie Wood travaillaient ensemble pour sauver le monde), et aussi durant l’ère Eltsine.

    Au cours des dernières années, cependant, les méchants russes sont revenus en force.

    Dans la série télé « The Americans », créée et co-écrite par l’ancien officier de la CIA Joe Weisberg, des agents du KGB se font passer pour des citoyens américains normaux. Dans Jack Ryan: Shadow Recruit, sorti en 2014, un agent secret de la CIA découvre un complot diabolique d’un oligarque «patriote» russe (joué par le réalisateur du film, Sir Kenneth Branagh) visant à détruire l’économie américaine avec une attaque terroriste. «Si l’amour du pays implique aussi la haine et l’agression contre d’autres pays, sûrement, nous devons redéfinir le [sens du mot] patriotisme», a pu déclarer Sir Kenneth. Je me demande : a-t-il entendu parler de la guerre en Irak ? Ou des bombardement de la Yougoslavie ? Ou de la destruction de la Libye ?

    Rien ne pourrait être plus effrayant pour les cinéphiles que les gangsters russes
    Le film Child 44 (Enfant 44, paru en 2015) tourne autour de la brutalité de l’époque stalinienne et montre la traque par un responsable de sécurité «déshonoré» d’un tueur en série d’enfants.

    Le November Man, The Equalizer et John Wick ne sont que trois autres films avec de méchants russes.

    «Avec la triple menace de November Man, The Equalizer et John Wick, le cinéma russomafiaphobique vient au premier plan. La prémisse de ces films est toujours la même : rien, mais rien ne pourrait être plus effrayant pour les cinéphiles que les gangsters russes», écrit le critique de cinéma Joe Queenan.

    Les cinéastes de jadis croyait que rien ne pouvait être plus effrayant pour nous que Frankenstein et les vampires suceurs de sang. Maintenant c’est Ivan le Terrible Truand.

    En expliquant cette vague actuelle de cinéma russophobe, Steven Kurutz du New York Times affirme : «Je soupçonne les scénaristes et les cadres des studios de considérer les Russes comme des méchants sans danger d’un point de vue politique. Aucun groupe de pression ne protestera. Aucun accord de distribution ne sera annulé à l’étranger.»

    Une pensée collective, institutionnalisée, auto-entretenue aide également à expliquer pourquoi il y a tant de méchants russes autour de nous en ce moment – sur nos écrans de télévision, dans les livres et sur les images.

    La Russie est considérée comme «adversaire» de l’élite politique occidentale
    Ceux qui possèdent les grandes maisons d’édition et qui décident des publications, ceux qui dirigent les grandes sociétés de télévision, et ceux qui possèdent et gèrent de grands studios de cinéma font partie de l’establishment, à quelques exceptions près.

    La domination d’un capitalisme du monopole en Occident signifie que, parfois, les sociétés de télévision, les maisons de l’édition et des studios de cinéma ont le même propriétaire.

    L’empire médiatique familial de Rupert Murdoch, par exemple, ne consiste pas seulement en des journaux néo-conservateurs et des sociétés de télévision, mais Harper Collins fait aussi partie du «Big five» des maisons d’édition britanniques, et puis, il y aussi la société de production cinématographique 21st Century Fox. C’est la chaîne FX TV, appartenant à 21st Century Fox, qui a co-produit et diffusé The Americans.
    Commandez un film qui a un méchant travaillant pour un pays de l’OTAN et vous seriez probablement étiqueté «larbin de Poutine» et/ou «propagandiste du Kremlin»
    Une autre maison d’édition du «Big Five» britannique, Penguin Random House, est majoritairement détenue par Bertelsmann, propriétaire du groupe RTL.

    La Russie étant considérée comme «adversaire» de l’élite politique occidentale, c’est à peine surprenant que des personnes influentes, dans le monde de l’édition, de la diffusion et de divertissement considèrent ce pays de telle manière. C’est peut-être aussi positif, pour la carrière, de respecter les règles de ce jeu.

    Commandez un nouveau drame, ou un film ou un livre qui a un personnage russe et un méchant travaillant pour un pays de l’OTAN et vous seriez probablement étiqueté par les maccarthystes contemporains «larbin de Poutine» et/ou «propagandiste du Kremlin». Compte tenu du climat actuel, il y a de fortes chances qu’une telle production ne puisse même pas être initiée – et ses chances de finir sur les écrans aux heures de grande écoute sont encore moindres. Si on parle d’un livre, vous pouvez oublier d’espérer gagner un prix littéraire important, ou même de paraître dans une liste de candidats à un prix.

    Mais tout ce dénigrement de la Russie fait-il changer les attitudes ?

    Le fait d’avoir des méchants Russes «ne rend pas le drame aussi fort qu’autrefois
    Un récent sondage du Pew Research a montré que «les tensions liées à la Russie» dégringolent dans le classement des préoccupations des populations européennes. En Grande-Bretagne, l’écart est seulement d’un point entre les gens qui pensent qu’«être ferme» avec la Russie est plus important que d’avoir «une forte relation économique avec la Russie». Les résultats indiquent que, malgré tous les méchants russes que nous voyons et toute la propagande anti-russe à laquelle nous sommes exposés, les gens ordinaires ne se piquent pas à ce jeu de la façon dont leurs gouvernements voudraient sans aucun doute qu’ils le fassent.
    Les critiques de cinéma et de télévision semblent également se lasser des méchants russes.

    Brian Viner du Daily Mail affirme que la «bizarre métamorphose» de Swallows and Amazons, avec «un absurde couple d’espions russes» a privé l’œuvre «d’une grande partie de son charme».

    Dans The Telegraph, Gerard O’Donovan a déploré le fait que le mystère anti-nazi d’Agatha Christie avait été «inutilement détourné vers les années 1950 et transformé en un tiède thriller de Guerre froide».

    Et pendant ce temps, aux EÉtats-Unis, Steven Kurutz admet que le fait d’avoir des méchants russes «ne rend pas le drame aussi fort qu’autrefois».

    Malgré cela, il est très probable que la vague de productions russophobe ne s’arrête pas de si tôt. Tant que l’establishment politique occidentale considère la Russie comme un «adversaire», la télévision, l’industrie du cinéma et de l’édition de livres suivront. En attendant, continuez à chercher des espions russes dans la région des lacs.

  • Vladimir ne rit pas… (« Die Zeit » dixit)

    Die Zeit

    EU und Russland

    Wladimir lacht nicht

    In Moskau jubelt niemand über den Brexit. Kein Wunder, denn Probleme in Europa könnten Russlands Aussichten auf eine Wirtschaftserholung kaputt machen.
    Von Maxim Kireev, St. Petersburg
    28. Juni 2016, 12:11 Uhr 180 Kommentare

    Er ist angeblich der ewig lachende Dritte. Wenn sich jemand über das Brexit-Votum der Briten freuen dürfte, dann Russlands Präsident Wladimir Putin, heißt es. Vor dem Referendum nannte der britische Premier David Cameron den russischen Staatschef in einem Atemzug mit Abu Bakr al-Baghdadi, dem Anführer der Terrororganisation IS, als jene, die froh über einen Brexit wären. Noch direkter formulierte es der britische Außenminister Philip Hammond: « Das einzige Land, welches will, dass wir die EU verlassen, ist Russland. » Als das Ergebnis dann am Freitag feststand, bekräftigen etliche Beobachter in Deutschland und den USA diese Sichtweise, darunter etwa ehemalige US-Botschafter in Russland Michael McFaul.

    Das scheint auf den ersten Blick auch logisch. London ist wohl die Hauptstadt in Westeuropa, in der Putin und seine Politik am kritischsten beäugt werden. Die Beziehungen zwischen Moskau und London sind seit Jahren auf einem Tiefstand. Und so haben russische Staatsmedien in den Wochen vorher über den möglichen Brexit berichtet, Rechtspopulisten zu edlen Rittern stilisiert und dankbar das Mikrofon hingehalten, wenn vermeintlich einfache Briten über die EU geschimpft haben.

    Umso überraschender wirkt die demonstrative Stille aus Moskau. Jetzt, wo Putin nach Meinung vieler seiner Kritiker im Westen eigentlich Freudentänze aufführen müsste.
    Die Brexit-Nachricht erreichte den russischen Präsidenten in Taschkent, auf dem Gipfel der Shanghaier Organisation für Zusammenarbeit. Ein asiatischer Freundeskreis, in dem Putin sich wohlfühlt und in dem er sich wohl keine Kritik an seiner aggressiven Außenpolitik anhören muss. Die Abstimmung, sagte Putin diplomatisch, sei eine innere Angelegenheit Großbritanniens. Dennoch: « Allein die Organisation eines Referendums ist nichts anderes als Oberflächlichkeit in Bezug auf solche schicksalhafte Entscheidungen für ganz Europa und das eigene Land seitens der britischen Regierung », kritisierte Putin.
    Auch die sonst so schadenfreudigen russischen Medien schalteten bereits am Tag der Abstimmung einen Gang zurück. Wer sich in den sonntäglichen Abendnachrichten im staatlichen Ersten Kanal über das Ereignis der Woche informierte, bekam folgende Information präsentiert: Gegen die EU hätten vor allem die wenig Gebildeten und wenig Wohlhabenden gestimmt. Brexit-Befürworter Boris Johnson sei zwar kein einfacher Populist, wie ihn seine Gegner titulierten, dennoch sei das halbe Königreich wütend auf ihn. Wenige Minuten später sagte die Nachrichtensprecherin dann: Putin möge westlichen Medien allmächtig erscheinen, der Brexit nütze Russland aber beim besten Willen nicht.
    Die russische Wirtschaft ist nicht erfreut

    Am Montag folgte die Regierungszeitung « Rossijskaja Gazeta », die den Ökonom Ewsej Gurwitsch zitiert, laut dem der Brexit negative Folgen für Russlands Wirtschaft hätte. Ähnlich kommentierte Premierminister Dmitri Medwedew. « Wir sind natürlich nicht sehr erfreut, schließlich bedeute das zusätzliche Risiken für unsere Wirtschaft. »
    « Der Versuch, Putin in Verbindung mit dem Brexit zu bringen, ist lächerlich », sagte der außenpolitische Kommentator Fjodor Lukjanow, Chefredakteur von Russia in Global Affairs, ZEIT ONLINE. Allerdings gibt er zu, dass Putin und die russische Führung keinen Grund hätten, einen Austritt Großbritanniens zu bedauern, schließlich wäre das in Brüssel eine Stimme weniger für eine härtere Politik gegenüber Moskau. Doch die Suche nach äußeren Schuldigen sei eigentlich eine sowjetische und russische Angewohnheit. « Trotzdem ist es noch schwierig eine Bilanz zu ziehen, ob Russland von dieser Situation profitieren kann », sagt Lukjanow. Schließlich sei völlig unklar, wie die EU aus der aktuellen Krise hervorgehen werden.
    Außenpolitiker, die sicher nicht zu Putins Kritikern gehören, sehen sowohl negative als auch potenziell positive Effekte eines Brexit für Russland. Konstantin Kossatschow, Vorsitzender des Komitees für Außenpolitik im Russischen Föderationsrat, dem Oberhaus des Parlaments, hofft einerseits darauf, dass die EU nun einen Reformprozess beginnt, der die Union « weniger politisiert » werden lässt, was bessere Beziehungen zwischen Russland und Europa ermöglichen werde. Gleichzeitig gebe es auch negative Auswirkungen. « Jegliche Turbulenzen bei einem solch wichtigen Handelspartner werden sich negativ auf unsere Wirtschaft auswirken », sagte Kossatschow, Mitglied der Kremlpartei Einiges Russland, der regierungsnahen Zeitung Izwestija.

    Wichtigster Handelspartner EU

    Die Wirtschaft ist es also, die dafür sorgt, dass selbst denen in der russischen Staatsführung, die sich politisch über den Brexit freuen wollen, das Lachen im Halse stecken bleibt. Trotz der Sanktionen ist die EU mit 44,5 Prozent Anteil am Außenhandel Russlands wichtigster internationaler Partner geblieben. Kein Wunder, dass die russische Aktienindex RTS am Freitag um knapp fünf Prozent abstürzte, während der Rubel nicht zum Dollar, sondern auch zum Euro etwas an Wert verlor. Elwira Nabiullina, die Chefin der russischen Zentralbank, sagte am Dienstag, die langfristigen Folgen das Referendums für Russland hingen von den genauen Umständen des britischen Austritts ab.

    « Europas Wirtschaft würde künftig mehr Rohstoffe brauchen, hätten die Briten anders gestimmt », sagt Ökonom Gurwitsch. Zusätzliche Turbulenzen an den Märkten könnten darüber hinaus den Kapitalabfluss aus riskanteren russischen Anlagen beschleunigen. Insgesamt stünden für Russland bis zu 0,2 Prozent Wachstum auf dem Spiel.

    All das ist mit Sicherheit kein Grund zur Freude, schließlich steckt das Land seit zwei Jahren in einer Rezession. Nachdem sich der Ölpreis seit Jahresbeginn etwas erholt hatte, zeichnete sich auch in der Wirtschaft eine sehr langsame Erholung ab. Im Mai lag das BIP-Minus nur noch bei 0,8 Prozent zum Vorjahr. Neue Probleme sind derzeit das Letzte, was sich Russlands Machthaber wünschen.
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  • L’héritage de Muhammad Ali

    L’héritage d’Ali est défini par la position qu’il a prise contre la guerre au Vietnam, quand en 1967, il a refusé de rejoindre les forces armées américaines

    L’héritage d’Ali est défini par la position qu’il a prise contre la guerre au Vietnam, quand, en 1967, il a refusé de rejoindre les forces armées américaines par conscription et a été stigmatisé par tout l’establishment politique et médiatique du pays. Le titre de champion poids lourd et sa licence de boxe lui ont été retiré, et il a fait face à une condamnation. Pourtant, malgré cela, il n’a jamais bronché ou fait un pas en arrière, lançant le célèbre : «Pourquoi devraient-ils me demander d’enfiler un uniforme et d’aller à 16 000 kilomètres de chez moi pour larguer des bombes et des balles sur des personnes colorées au Vietnam, tandis que les ainsi nommés gens nègres dans Louisville sont traités comme des chiens et privés des droits de l’homme les plus basiques ?»

  • Jacques Sapir sur le journalisme et son « objectivité »…

    Jacques Sapir

    Plusieurs affaires viennent de secouer les médias en France. Différentes dans leur détail, elles n’en posent pas moins toutes la question du droit à l’information.

    Au-delà ces affaires posent aussi la question du « respect » dû aux journalistes, une profession qui subit de par le monde des agressions multiples et souvent meurtrières, mais aussi de celui qui est dû par ces mêmes journalistes à leurs lecteurs, ou leurs auditeurs, ou leurs spectateurs. Pour pouvoir exiger — souvent à juste titre — d’être respectés, les journalistes se doivent d’être respectables. Et, que certains d’entre eux ne le soient plus est une évidence.

    Trois affaires

    Reprenons donc sur trois affaires qui ont défrayées la chronique récemment. La première est le licenciement par l’Obs (ex-Nouvel Observateur) d’Aude Ancelin, une journaliste connue qui cumulait, pour certains des actionnaires de ce journal, le tort d‘avoir écrit des articles empreint de sympathie pour le mouvement « Nuit Debout » et d‘être la compagne de l’un de ses animateurs, Fréderic Lordon. Ce sont ici les motifs invoqués pour ce licenciement qui font scandale. On a prétendu qu’elle aurait écrit des articles « anti-démocratiques » et cela sans apporter le moindre commencement de preuve dans une accusation d’une telle gravité. C’est une pratique du journalisme de la part des actionnaires de cet hebdomadaire qui relève du plus pur gangstérisme.

    La deuxième affaire concerne l’émission de France-2 Des Paroles et Des Actes où était invité Jean-Luc Mélenchon jeudi 26 mai. Dans cette émission François Lenglet, membre de la rédaction du JT de France-2, prononça des propos calomniateurs sur le président bolivien Evo Morales dans le seul but de mettre l’invité en difficulté. Cette affaire s’est retournée contre le sieur Lenglet, l’obligeant, ainsi que France-2, à publier une rétractation honteuse.
    Ce ne fut cependant pas le seul scandale dans cette émission. Deux personnes avaient été choisies pour interpeler Jean-Luc Mélenchon, un boulanger à la mode, fournisseur de l’Elysée et certes pas représentatif des artisans avec ses 17 employés, et une jeune femme, Mme Cécile Imart-Bruno que l’on présentait comme un cadre ayant fait le choix d’un « retour à la terre » et qui s’est avérée être un ancien responsable financier de Bolloré au Chili, membre de la FNSEA (en dépit de ses dénégations, elle a été nommé par décret au Conseil national de la transition écologique, au titre de la FNSEA) et copinant avec des dirigeants socialistes, dont le Ministre de l’agriculture M. Le Foll. Si le choix de ces personnes relève de l’arbitraire de toute émission de télévision, le fait pour France-2 de ne pas les avoir présentés pour ce qu’ils étaient constitue un autre mensonge, et de fait confirme que l’on avait voulu monter un traquenard à Jean-Luc Mélenchon. Ceci condamne l’organisateur de cette émission, David Pujadas, et lui retire toute légitimité à se poser en journaliste impartial. Au delà, cette multiplication d‘incidents graves interpelle la direction de France-2 sur son éthique.
    La troisième affaire est bien entendu la grève du syndicat du livre CGT lors de la journée d’action du mardi 24 mai, grève qui a frappé les journaux ayant refusé de passer la tribune de Martinez, le « patron » de la CGT. Ceci a provoqué un bel élan d’unanimisme de la part des éditorialistes pour dénoncer ce qu’ils appellent des « pressions inacceptables » et une atteinte à la liberté d‘opinion de la part de la CGT.

    L’oubli du pluralisme

    Il faut considérer en réalité ces trois affaires comme liées. Si l’on veut prétendre que l’action de la CGT ait été une atteinte à la liberté d‘opinion il faut démontrer que cette liberté existait bien au préalable. Or, c’est le contraire que montrent les deux autres affaires. Et l’on en revient au problème évoqué en introduction: si les journalistes veulent être respectés, ils doivent être respectables. Le fait de chercher à imposer une opinion unique à la presse est une attitude inacceptable. Mais, tel n’était pas la demande de la CGT qui souhaitait simplement qu’une règle de pluralisme d’opinions soit respectée.
    Et c’est bien le non-respect de cette simple règle qui aujourd’hui pose problème. Ce qui menace aujourd’hui la démocratie dans notre pays n’est pas tant l’action de la CGT — quoi que l’on puisse penser de cette dernière — mais le comportement hostile au pluralisme de la majorité des responsables de la presse. Non qu’un journaliste ne puisse avoir ses propres opinions, ni un journal sa ligne éditoriale. L’existence de positions politiques sur différents sujets est parfaitement légitime. Mais, ces positions ne devraient pas interférer avec l’impératif du pluralisme. Les journalistes devraient avoir à cœur de toujours distinguer clairement ce qui relève de leurs opinions, qu’elles soient personnelles ou collectives, de la présentation de l’ensemble des opinions sur un sujet donné. Ce comportement s’impose d‘autant plus que les différents sondages montrent qu’une majorité de l’opinion est hostile en tout ou partie à la loi El Khomri.
    Le non-respect de ce comportement pose aujourd’hui un problème majeur dans la société française. Il ne date pas du mouvement actuel contre la loi El Khomri. On avait pu déjà noter ce phénomène lors du référendum de 2005 où près de 90% des éditorialistes, allaient dans le sens du « oui », alors qu’en définitive ce fut le « non » qui l’emporta. Du 1er janvier au 31 mars 2005, le rapport entre les temps de parole donnait, pour l’ensemble des émissions (soit les journaux télévisés, les émissions politiques et les émissions de divertissement), 71 % aux partisans du « oui » contre 29 % aux partisans du « non ». Pour les seuls journaux télévisés, le « oui » bénéficiait de 73 % du temps contre 27 % pour le « non ».
    On retrouve cette configuration de manière récurrente dès que l’on aborde les questions européennes. Le pluralisme affiché par les différents organes de presse disparait alors et laisse la place à un quasi-unanimisme qui relève du dogme religieux. Il convient donc de s’interroger sur ce journalisme « hors sol » ou quelques dizaines d‘éditorialistes et de journalistes considèrent non seulement qu’ils ont raison contre l’ensemble de la société (ce qui pourrait se concevoir) mais que leur position leur donne le droit de supprimer ou de discréditer — comme on l’a vu avec Jean-Luc Mélenchon dans DPDA — tout ce qui ne correspond pas à leur opinion.

    Ces journalistes semblent donc se considérer comme les dépositaires d‘une « rente » dont ils usent et abusent à leur guise, ce que l’on avait déjà constaté en 2005. Que ce type de comportement engendre alors une légitime colère chez ceux dont les opinions sont privées de ce droit à l’expression est alors pleinement compréhensible.

    Les rentiers d’un système

    On dira que, compte tenu de la structure de la propriété des organes de presse, tout ceci est logique. Mais, si cette concentration de la propriété a son importance, elle est loin de tout expliquer. La concentration de la propriété ne peut aujourd’hui prendre l’importance politique qui est la sienne que parce qu’au sein de la « communauté » des journalistes et des éditorialistes s’est développée l’idée que la fonction confère à qui l’occupe un droit absolu de tenter de diriger les consciences.
    Il faut donc bien comprendre la relation dialectique qu’il y a entre les bases matérielles de la production journalistique (les structures de propriété) et l’idéologie particulière développée par une partie des journalistes. Il faut aussi en mesurer les conséquences. Ce comportement de « rentier » qui est le leur, et qui trouve donc sa source tant dans cette structure de propriété que dans la représentation particulière du « rôle » du journaliste s’apparentant au curé d’antan (le « directeur de conscience ») induit désormais une méfiance généralisée à l’égard des sources traditionnelles d’information. La vérité est que le discrédit qui touche les sources traditionnelles est aujourd’hui tel que le développement de sources alternatives est inévitable et qu’il faut même souhaiter que de nouvelles sources puissent se développer avec le niveau de professionnalisme suffisant afin de faire concurrence aux sources traditionnelles qui ont failli.

  • Sviatoslav Vakartchouk, chef du groupe rock ukrainien « L’Océan d’Elsa » sur le vrai nationalisme

    Du télékanal russe Dojd’

    В пятницу, 27 мая, лидер украинской рок-группы «Океан Эльзы» Святослав Вакарчук прочитал медиафоруме во Львове резонансную лекцию, в которой он говорил об украинском патриотизме и идеях, которые объединяют нацию. Дождь публикует полный перевод его выступления на русский язык.

    Мы уже 25 лет строим наше государство и 25 лет спорим о том, кто такие украинцы и что такое Украина. Кто-то скажет, что очевидно: тот, кто идентифицирует себя как украинца, имеет право так зваться.

    Хорошо, но если человек не зовет себя так, не родился здесь и не имеет украинского паспорта, говорит с акцентом и с акцентом поет украинские песни, но делает это искренне? Кто определяет, кто является украинцем, а кто нет? Армянин Сергей Нигоян и белорус Михаил Жизневский [первые два активиста Майдана, погибшие от огнестрельных ранений — Дождь] — они украинцы? Могут ли они считаться украинцами? И кто больше украинец — они или те, кто голосовал на донецком референдуме?

    Чтобы ответить на эти вопросы легко и без противоречий, нужно фундаментально изменить парадигму нашего восприятия и впервые за 25 лет ответить себе: какое государство мы хотим, кто его строит и для кого это делает? Это три ключевые вопроса.

    Мой ключевой посыл сегодняшней лекции в следующем: нам нужно перестать строить государство, основанное на кровном патриотизме, и начать строить государство, основанное на конституционном.
    Не столько прошлое, происхождение или внешняя схожесть должна объединить нас, сколько ценности, способ жизни, правила игры и Конституция, которая делает нашу жизнь комфортной именно на этой территории, в этом обществе, здесь и сейчас и для наших детей в будущем. Мне кажется, это является ключом к успеху.

    Кто-то может спросить меня, в чем проблема, разве мы так не делаем? На самом деле нет. Мы до сих пор живем в этой парадигме. Может быть, наши предки или люди, которые хотели строить украинское государство в конце XIX — начале XX века, когда разваливалась великая империя, когда все небольшие народы ощущали свою идентичность, собирались вокруг исключительно своего языка, культуры и общей истории… Таким образом легко было противостоять большим империям — например, немецкой или российской.

    Тогда это сработало, потому что мир был закрытым, это был единственный метод — объединиться, найти соседа, который такой же, как ты. Мне кажется, у нас сейчас эта идея уже не работает, тем более с такой страной, как Украина.

    Украина, которую часто сравнивают с Польшей — далеко не Польша. У нас никогда не было национальной однородности, мы никогда не говорили только на одном языке. Да, мы являемся наследниками великой истории, начиная с Киевской Руси и дальше.
    Мы должны осознать, что государство, созданное в 1991 году, было создано не под нашим влиянием, а вследствие конкретных субъективных и исторических причин. Наша страна сшита из разных кусочков других государств, где люди имели разное происхождение, язык, веру, образ жизни и видение будущего.

    Когда мы хотим сегодня определить, что такое нация, нам нужно прекратить думать про вещи, которые нас разъединяют. Не только потому, что они становятся поводом для политических спекуляций, но и потому, что такая система будет постоянно больной. Она не будет устойчивой, если мы построим столпы, которые будут ее поддерживать.

    Вернусь немного к истории. Когда в XVIII веке отцы-основатели США строили страну, они не опирались на происхождение, они не опирались ни на что, кроме принципов. Эти принципы они почерпнули из книг. Они читали Гоббса, Аристотеля, Платона… Они хотели построить идеальное государство, в котором людям было бы комфортно жить. Да, им было просто, потому что они строили с нуля.

    Конституционный патриотизм работает там, где есть неоднородное общество, разная история, и где нужно объединять людей вокруг некоторых фундаментальных принципов, которые, возможно, кажутся тривиальными, но на самом деле объединяют нацию сильнее, чем что-либо еще. Согласитесь, легко любому политику разъединить нас исходя из того, на каком языке мы говорим или в какую церковь ходим, но скажите, легко ли разделить нацию по принципу того, хотим ли мы иметь честный суд или кто за свободу слова, а кто против? Очень сложно разъединить общество, которое основано на идеалистичных, но на самом деле прагматичных и очень эффективных принципах жизни.

    Моя идея состоит в том, что нам всем нужно задуматься над тем, что Украину в XXI веке мы можем построить на абсолютно четких принципах и правилах игры, которые будут понятны всем украинцам независимо от того, в какой части страны они родились. Когда житель села Харьковской области недалеко от границы с Белгородской областью будет чувствовать ментальную, интеллектуальную и социальную близость с жителем приграничного села Львовской области больше, чем со своим российским соседом, это будет означать, что у нас есть политическая нация.

    Думаю, кто-то из вас может мне возразить, не выглядит ли это таким либеральным космополитизмом, который может полностью перечеркнуть историю и наше прошлое. Абсолютно нет. Конституционный патриотизм и космополитизм — это разные вещи. Я считаю, что украинская нация должна иметь и имеет свою идентичность, нам нужно ее лелеять и всячески поддерживать. Но перед тем как этой идентичности будет дан какой-то вес, мы должны говорить про более фундаментальные вещи: в каком обществе мы живем, как позаботиться о справедливости, как сделать так, чтобы каждому из нас было комфортно в этой среде, как сделать так, чтобы мы гордились нашим образом жизни и наши дети хотели жить в этой стране.

    Этих вещей нельзя достигнуть просто тем, что мы каждый день будем поднимать флаг и петь гимн, они достигаются борьбой за простые, понятные принципы: один закон для всех, честный суд, отсутствие коррупции, свобода слова, свобода предпринимательства и четкое исполнение обязанностей каждым гражданином.
    Мы видели, как резко патриотизм и идентичность пригождаются, когда начинается внешняя агрессия, на примере событий, которые происходят на востоке [Украины], как они поделили, кто есть кто. Можно сказать: «Возможно, Святослав, ты прав, но не кажется ли тебе, что, когда возникла внешняя угроза, именно люди с острым чувством национализма взялись защищать Украину». Да, это правда. Потому что они имели хоть какие-то принципы, потому что у других их совсем нет. Но люди шли защищать не только свой язык и культуру, но и образ жизни, мораль и Конституцию. Наше задание — начать строить страну, основанную на принципах справедливости и комфортной жизни.

    Ситуация сейчас мне часто напоминает то, что помнит, должно быть, каждый из вас, особенно люди постарше. У каждого в детстве в гостиных стояли серванты, где за стеклом стояла посуда, из которой нельзя было есть. Каждый день мы использовали обычную старую посуду. Когда я спросил у бабушки, зачем стоит посуда в серванте, она ответила, что у людей так принято.

    Давайте достанем эту ментальную посуду, давайте поменяем мебель на новую, комфортную и будем использовать эту посуду каждый день, потому что мы это заслуживаем. ​

  • La Jeanne d’Arc ukrainienne

    Après Prince, après une Pussy Riot « icône anti-Poutine » (par l’Afterjournaliste Vitkine –  une page entière dans Le Monde des Livres),voici encore une icône :

    Icône de la résistance ukrainienne, Nadia Savtchenko défie Poutine (Hélène Despic-Popovic, avril 2016)

     Libération de la Jeanne d’Arc ukrainienne (David Pujadas, 25 mai 2016)

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