Catégorie : Personnel

  • Extraits des archives Marcadé, photos d’artistes amis

    Extraits des archives Marcadé, photos d’artistes amis de la fin des années 1960 au début des années 1990

    MARIA VIATCHESLAVOVNA GORTCHILINA ET MAXIME IÉVGUÉNIÉVITCH ARKHANGUELSKI ACCUEILLANT LIALIA ET VANIA MARCADÉ DANS LEUR DATCHA DE TCHÉLIOUKINSKAYA, 1968
    MARIA GORTCHILINA , FIN DES ANNÉES 1960
    VANIA MARCADÉ CONVERSANT AVEC MARIA GORTCHILINA DANS LA DATCHA DE TCHÉLIOUSKINSKAYA, 1976

    ZÉNON PÉTROVITCH KOMISSARENKO DANS LA DATCHA DE TCHÉLIOUSKINSKAYA, DÉBUT DES ANNÉES 1970
    ZÉNON KOMISSARENKO
    MIKHAÏL CHÉMIAKINE, SA FEMME RÉBECCA ET SA FILLE DOROTHÉE DANS SON ATELIER DE LÉNINGRAD, 1969
    RÉBECCA ET DOROTHÉE CHÉMIAKINE EN 1969
    À VANIA ET VALENTINA DMITRIEVNA DE LA PART DE DOSSIK 1969, SAINT-PÉTERSBOURG
    RÉBECCA, DOROHÉE ET MIKHAÏL CHÉMIAKINE ET LEUR CHIEN À PARIS EN 1976
    SABINE BUCHMANN CHEZ MARCADÉ  AU DÉBUT DES ANNÉES 1980, AU MUR SON TABLEAU SUPRÉMATISTE , AUJOURD’HUI À LA VILLA BEATRIX ENEA À ANGLET
    SABINE BUCHMANN ET REINOLD WERNER CHEZ MARCADÉ AU DÉBUT DES ANNÉES 1980, AU MUR DES ŒUVRES DE KOMISSARENKO ET D’ANDREENKO (SA NATURE-MORTE ABSTRAITE AU CENTRE SE TROUVE AUJOURD’HUI AU MUSÉE NATIONAL RUSSE DE SAINT-PÉTERSBOURG)
    WILLIAM BRUÏ ET VANIA MARCADÉ, 1988
    MAXIME ARKHANGUELSKI AU PAM, VERS 1990 DEVANT SA SCULPTURE ET UNE NATURE-MORTE D’ANDREENKO (AUJOURD’HUI À LA VILLA BEATRIX ENEA À ANGLET)

    MAXIME ARKHANGUELSKI AU PAM AVEC DEUX DE SES SCULPTURES , VERS 1990 , DANS L’EMBRASURE DE LA PORTE, ALVARO VARGAS

     

    GAGA (GUÉORGUI) KOVENTCHOUK, GARRY FAÏF ET JANNA KOVENTCHOUK CHEZ MARCADÉ AU DÉBUT DES ANNÉES 1990
    JANNA KOVENTCHOUK ET LE POÈTE ET SCULPTEUR ALEXEÏ KHVOSTENKO CHEZ MARCADÉ, DÉBUT DES ANNÉES 1990
    VANIA MARCADÉ ET GARRY FAÏF À DAMMARIE LES LYS EN FÉVRIER 1993
  • BONNE FÊTE DE LA SAINTE RENCONTRE!

    Со Сретением Господним!

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    Ménologe de Basile (fin du Xe s.)

     

     

     

     

     

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    École de Novgorod

     

     

     

     

     

     

     

     

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    HYPAPANTE

     

     

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    Duccio di Buoninsegna

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Rogier van der Weyden
  • Deleuze sur la pensée devenue journalistique, 1977

    Deleuze sur la pensée devenue journalistique, 1977

    Ce  que disait Deleuze en 1977, n’est-il pas devenu encore plus criant aujourd’hui? Outre les philosophes et les littérateurs, ce sont les anciens généraux,  ambassadeurs, correspondants, ou ceux qui se sont autoproclamés « historiens », « essayistes », qui sévissent dans les médias, se veulent plus activistes les uns que les autres, se gargarisent de notions comme génocide, dictature, goulag, corruption, esclavage, chair à canon, ne choisissent que des images qui justifient leur grille de lecture, vouant aux gémonies tout ce qui pourrait ne serait-ce que nuancer leur point de vue univoque. Ce journalisme dit la vérité et ce qui n’est pas cette vérité est mensonge, propagande, enfumage, ce journalisme est un ersatz de la pensée.

     […] Le marketing a ses propres principes : il faut qu’on parle d’un livre et qu’on en fasse parler, plus que le livre lui-même ne parle ou n’a à dire. À la limite, il faut que la multitude des articles de journaux, d’interviews, de colloques, d’émissions radio ou télé remplacent le livre, qui pourrait très bien ne pas exister du tout.
    C’est pour cela que le travail auquel se donnent les nouveaux philosophes est moins au niveau des livres qu’ils font que des articles à obtenir, des journaux et émissions à occuper, des interviews à placer, d’un dossier à faire […]. Il y a là toute une activité qui, à cette échelle et à ce degré d’organisation, semblait exclue de la philosophie, ou exclure la philosophie[…]

    Le journalisme, en liaison avec la radio et la télé, a pris de plus en plus vivement conscience de sa possibilité de créer l’événement (les fuites contrôlées, Watergate, les sondages ?). Et de même qu’il avait moins besoin de se référer à des événements extérieurs, puisqu’il en créait une large part, il avait moins besoin aussi de se rapporter à des analyses extérieures au journalisme, ou à des personnages du type « intellectuel », « écrivain » : le journalisme découvrait en lui-même une pensée autonome et suffisante. C’est pourquoi, à la limite, un livre vaut moins que l’article de journal qu’on fait sur lui ou l’interview à laquelle il donne lieu. Les intellectuels et les écrivains, même les artistes, sont donc conviés à devenir journalistes s’ils veulent se conformer aux normes. C’est un nouveau type de pensée, la pensée-interview, la pensée-entretien, la pensée-minute. On imagine un livre qui porterait sur un article de journal, et non plus l’inverse.

    Les rapports de force ont tout à fait changé, entre journalistes et intellectuels. Tout a commencé avec la télé, et les numéros de dressage que les interviewers ont fait subir aux intellectuels consentants. Le journal n’a plus besoin du livre. Je ne dis pas que ce retournement, cette domestication de l’intellectuel, cette journalisation, soit une catastrophe. C’est comme ça : au moment même où l’écriture et la pensée tendaient à abandonner la fonction-auteur, au moment où les créations ne passaient plus par la fonction-auteur, celle-ci se trouvait reprise par la radio et la télé, et par le journalisme. Les journalistes devenaient les nouveaux auteurs, et les écrivains qui souhaitaient encore être des auteurs devaient passer par les journalistes, ou devenir leurs propres journalistes. Une fonction tombée dans un certain discrédit retrouvait une modernité et un nouveau conformisme, en changeant de lieu et d’objet. C’est cela qui a rendu possible les entreprises de marketing intellectuel. […]

    Ce qui me dégoûte est très simple : les nouveaux philosophes font une martyrologie, le Goulag et les victimes de l’histoire. Ils vivent de cadavres. Ils ont découvert la fonction-témoin, qui ne fait qu’un avec celle d’auteur ou de penseur […]

    Ce ne sont pas les nouveaux philosophes qui importent. Même s’ils s’évanouissent demain, leur entreprise de marketing sera recommencée. Elle représente en effet la soumission de toute pensée aux médias ; du même coup, elle donne à ces médias le minimum de caution et de tranquillité intellectuelles pour étouffer les tentatives de création qui les feraient bouger eux-mêmes. Autant de débats crétins à la télé, autant de petits films narcissiques d’auteur – d’autant moins de création possible
    dans la télé et ailleurs […]

  • Lettres de Valentina Vassioutinskaïa à Vania Marcadé en juin-juillet 1953

    Lettres de Valentina Vassioutinskaïa à Vania Marcadé en juin-juillet 1953

    En mettant en ordre nos archives, je suis tombé par hasard sur ces lettres écrites par celle qui était alors mon professeur de russe au lycée Montesquieu à Bordeaux, Valentina Dmitrievna Vassioutinskaïa, qui m’écrivait en russe et que je traduisais à l’aide d’un dictionnaire. Ce sont  ces brouillons qui m’ont rappelé les tout débuts de notre relation qui s’avéra exceptionnelle quelques années plus tard.