Catégorie : Personnel
-
Со Сретением Господним! Bonne Fête de la Présentation de Jésus au Temple!
Со Сретением Господним!
Bonne Fête de la Présentation de Jésus au Temple!

École de Novgorod 
HYPAPANTE 
Duccio di Buoninsegna La Présentation fait partie des fêtes du Seigneur, consacrées directement au Christ, mais par son contenu liturgique elle est particulièrement proche des fêtes de la Mère de Dieu et dans les temps anciens, lors de son apparition, elle était considérée comme une fête dédiée à la Mère de Dieu. Sur l’icône de la fête, les représentations du Christ et de la Mère de Dieu sont égales en importance : l’Enfant- Sauveur assis sur les bras de Syméon, Celui qui a reçu Dieu, qui reçoit dans ses bras le Sauveur et apparaît comme le monde Ancien qui s’emplit de la Divinité –, et la Mère de Dieu qui s’engage sur Son chemin de croix – le don de Son Fils pour le Salut du monde. Et toute l’icône exprime dans sa construction cette double nature de la fête, la joie de la Rencontre et l’affliction de la Passion, ce qui est contenu dans les paroles de Syméon, Celui qui a reçu Dieu, dans le sens prophétique des paroles du vieillard:
«Vois! cet enfant doit amener la chute et le relèvement d’un grand nombre en Israël ; il doit être un signe en butte à la contradiction » (Luc 2, v. 34).
Ces paroles sont pleines d’un sens eschatologique qui se rapporte à la mission du Sauveur ; elles sont emplies d’une vision prophétique de la fin des temps et de l’attente du Jugement et du Siècle à venir. Et c’est du même sens eschatologique que sont emplies les paroles adressées à la Mère de Dieu:
«Tu portes toutes les afflictions du monde pour le salut du genre humain déchu.»
Moine Grégroire Krug, Carnets d’un peintre d’icônes
-
Photos d’archives
Photos d’archives
NOÉMIE MARCADÉ, NÉE ROSE POUEY EN 1881
JEAN-RENÉ MARCADÉ, FIN DES ANNÉES 1930
JEAN-CLAUDE, ANDRÉA ET FRANCK MARCADÉ DANS LA MAISON DE L’INSTITUTEUR À MOUSCARDÈS, VERS 1942 JEAN-RENÉ MARCADÉ AU CENTRE DERRIÈRE AVEC LA FAMILLES DES JARDINIERS DE HENNIGSDORF-BERLIN AVEC LESQUELS IL A TRAVAILLÉ COMME KRIEGSGEFANGENE, VERS 1943 JEAN-RENÉ MARCADÉ À HENNIGSDORF-BERLIN, , VERS 1943 JEAN-CLAUDE ET FRANCK MARCADÉ DANS UNE RUE DE BORDEAUX, VERS 1946 BERNARD ET FRANCK MARCADÉ, VERS 1949 BERNARD ET ANDRÉA MARCADÉ DANS UNE RUE DE BORDEAUX, VERS 1950
ANDRÉA MARCADÉ À LA BOURBOULE, 1950 JEAN-RENÉ ET ANDRÉA MARCADÉ À LA BOURBOULE, 1950 JEAN-CLAUDE COMBESSIE ET JEAN-CLAUDE MARCADÉ EN HYPOKHÂGNE À BORDEAUX , 1957
-
KATIA ZOUBTCHENKO (1937-2025)
KATIA ZOUBTCHEKO NOUS A QUITTÉS LE JOUR DE LA NATIVITÉ DU CHRIST ORTHODOXE SLAVE LE 7 JANVIER 2025
ZOUBTCHENKO Catherine. Peintre d’origine russe, née à Léningrad en 1937. Elle a été déportée avec ses parents à Berlin en 1941 par l’Allemagne nazie. Elle s’installe à Paris en 1954 où elle commence sa vie d’artiste. Études dans les académies de la Grande Chaumière et Julian. À partir de 1958, elle est élève de Lanskoy dont elle restera la collaboratrice jusqu’à la mort de ce dernier en 1976. À partir de 1961, prend part aux Salons parisiens – de Mai, des Indépendants, d’Automne, « Jeunes et Grands d’aujourd’hui », « Réalités nouvelles » et autres. Plusieurs expositions personnelles dans des galeries de Paris, de Lyon, en Hollande, Italie, Luxembourg, en Suisse. A collaboré avec Lanskoy à la réalisation de tout un programme de mosaïques à Ravenne en 1973-1976. A elle-même exécuté des projets de mosaiques à Ravenne dans l’atelier de Carlo Signorini
Voir l’article de Jean-Claude Marcadé : « La création de Catherine Zoubtchenko ou l’ordonnance du chaos », in catalogue Catherine Zoubtchenko (née en 1937) Peindre avant tout…Un demi-siècle de peinture, Genève, Galerie ART XXI, 2012, p. 4-10
Collection Valentine et Jean Claude Marcadé. 1/3
Zoubtchenko Catherine, (1937- ), Russe
Collection Valentine et Jean Claude Marcadé. 2/3
Zoubtchenko Catherine, (1937- ), Russe
Collection Valentine et Jean Claude Marcadé. 3/3
CATHERINE ZOUBTCHENKO, JEAN-CLAUDE MARCADÉ, ANDRÉ LANSKOY, VALENTINE MARCADÉ, 1966

KATIA ZOUBTCHENKO, JEAN-CLAUDE MARCADÉ, LANSKOY, VALENTINE MARCADÉ, 1966 CATRHERINE ZOUBTCHENKO, MONIQUE VIVIER-BRANTHOMME (DESCENDANTE DU PEINTRE RUSSE CONSTANTIN KOUZNETSOFF, JEAN-CLAUDE MARCADÉ, 1985



K
KATIA ZOUBTCHENKO ET JEAN-CLAUDE MARCADÉ LORS DE SA RÉTROSPECTIVE À LA GALERIE GENEVOISE « ART XXI » EN MAI 2012
-
С КРЕЩЕНИЕМ ГОСПОДНЕМ! JOYEUSE FÊTE DE L’ÉPIPHANIE!


Mosaïque su XIème siècle au monastère grec de Daphni 
icône du Moine Jean au skit orthodoxe du Mesnil-Saint-Deni С КРЕЩЕНИЕМ ГОСПОДНЕМ!
JOYEUSE FÊTE DE L’ÉPIPHANIE!
MOINE GRÉGOIRE
LE BAPTÊME DU SEIGNEUR (THÉOPHANIE)Le Baptême du Seigneur porte l’appellation de Théophanie, car dans l’événement du baptême s’est manifestée la participation des Trois Personnes de la Très Sainte Trinité : Dieu le Père qui se révèle par Sa parole, Dieu l’Esprit Saint sous l’aspect d’une colombe bénissant les eaux de son ombre et Dieu le Fils qui reçoit le baptême de Jean et sanctifie les eaux. Le contenu trinitaire de la fête est exprimé dans le kontakion de la Théophanie et détermine l’action trine et une de la Divinité avec une extrême clarté.
«Quand tu étais baptisé dans le Jourdain, Seigneur, l’adoration trinitaire s’est manifestée car la voix de Ton Père a témoigné en Toi en T’appelant Son Fils Bien-Aimé et l’Esprit sous l’aspect d’une colombe a proclamé la vérité de la Parole. Manifeste-Toi, Christ notre Dieu et illumine le monde, gloire à Toi.»
Le Baptême par lequel saint Jean baptisait était un baptême de repentance. L’eau du baptême était purification, délivrance de l’homme ; un tel baptême n’était pas nécessaire pour le Christ, car il était pur de toute éternité et c’est seulement par humilité qu’il a reçu le baptême de Jean ; mais ayant reçu le baptême par l’eau, le Sauveur n’a pas été sanctifié par les eaux, ce qui n’était pas nécessaire pour lui, mais il a sanctifié par sa Personne la substance des eaux et avec elle, le monde entier. Par le Baptême de Jean, par l’action de l’humilité suprême du Christ, s’est révélée Sa Divinité, en tant qu’une Personne de la Trinité, inséparable en tout du Père et du Saint Esprit.Le Baptême est l’apparition du Christ au peuple, le départ pour Sa Mission, la création nouvelle du monde corrompu mortellement par sa chute. Le Baptême est la fête de la création du monde une nouvelle fois, à l’instar de la Nativité du Christ, et ces deux fêtes sont liées indissolublement l’une à l’autre. […]
Le Christ entre dans les eaux pour les purifier, les vivifier, les sanctifier et anéantir les serpents qui y ont leur nid. L’Esprit Saint, sous la forme d’une colombe, couvre de son ombre les eaux semblablement à ce qui s’est passé lors de la création du monde lorsque l’Esprit de Dieu planait sur les eaux. Selon l’explication de saint Basile le Grand,
« non seulement Il planaitsur les eaux mais Il semblait communiquer à l’eau la faculté de faire naître la vie, rendait l’eau porteuse de vie, la réchauffait pareillement à une poule couveuse qui fait sortir vers la vie grâce à sa chaleur ses poussins. Ici aussi l’Esprit Saint communique aux eaux la grâce et la force d’engendrer la vie dans le mystère du Baptême, d’être l’eau « qui bondit dans la vie éternelle ».
Comme archétype, la colombe lâchée par Noé de l’Arche et qui y revint avec une branche d’olivier dans le bec, préfigure l’Esprit Saint dans la Théophanie au-dessus des eaux du Jourdain. Saint Jean Chrysostome explique l’image de la colombe qu’a prise le Saint Esprit dans la Théophanie : le Christ en recevant le baptême de la main de saint Jean est venu accomplir toutes les vérités. On appelle vérité l’accomplissement de tous les commandements. Étant donné que tous les hommes devaient accomplir cette vérité, mais que personne parmi eux ne l’a observée ni accomplie, c’est le Christ qui accomplit cette vérité par sa venue. Ainsi, si la soumission à Dieu constitue la vérité et que Dieu a envoyé saint Jean pour baptiser le peuple, alors le Christ a accompli cela aussi. Notre lignée devait payer sa dette, mais nous ne l’avons pas payée et la mort nous a étreints, nous qui avons été soumis à cette faute. Le Christ, étant venu, nous ayant trouvés en proie au démon, paya cette dette.
« Il me revient à moi, qui possède, de payer pour ceux qui ne possèdent pas », dit-il.
Telle est la raison de Son baptême. C’est pourquoi l’Esprit est descendu sous l’aspect d’une colombe ; là où est la réconciliation avec Dieu, là est la colombe. De la même façon que la colombe a apporté la branche d’olivier dans l’Arche de Noé comme signe de l’amour de Dieu pour l’homme et de la fin du fléau, de même à présent c’est sous l’aspect d’une colombe et non sous un aspect corporel (il faut noter cela particulièrement) que descend l’Esprit, annonçant à l’Univers la grâce divine.
MOINE GRÉGROIRE (KRUG), CARNETS D’UN PEINTRE D’ICÔNES
PAUL CLAUDEL
La deuxième Épiphanie de Notre-Seigneur, c’est le jour de Son baptême dans le Jourdain.
L’eau devient un sacrement par la vertu du Verbe qui s’y joint.
Dieu nu entre aux fonts de ces eaux profondes où nous sommes ensevelis.
Comme elles Le font un avec nous, elles nous font Un avec Lui.
Jusqu’au dernier puits dans le désert, jusqu’au trou précaire dans le chemin,
Il n’est pas une goutte d’eau désormais qui ne suffise à faire un chrétien,
Et qui, communiquant en nous à ce qu’il y a de plus vital et de plus pur,
Intérieurement pour le Ciel ne féconde l’astre futur.
Comme nous n’avons point de trop dans le Ciel de ces gouffres illimités
Dont nous lisons que la Terre à la première ligne du Livre fut séparée,
Le Christ à son âge parfait entre au milieu de l’Humanité,
Comme un voyageur altéré à qui ne suffirait pas toute la mer.
Pas une goutte de l’Océan où il n’entre et qui ne Lui soit nécessaire.
« Viderunt te Aquæ, Domine », dit le Psaume. Nous Vous avons connu !
Et quand du milieu de nous de nouveau Vous émergez ivre et nu,
Votre dernière langueur avant que Vous ne soyez tout à fait mort,
Votre dernier cri sur la Croix est que Vous avez soif encore !

























