Auteur/autrice : Jean-Claude
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L’héritage de Muhammad Ali
L’héritage d’Ali est défini par la position qu’il a prise contre la guerre au Vietnam, quand en 1967, il a refusé de rejoindre les forces armées américaines
L’héritage d’Ali est défini par la position qu’il a prise contre la guerre au Vietnam, quand, en 1967, il a refusé de rejoindre les forces armées américaines par conscription et a été stigmatisé par tout l’establishment politique et médiatique du pays. Le titre de champion poids lourd et sa licence de boxe lui ont été retiré, et il a fait face à une condamnation. Pourtant, malgré cela, il n’a jamais bronché ou fait un pas en arrière, lançant le célèbre : «Pourquoi devraient-ils me demander d’enfiler un uniforme et d’aller à 16 000 kilomètres de chez moi pour larguer des bombes et des balles sur des personnes colorées au Vietnam, tandis que les ainsi nommés gens nègres dans Louisville sont traités comme des chiens et privés des droits de l’homme les plus basiques ?»
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De la nocivité de la Défense antimissile de l’Otan aux frontières de la Russie (« Die Zeit »)
Die Zeit, 9 juin 2016
Gefährliche Abwehr
Eine Kolumne von Jochen BittnerDie Nato sollte ihren Raketenschild vorerst stoppen. Denn die Gegenmaßnahmen, die Russland androht, lohnen den Sicherheitsgewinn für Europa nicht.
Die Nato ist womöglich dabei, einen der größten Fehler ihrer Geschichte zu begehen. Vor wenigen Wochen hat sie im rumänischen Deveselu eine erste große Landabschussbasis für ihr Raketenabwehrsystem eröffnet. Und in Polen, bei Redzikowo, haben die Bauarbeiten für eine weitere Station begonnen. Sie soll 2018 einsatzbereit sein.So wenig der Nato-Raketenabwehrschild eine Bedrohung für die Angriffsfähigkeit Russlands auf den Westen darstellen mag, so sehr liefert er Wladimir Putin einen möglicherweise hochwillkommenen Vorwand, Jahrzehnte von Abrüstungsbemühungen zunichte zu machen.Schon 2007 erklärte der russische Präsident, das geplante Abwehrsystem gefährde die strategische Stabilität zwischen der Nato und Russland. Sollten die Pläne Wirklichkeit werden, diene der Vertrag über nukleare Mittelstreckensysteme nicht mehr den russischen Sicherheitsinteressen, sagte er.
Die Rede ist von einem der wichtigsten Abrüstungsübereinkommen aller Zeiten, dem INF-Vertrag. Er wurde 1987 zwischen der Sowjetunion und den Vereinigten Staaten abgeschlossen und sah vor, sämtliche Kurz- und Mittelstreckenraketen (solche mit 500 bis 5.500 Kilometer Reichweite) zu vernichten und den Bau solcher Systeme zu verbieten. Ziel war es, die Bedrohung Europas und Russlands durch die gewaltigen Arsenale von taktischen Nuklearraketen zu minimieren. Tatsächlich wurde in den Folgejahren eine ganze Gattung von Waffen fast vollständig beseitigt.
Doch seit einiger Zeit wackelt der INF-Vertrag. Im Sommer 2014 warf die US-Regierung Russland vor, Marschflugkörper getestet zu haben, deren Merkmale gegen den Vertrag verstoßen. Ein halbes Jahr später gab Moskau bekannt, Kurzstreckenraketen vom Typ Iskander in der russischen Enklave Kaliningrad stationiert zu haben. Diese Raketen sind atomar bestückbar und könnten mit einer Reichweite von gut 400 Kilometern die Nato-Staaten Polen und Litauen treffen. Ihre Aufstellung ist also keine Verletzung der Buchstaben des INF-Vertrages, sehr wohl aber eine Verletzung seines Geistes.Genau dies wirft Russland umgekehrt der Nato vor. Unmittelbar nach der Eröffnung der Abwehrraketen-Station in Rumänien sagte der Abteilungsleiter für Rüstungskontrolle im russischen Außenministerium, Mikhail Ulyanow: « Aus unserer Sicht stellt dies eine Verletzung des INF-Vertrages dar. »
Innerhalb der Nato geht nun die Sorge um, Russland könnte den historischen Vertrag einseitig aufkündigen. Einen öffentlichkeitswirksamen Anlass dafür könnte der Nato-Gipfel bilden, der am 8. und 9. Juli in Warschau stattfindet.Sollte die Nato also lieber die Notbremse ziehen und den Bau der Raketenabwehr auf Eis legen?
Dazu muss man zunächst wissen, dass die Abwehrtechnik – jedenfalls bislang – technisch nicht in der Lage ist, moderne russische Nuklearraketen abzufangen. Eine Abwehrrakete kann, selbst wenn sie perfekt funktioniert, nur jeweils einen Sprengkopf zerstören, den eine anfliegende ballistische Rakete im All aussetzt. Die heutigen russischen Angriffsraketen verfügen allerdings über multiple Sprengköpfe und Sprengkopfattrappen; sie seien also, so beteuern Nato-Diplomaten, praktisch nicht abfangbar. Anders sei es mit weniger modernen Raketen, die etwa aus dem Iran und Nordkorea auf Europa zusteuern könnten.
Aber wie wahrscheinlich ist es, dass dies geschieht? Dass der Iran Atomraketen auf Nato-Territorium abschießt, ist nach dem erfolgreichen Atom-Deal mit Teheran eine verwegene Idee. Und selbst wenn man davon ausgeht, dass Nordkoreas Diktator Kim Jong Un es schaffe sollte, nuklear bestückte Langstreckenraketen zu bauen (wovon er noch Jahre entfernt sein dürfte), hat kein Staat der Welt Interesse daran, ihn dies tun zu lassen; die Weltgemeinschaft würde ihm hoffentlich rechtzeitig in den Arm fallen. Deswegen ist es kein Wunder, dass Russland das Nato-System als gegen sich gerichtet empfindet. Und wer weiß auch, wie sich die Abwehrtechnik in Zukunft weiterentwickelt.Die Nato, mit anderen Worten, schützt sich gerade gegen ein minimales Risiko aus dem Iran und Nordkorea, indem sie das maximale Risiko einer neuen nuklearen Aufrüstung Russlands eingeht. Sie sollte das lassen. Ein Moratorium für den Abwehrschild wäre zwar auch ein Zugeständnis an die russische Paranoia und Propaganda. Aber trotzdem wäre es richtig. Denn im Ergebnis liefert der INF-Vertrag Europa mehr Sicherheit als zwei technisch fragwürdige Abwehrstationen. Noch jedenfalls.
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Jacques Sapir sur le journalisme et son « objectivité »…
Jacques Sapir
Plusieurs affaires viennent de secouer les médias en France. Différentes dans leur détail, elles n’en posent pas moins toutes la question du droit à l’information.
Au-delà ces affaires posent aussi la question du « respect » dû aux journalistes, une profession qui subit de par le monde des agressions multiples et souvent meurtrières, mais aussi de celui qui est dû par ces mêmes journalistes à leurs lecteurs, ou leurs auditeurs, ou leurs spectateurs. Pour pouvoir exiger — souvent à juste titre — d’être respectés, les journalistes se doivent d’être respectables. Et, que certains d’entre eux ne le soient plus est une évidence.
Trois affaires
Reprenons donc sur trois affaires qui ont défrayées la chronique récemment. La première est le licenciement par l’Obs (ex-Nouvel Observateur) d’Aude Ancelin, une journaliste connue qui cumulait, pour certains des actionnaires de ce journal, le tort d‘avoir écrit des articles empreint de sympathie pour le mouvement « Nuit Debout » et d‘être la compagne de l’un de ses animateurs, Fréderic Lordon. Ce sont ici les motifs invoqués pour ce licenciement qui font scandale. On a prétendu qu’elle aurait écrit des articles « anti-démocratiques » et cela sans apporter le moindre commencement de preuve dans une accusation d’une telle gravité. C’est une pratique du journalisme de la part des actionnaires de cet hebdomadaire qui relève du plus pur gangstérisme.
La deuxième affaire concerne l’émission de France-2 Des Paroles et Des Actes où était invité Jean-Luc Mélenchon jeudi 26 mai. Dans cette émission François Lenglet, membre de la rédaction du JT de France-2, prononça des propos calomniateurs sur le président bolivien Evo Morales dans le seul but de mettre l’invité en difficulté. Cette affaire s’est retournée contre le sieur Lenglet, l’obligeant, ainsi que France-2, à publier une rétractation honteuse.
Ce ne fut cependant pas le seul scandale dans cette émission. Deux personnes avaient été choisies pour interpeler Jean-Luc Mélenchon, un boulanger à la mode, fournisseur de l’Elysée et certes pas représentatif des artisans avec ses 17 employés, et une jeune femme, Mme Cécile Imart-Bruno que l’on présentait comme un cadre ayant fait le choix d’un « retour à la terre » et qui s’est avérée être un ancien responsable financier de Bolloré au Chili, membre de la FNSEA (en dépit de ses dénégations, elle a été nommé par décret au Conseil national de la transition écologique, au titre de la FNSEA) et copinant avec des dirigeants socialistes, dont le Ministre de l’agriculture M. Le Foll. Si le choix de ces personnes relève de l’arbitraire de toute émission de télévision, le fait pour France-2 de ne pas les avoir présentés pour ce qu’ils étaient constitue un autre mensonge, et de fait confirme que l’on avait voulu monter un traquenard à Jean-Luc Mélenchon. Ceci condamne l’organisateur de cette émission, David Pujadas, et lui retire toute légitimité à se poser en journaliste impartial. Au delà, cette multiplication d‘incidents graves interpelle la direction de France-2 sur son éthique.
La troisième affaire est bien entendu la grève du syndicat du livre CGT lors de la journée d’action du mardi 24 mai, grève qui a frappé les journaux ayant refusé de passer la tribune de Martinez, le « patron » de la CGT. Ceci a provoqué un bel élan d’unanimisme de la part des éditorialistes pour dénoncer ce qu’ils appellent des « pressions inacceptables » et une atteinte à la liberté d‘opinion de la part de la CGT.L’oubli du pluralisme
Il faut considérer en réalité ces trois affaires comme liées. Si l’on veut prétendre que l’action de la CGT ait été une atteinte à la liberté d‘opinion il faut démontrer que cette liberté existait bien au préalable. Or, c’est le contraire que montrent les deux autres affaires. Et l’on en revient au problème évoqué en introduction: si les journalistes veulent être respectés, ils doivent être respectables. Le fait de chercher à imposer une opinion unique à la presse est une attitude inacceptable. Mais, tel n’était pas la demande de la CGT qui souhaitait simplement qu’une règle de pluralisme d’opinions soit respectée.
Et c’est bien le non-respect de cette simple règle qui aujourd’hui pose problème. Ce qui menace aujourd’hui la démocratie dans notre pays n’est pas tant l’action de la CGT — quoi que l’on puisse penser de cette dernière — mais le comportement hostile au pluralisme de la majorité des responsables de la presse. Non qu’un journaliste ne puisse avoir ses propres opinions, ni un journal sa ligne éditoriale. L’existence de positions politiques sur différents sujets est parfaitement légitime. Mais, ces positions ne devraient pas interférer avec l’impératif du pluralisme. Les journalistes devraient avoir à cœur de toujours distinguer clairement ce qui relève de leurs opinions, qu’elles soient personnelles ou collectives, de la présentation de l’ensemble des opinions sur un sujet donné. Ce comportement s’impose d‘autant plus que les différents sondages montrent qu’une majorité de l’opinion est hostile en tout ou partie à la loi El Khomri.
Le non-respect de ce comportement pose aujourd’hui un problème majeur dans la société française. Il ne date pas du mouvement actuel contre la loi El Khomri. On avait pu déjà noter ce phénomène lors du référendum de 2005 où près de 90% des éditorialistes, allaient dans le sens du « oui », alors qu’en définitive ce fut le « non » qui l’emporta. Du 1er janvier au 31 mars 2005, le rapport entre les temps de parole donnait, pour l’ensemble des émissions (soit les journaux télévisés, les émissions politiques et les émissions de divertissement), 71 % aux partisans du « oui » contre 29 % aux partisans du « non ». Pour les seuls journaux télévisés, le « oui » bénéficiait de 73 % du temps contre 27 % pour le « non ».
On retrouve cette configuration de manière récurrente dès que l’on aborde les questions européennes. Le pluralisme affiché par les différents organes de presse disparait alors et laisse la place à un quasi-unanimisme qui relève du dogme religieux. Il convient donc de s’interroger sur ce journalisme « hors sol » ou quelques dizaines d‘éditorialistes et de journalistes considèrent non seulement qu’ils ont raison contre l’ensemble de la société (ce qui pourrait se concevoir) mais que leur position leur donne le droit de supprimer ou de discréditer — comme on l’a vu avec Jean-Luc Mélenchon dans DPDA — tout ce qui ne correspond pas à leur opinion.Ces journalistes semblent donc se considérer comme les dépositaires d‘une « rente » dont ils usent et abusent à leur guise, ce que l’on avait déjà constaté en 2005. Que ce type de comportement engendre alors une légitime colère chez ceux dont les opinions sont privées de ce droit à l’expression est alors pleinement compréhensible.
Les rentiers d’un système
On dira que, compte tenu de la structure de la propriété des organes de presse, tout ceci est logique. Mais, si cette concentration de la propriété a son importance, elle est loin de tout expliquer. La concentration de la propriété ne peut aujourd’hui prendre l’importance politique qui est la sienne que parce qu’au sein de la « communauté » des journalistes et des éditorialistes s’est développée l’idée que la fonction confère à qui l’occupe un droit absolu de tenter de diriger les consciences.
Il faut donc bien comprendre la relation dialectique qu’il y a entre les bases matérielles de la production journalistique (les structures de propriété) et l’idéologie particulière développée par une partie des journalistes. Il faut aussi en mesurer les conséquences. Ce comportement de « rentier » qui est le leur, et qui trouve donc sa source tant dans cette structure de propriété que dans la représentation particulière du « rôle » du journaliste s’apparentant au curé d’antan (le « directeur de conscience ») induit désormais une méfiance généralisée à l’égard des sources traditionnelles d’information. La vérité est que le discrédit qui touche les sources traditionnelles est aujourd’hui tel que le développement de sources alternatives est inévitable et qu’il faut même souhaiter que de nouvelles sources puissent se développer avec le niveau de professionnalisme suffisant afin de faire concurrence aux sources traditionnelles qui ont failli. -
Catholiques en terre orthodoxe (2008)
Regardez http://www.paris.catholique.fr/Russie-Pelerin-de-l-unite-un.html











